À 39 ans, le gardien de but québécois Roberto Luongo comprend que ses matches sont comptés.

Luongo n’a pas le droit de ralentir

CHRONIQUE — À TRAVERS LA LNH / Roberto Luongo a reçu de très bonnes nouvelles durant le week-end. Son vieux genou droit, qui l’oblige à effectuer un deuxième séjour à l’infirmerie cet automne, ne serait pas trop amoché.

Il devrait être capable de retrouver ses jambières et son filet dans un avenir assez proche.

On sait à quel point la saison en cours et importante, pour lui. Luongo a besoin de gagner une dizaine de matches, encore. Il essaie de rejoindre ses idoles de jeunesse, Martin Brodeur et Patrick Roy, dans le top-3 des gardiens qui ont remporté le plus de matches en saison régulière, dans l’histoire de la LNH.

Quand on lui en parle, il jure que c’est un objectif secondaire.

« Non, je n’y pense pas vraiment. Moi, je veux juste retourner dans les playoffs, a-t-il déclaré dans une récente conversation. C’est ma motivation. Je dirais même que c’est ma seule motivation. Je veux connaître du succès avec notre équipe dans les playoffs. Nous avons un bon noyau. Je veux faire partie de cette équipe-là quand elle passera au prochain niveau. »

Cette déclaration soulève une question importante.

Les Panthers finiront-ils, un jour, par atteindre ce fichu « prochain » niveau ?

L’équipe de Luongo traîne une fois de plus dans la cave du classement de l’Association Est. Ça dépasse — un peu — l’entendement.

« Nous avons beaucoup de gars qui sont jeunes, mais qui comptent déjà plusieurs années d’ancienneté dans la ligue. Il suffit de développer la mentalité nécessaire pour passer à la prochaine étape. Il faut offrir des performances constantes, soir après soir. Il s’agit de comprendre l’importance de chaque match », explique Luongo.

« C’est quelque chose qui vient avec le temps. Les gars sont pas mal rendus là », complète-t-il.

À 39 ans et presque huit mois, le vétéran gardien québécois comprend qu’il ne peut plus se permettre d’attendre très longtemps.

Il n’a même pas le luxe de perdre trop de temps sur la liste des blessés. Lorsqu’il a raté quelques matches au début du mois d’octobre à cause de son genou, le défenseur Alex Petrovic a exposé clairement le problème.

« Lu, c’est la colonne vertébrale de toute notre équipe. »

En Floride, personne ne se paie la tête du joueur aîné. Personne n’ose taquiner Luongo en lui disant qu’il est mûr pour la retraite.

« Je dirais que je fais plus de blagues qu’autre chose, sur moi-même. Le reste du temps, je travaille fort pour essayer de rester on top of the game, en santé. Je me sens bien. On essaie de continuer le plus longtemps possible. »

Luongo redoublera donc d’efforts, dans les prochaines semaines, de façon à pouvoir chausser les patins le plus rapidement possible. S’il a modifié plusieurs aspects de son jeu, au fil des ans, son régime d’entraînement sur glace serait en large partie responsable de son bon rendement.

« J’aime ça, pratiquer. J’aime ça, me retrouver sur la glace. L’entraînement hors glace, c’est un peu plus difficile. Je sais que pour conserver le même niveau, c’est quelque chose qu’il faut faire. C’est de la que vient la motivation », explique-t-il.

« S’amuser, sur la glace, c’est important ! C’est la première chose. Si je n’avais pas la passion pour le hockey, c’est certain que je ne serais pas ici. »

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Laine pourchasse la Merveille

Patrik Laine avait juste le mal du pays. Après avoir connu un mois d’octobre difficile, le jeune ailier finlandais a eu le bonheur d’effectuer un petit voyage dans son pays natal.

Depuis le passage des Jets de Winnipeg à Helsinki, Laine a retrouvé le nord. Il a marqué 16 buts en 10 matches, en novembre. Durant cette séquence, il a réussi trois tours du chapeau. Ça lui en fait sept, en carrière.

« C’est incroyable ! Le plus drôle, c’est qu’il semble toujours prêt à recevoir une passe quand il se trouve sur la glace », de commenter son joueur ce centre, Bryan Little. Dans l’histoire de la LNH, seul un certain Wayne Gretzky a réussi plus de tours du chapeau que Laine avant de célébrer son 21e anniversaire de naissance.

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Des Blues plus agressifs

Dure entrée en matière pour Craig Berube. Deux défaites, mais surtout, 14 buts encaissés par les Blues de Saint-Louis lors des trois premières parties de l’entraîneur-chef par intérim. On nous dit qu’il faut s’armer de patience. La transformation, en profondeur, finira par donner des résultats. « L’aspect physique, la robustesse occupent beaucoup de place dans son plan de match », a confié l’attaquant Zach Sanford au quotidien St. Louis Post-Dispatch. On le croit sur parole. Berube a quand même passé 3149 minutes au banc des pénalités, durant sa carrière de joueur...

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Le retour du roi

À inscrire au calendrier, cette semaine : le retour d’Erik Karlsson à Ottawa. Les Sharks de San Jose effectueront leur seule visite de la saison au Centre Canadian Tire, ce samedi, en après-midi. La pression sera un peu moins forte sur les épaules de l’ancien capitaine des Sénateurs. Il a enfin marqué ses deux premiers buts dans son nouvel uniforme turquoise. Il a inscrit huit points à ses six dernières parties. « Je ne peux pas répéter ce qu’Erik a crié quand il a marqué son premier but, mais je peux vous assurer qu’il était très heureux », a écrit le président des Sharks, Jonathan Becher, sur Twitter.