Dylan Larkin a marqué 19 points en 20 parties cette saison.

Les Red Wings, club (de) gagnant(s)

CHRONIQUE / Les Red Wings de Détroit ont remporté six de leurs huit premiers matches, en novembre. Six en huit. Après vérification, il s’agit bel et bien de la formation qu’on avait rapidement enterrée avant la fin octobre. Ce sont les mêmes Wings à qui on prédisait, déjà, le premier choix du prochain repêchage.

Les partisans économes feraient mieux d’attendre un peu avant de commander, en ligne, un maillot blanc et rouge de Jack Hughes.

Il y a des organisations qui ne semblent jamais capables de quitter la cave du classement.

À l’inverse, certaines organisations ne sont pas du genre à y traîner trop longtemps.

« Notre équipe, vous savez... Nous vivons dans une ville où les gens ont l’habitude de gagner », explique l’attaquant suédois Gustav Nyquist.

« Ça ne s’est pas passé comme on voulait, au cours des deux dernières années. Il reste quand même, dans notre vestiaire, quelques survivants de l’époque où on participait aux séries éliminatoires, année après année. Ces gars-là peuvent montrer le chemin aux autres », ajoute-t-il.

À 29 ans, Nyquist fait certainement partie de ce noyau. Il prêche présentement par l’exemple. Il occupe le deuxième rang du classement des marqueurs de son équipe, avec une récolte de 15 points en 20 parties.

Les Wings ont gagné six parties sur huit, en novembre. Ils ont subi leurs deux revers en temps réglementaire, dans des matches où un seul but a fait la différence.

« Nous avons marqué de gros buts quand c’était le temps. Nous avons été solides dans les unités spéciales. Les défenseurs qui ont commencé la saison sur la liste des blessés reprennent lentement leur place dans notre formation », énumère Dylan Larkin.

Le meilleur marqueur des Wings, avec 19 points en 20 parties, constate lui aussi que la culture gagnante est forte à Détroit. « Ça commence au sommet, avec notre directeur général Ken Holland. Nous avons de bons vétérans, aussi. Je pense à Nik Kronwall, à Justin Abdelkader. Ces gars-là ont fait partie de la tradition gagnante à Détroit. Ça se voit dans tout ce qu’ils font. Nous n’avons qu’à suivre leur exemple. »

Les vétérans des Wings savent que la saison est longue. « Les séries sont encore bien loin », rappelle Nyquist.

Les Wings sont surtout capables d’enfiler leurs œillères quand on leur parle des problèmes qui pourraient ralentir d’autres équipes de la section Atlantique. Zdeno Chara devra s’absenter pour une longue période. Même chose pour Andreï Vasilevskyi. Il s’agit de lourdes pertes pour les Bruins de Boston et pour le Lightning de Tampa Bay...

« Il existe une seule vérité absolue dans la Ligue nationale. Chaque saison, chaque équipe traverse une séquence où ça va moins bien. Chaque organisation doit éventuellement composer avec des blessures. Personne n’y échappe », affirme l’entraîneur-chef Jeff Blashill.

« Il faut se concentrer exclusivement sur notre équipe, ajoute-t-il. Notre seul défi, en ce moment, consiste à trouver des moyens d’améliorer notre propre rendement. Nous pouvons nous améliorer à plusieurs niveaux. Nous pouvons par exemple occuper plus d’espace devant le filet adverse. Jusqu’à maintenant, notre grande force, c’est notre niveau d’engagement. Il ne faut surtout pas que ça change. »

Randy Carlyle contre le cola

L’ex-gardien Ilya Bryzgalov est récemment retourné à Anaheim, la ville où il a remporté la coupe Stanley en tant que gardien de but numéro deux, en 2007. Au journaliste du Orange County Register, il a servi une intéressante anecdote sur sa relation avec l’entraîneur-chef Randy Carlyle. « Il me donnait toujours du fil à retordre parce que j’aimais boire de la boisson gazeuse avant les matches. Il me demandait souvent de monter sur le pèse-personne. Quand je gagnais une demi-livre, il m’envoyait pédaler sur le vélo stationnaire. J’ai vite compris que je devais choisir entre le Coke et le vélo. J’ai choisi la boisson gazeuse ! »

Trop de pression ?

Les Rangers de New York ont pris un beau pari en faisant l’acquisition de Ryan Strome, dans une transaction avec les Oilers d’Edmonton. L’ancien choix de première ronde a connu une saison de 50 points quand il était âgé de 21 ans. Il n’a jamais été capable de répéter ces exploits. « Dans le passé, il s’est possiblement mis un peu trop de pression sur les épaules, commente, prudemment, le directeur général des Blueshirts, Jeff Gorton. Je me contenterai de livrer le commentaire suivant. Nous ne sommes pas l’équipe qui l’a repêché au cinquième rang. Nous avons seulement hâte de l’intégrer à notre équipe pour voir ce qu’il peut nous offrir. »

Jeune trentenaire

Incroyable, mais vrai. Patrick Kane a célébré, lundi, son 30e anniversaire de naissance. Derrière sa visière, l’ancien premier choix a toujours l’air d’un jeune premier. Il a lui-même du mal à réaliser qu’il est désormais trentenaire. « C’est fou, absolument fou ! C’est ma 12e année dans la LNH ! Je suis conscient que je dois désormais redoubler d’efforts pour continuer à suivre les jeunes, mais je me sens bien. Je ne me suis peut-être même jamais aussi bien senti », a récemment confié, au Buffalo News, celui qui se maintient parmi les 10 meilleurs marqueurs de la ligue.