L’école élémentaire et secondaire publique Académie de la Seigneurie de Casselman accueillera dès l’an prochain douze poules qui seront abritées dans un poulailler construit tout près de l’école.

Les poules scolaires de Casselman

CHRONIQUE / Quelle bonne idée ! C’est ce que je me suis dit en lisant le titre d’un texte publié dans notre édition du 13 décembre dernier. Projet pilote à Casselman : un premier poulailler en milieu scolaire, titrait-on. Et on apprenait dans ce papier du collègue Martin Brunette que l’école élémentaire et secondaire publique Académie de la Seigneurie de Casselman accueillera dès l’an prochain douze poules qui seront abritées dans un poulailler construit tout près de l’école.

C’est merveilleux comme projet pilote.

J’avais des poules lorsque j’habitais la campagne, il y a une quinzaine d’années. Je vous en ai parlé à maintes reprises.

J’adorais me rendre au poulailler le matin pour y cueillir les œufs. Et il n’y a rien comme le goût d’un œuf frais. Et c’est une dose d’énergie incroyable. Vous savez quand Astérix prend une gorgée de potion magique et qu’il « explose », c’est un peu la façon dont on se sent après avoir mangé un œuf fraîchement cueilli du poulailler.

Mon fils Jean-Michel, qui était alors jeune adolescent, aimait bien nos quatre poules. Et il les avait baptisées Kentucky, St-Hubert, Fusée et Scores. (Je ne sais vraiment pas où il prend son sens d’humour, celui-là...)

Et comme Jean-Michel, je suis certain que les élèves de l’école publique de Casselman adoreront et adopteront rapidement leurs douze poules. Un merveilleux projet, disais-je. Et un projet qui cadre parfaitement dans une école en milieu rural.

Ceci dit...

Je ne veux pas jouer les trouble-fête, mais... N’existe-t-il pas un règlement municipal à Casselman qui interdit l’élevage de volailles sur le territoire de ce village de 4000 habitants ?

Je me trompe peut-être, mais... attendez. Il me semble que j’ai déjà écrit quelque chose à ce sujet. (Tenez, je vais aller vérifier dans nos archives électroniques et je vous reviens. Allez vous verser un autre café ou allez faire marcher le chien en attendant, je suis à vous dans deux minutes.)

Bon. Toujours là ? Alors voici. J’ai retrouvé le texte en question. On l’avait titré : Chicane dans la basse-cour.

Cette chronique publiée en septembre 2014 racontait l’histoire d’un résident de Casselman dénommé Jean Lamadeleine qui avait quatre poules sur son terrain. Or, certains voisins des poules ont porté plainte auprès de la municipalité, et l’officier aux règlements municipaux n’a eu d’autre choix que d’obliger M. Lamadeleine à se départir de ses quatre amies à plumes.

Le règlement municipal était clair et il devait être appliqué. Pas d’élevage de volailles à Casselman, stipule ce règlement adopté en 1996 par le conseil municipal de l’époque qui était alors dirigé par le maire actuel de Casselman, Conrad Lamadeleine. Soit le père du propriétaire des poules !

Mais maintenant que l’école de Casselman aura 12 poules sur son terrain, Jean Lamadeleine pourra-t-il ravoir ses quatre poules ? Ce qui est bon pour pitou l’est aussi pour minou, après tout.

Remarquez que je suis peut-être dans le champ. Ce règlement municipal a peut-être été aboli au cours des deux ou trois dernières années. C’est possible. Je n’assiste jamais aux réunions du conseil municipal de Casselman. Ça manque d’ailleurs à ma culture. Mais si ce règlement a bel et bien été aboli, ça tue alors cette chronique dans l’œuf...

Par contre, si ce règlement anti-volailles existe toujours à Casselman, les élus de l’endroit devront y voir. Il ne faudrait tout de même pas que le préposé aux règlements municipaux débarque à l’école et oblige les élèves à se départir de leurs poules. Ce serait scandaleux. 

Mais la municipalité de Casselman n’aurait d’autre choix que d’appliquer son règlement si jamais un voisin de l’école portait plainte contre les poules scolaires.

Et si cela devait se produire, bien... parlant de chicane dans la basse-cour.