Grâce à leur profondeur, les Maple Leafs devraient être capables de se débrouiller sans Auston Matthews.

Les Maple Leafs vont bien s’en tirer

CHRONIQUE – À TRAVERS LA LNH / Malgré son très jeune âge, Auston Matthews semble très bien comprendre ce qui se passe autour de lui.

Il fallait le voir, samedi soir, rentrer au banc après avoir encaissé une dure mise en échec du défenseur des Jets de Winnipeg Jason Trouba.

Matthews se tenait l’épaule gauche, plié en deux. Il n’avait pas tellement l’air de souffrir, mais il avait l’air drôlement contrarié. Quand il a lâché un juron bien senti, il avait de comprendre ce qui lui arrivait.

Le diagnostic a été communiqué aux partisans et aux représentants des médias, lundi matin. La blessure subie par Matthews sur cette séquence est assez sérieuse. Il devra s’absenter pendant au moins quatre semaines.

Matthews commence à connaître le topo. Il a raté une vingtaine de parties, en fin de saison, le printemps dernier. Il avait alors subi une blessure « fort similaire »... à l’épaule droite.

Il commence à bien connaître le personnel médical de son équipe.

« C’est frustrant », a-t-il reconnu lorsqu’il s’est présenté devant les journalistes, lundi matin.

« Quand c’est arrivé, j’ai tout de suite compris que ça n’allait pas », a-t-il précisé.

Matthews se dit qu’au moins, la blessure survient tôt, cette saison. Il pourra prendre le temps de bien guérir.

Il sait aussi, d’expérience, que son équipe peut survivre. L’an dernier, les Leafs ont réussi à terminer la saison régulière en force. Ils ont remporté 10 de leurs 15 dernières parties. Un seul but a fait la différence dans trois des cinq matches où ils ont été battus.

Il doit surtout réaliser que les Leafs sont encore mieux outillés pour se débrouiller sans lui, cette saison.

L’an dernier, dans le dernier droit, Nazem Kadri et Tyler Bozak ont dirigé les deux premiers trios de l’équipe.

Dans les derniers mois, le directeur général Kyle Dubas a eu le génie d’investir 77 millions $ US au marché des joueurs autonomes. Jusqu’à maintenant, le retour n’est pas mauvais. Avec 13 points en 11 parties, John Tavares occupe le quatrième rang du classement des marqueurs de son équipe.

« La profondeur est essentielle pour toutes les équipes qui souhaitent gagner de façon constante dans notre ligue », souligne le jeune vétéran qui hérite, de facto, du poste de centre numéro un.

Sans Matthews, les Leafs ont quand même réussi une remontée de trois buts pour vaincre les redoutables Jets de Winnipeg, samedi soir. Tavares a complété le travail en préparant le but gagnant de son nouvel ailier, Kasperi Kapanen.

« Honnêtement, je trouve que le moral d’Auston est bon, a-t-il déclaré. Ce n’est pas nécessairement une chose facile à faire, mais je suis certain qu’il est capable d’y parvenir », précise-t-il.

Derrière Tavares, il y a toujours Kadri.

On a tendance à l’oublier, mais le joueur de 28 ans vient de connaître deux saisons consécutives de 32 buts. À Toronto, les gérants d’estrade étaient nombreux à vouloir se défaire de ce joueur bien payé qui est coincé dans un troisième trio.

Au cours du prochain mois, Kadri ne sera certainement pas de trop.

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LAINE CHEZ LUI

On disait de Matthews qu’il était en voie de devenir le plus redoutable franc-tireur de la LNH. Cette affirmation ne plaisait pas aux nombreux fans de Patrik Laine, à Winnipeg.

Eh bien, pour le prochain mois, Laine a le champ libre. Il n’a marqué que trois buts, jusqu’à maintenant. Il a cependant la chance de relancer sa saison chez lui. Les Jets sont en Finlande. Ils affronteront les Panthers de la Floride à deux reprises, à Helsinki, cette semaine.

« J’attends impatiemment ce moment depuis un an, a-t-il récemment déclaré au Winnipeg Free Press. Ce sont les matches que j’ai le plus hâte de disputer, cette saison. »

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GROS MATCH DE KARLSSON

Les choses se replacent pour les Sharks de San Jose, qui présentent une fiche de 4-0-1 à leurs cinq dernières parties. Un autre signe encourageant : leur nouvelle superstar Erik Karlsson a joué son meilleur match de la saison, dimanche, contre les Ducks d’Anaheim.

Curieusement, cette grosse performance survient au moment où l’entraîneur-chef Peter DeBoer a choisi de modifier ses duos défensifs. Karlsson a patiné avec Brenden Dillon pour la première fois de la saison.

Pour l’instant, on choisit de l’éloigner de Marc-Édouard Vlasic.

« N’accordez pas trop d’importance à ces changements », a déclaré le défenseur québécois aux médias de San Jose après la partie.

Il s’attend à ce que l’expérience se prolonge.

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DE BONS AMIS

Un bon départ pour Alex Chiasson avec sa nouvelle équipe, à Edmonton. Après avoir été laissé de côté pendant quelques parties, il a trouvé sa place dans la formation. Il a inscrit trois buts à ses cinq premières parties dans l’uniforme des Oilers.

Il a inscrit son troisième but aux dépens de son ancienne formation, les Capitals de Washington.

Avant ce duel entre les Oilers et les Caps, le grand Alexander Ovechkin a dit tout le bien qu’il pense de l’ailier droit québécois.

Les deux joueurs sont devenus de très bons amis, l’an dernier.

« Les gens ne le réalisent peut-être pas, mais je suis devenu un meilleur joueur au contact d’Ovi. Nous avons conservé de très bons liens. Je suis un peu malheureux de n’avoir pas joué avec lui plus longtemps. On ne sait jamais ce qui peut se produire. Nos destins vont peut-être se recroiser», a confié Chiasson au Washington Post.