Catherine Bélanger

Les « grandes citations » de 2017

En cet avant-dernier jour de 2017, voici 10 citations retenues parmi plus de 40 rencontres réalisées cette année dans le cadre des « Grandes entrevues » du samedi. Bonne (re)lecture et bonne année 2018.

Le 4 février 2017 

« UN JOUR À LA FOIS SANS MAURIL »

« On communiquait bien au niveau des yeux et des émotions, Mauril et moi. Mais pas des mots, parce que Mauril ne pouvait plus parler en dernier. Mais nous étions ensemble depuis 36 ans. Et parfois, on n’a pas besoin de mots. (…) Aujourd’hui, et depuis son départ, nous continuons la conversation, lui et moi. Son esprit sera toujours avec nous. Il est partout, il est autour, et ça me fait du bien ».

Catherine Bélanger sur le départ de son mari, le député fédéral d’Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, décédé quelques mois plus tôt à l’âge de 61 ans.

Le 11 février

« LE RÊVE FOU D’ALEX MARTEL »

« Mon père et mon oncle ont construit la scène. Ma mère et mes tantes travaillaient dans la petite cantine installée sur les lieux. Et ma grand-mère était à la billetterie. C’était vraiment amateur notre affaire ! ».

Le fondateur du Rockfest de Montebello, Alex Martel, sur la première édition de son festival rock, en 2005, alors qu’il était âgé de 17 ans.

Le 29 avril 

« LE “DOUA” À SA VIE PRIVÉE »

« J’aimerais que ça coupe tout au complet. Tout ce qu’y a sur moi sur l’internet, qu’on coupe tout au complet. Je veux que ça arrête. Et je veux aussi que ça arrête pour ma fille (âgée de 12 ans). Elle est tannée et écœurée. Elle se fait poser toutes sortes de questions à l’école, elle se fait agacer. Je veux que ça finisse. On n’en peut plus, ma fille pis moi. C’est pas une vie, ça ».

Le père monoparental de Cantley, Marc McDermott, sur les railleries et l’intimidation dont il était la cible sur les réseaux sociaux depuis plus de cinq ans.

Le 23 juin

« DE LACHUTE À OTTAWA »

« Mon père et les employés de CIL ont été transférés (de Lachute à Toronto) en 1970 à cause de l’instabilité politique dans la province de Québec. Et ce fut difficile de quitter Lachute. J’aimais cette ville, j’aimais le Québec et j’avais mes amis là-bas et tout ça ». 

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, sur son enfance et son adolescence à Lachute.

Le site Mosaïcultures fut un vaste succès cette année

Le 8 juillet

« LA DAME DES MOSAÏCULTURES »

« C’est hallucinant. On a eu un raz-de-marée de visiteurs et nous devront nous ajuster. Si on veut faire une comparaison avec les Mosaïcultures du Jardin botanique de Montréal de 2013, nous avions alors accueilli 20 000 visiteurs lors de sa première fin de semaine. Ici, à Gatineau, nous en avons accueillis 120 000 lors du premier week-end ! Nous devrons vraiment nous ajuster ».

La directrice générale des Mosaïcultures Internationales, Lise Cormier, sur le succès monstre de l’exposition florale MosaïCanada 150 présentée dans le parc Jacques-Cartier l’été dernier. 

Le 15 juillet

« AMIES POUR LA VIE »

« Je n’ai pas assez de mots pour lui dire comment elle est extraordinaire. Et comment vais-je lui dire merci plus tard pour ce cadeau-là ? Merci est un mot tellement banal dans ce cas-ci. Elle me donne la vie ! Grâce à elle, je vais retrouver la santé. Je vais pouvoir faire des plans de vie. Je vais enfin me sentir bien. Le mot merci ne sera jamais assez. Et j’espère juste avoir un enfant un jour pour qu’Anick en soit la marraine. Ce serait un début de remerciement. Mais qu’un début. Qu’un tout petit début ».

La journaliste culturelle de la station 104,7 FM, Valérie Clairoux, sur le don d’un rein que lui a fait son amie, Anick Charette, ancienne journaliste en Outaouais.

Le théâtre urbain ambulant, La Machine, a attiré plus de 750 000 spectateurs dans les rues de la capitale en juillet dernier.

Le 5 août

« LA MACHINE GUY LAFLAMME »

« Vous auriez dû voir la tête du maire Jim Watson quand je suis rentré de Nantes, en France, où se trouvent les bureaux de La Machine, et que je lui ai dit que j’emmènerais une araignée et un dragon géants à Ottawa, que nous allions prendre le contrôle du centre-ville pour donner les rues aux piétons pendant quatre jours, et que tout ça coûterait trois millions $. Le maire a cru qu’il allait devoir m’interner à l’Hôpital Royal Ottawa ».

Le directeur général d’Ottawa 2017, Guy Laflamme, sur la venue à Ottawa du théâtre urbain ambulant, La Machine, qui a attiré plus de 750 000 spectateurs dans les rues de la capitale en juillet dernier.

Le 30 septembre

« L’APPEL DU BAYOU »

« Si vous prenez notre président, la Louisiane va prendre votre hiver. (…) Les prochaines années ne seront pas faciles. Le gouvernment est en quelque sorte paralysé. Son mur entre les états du Sud et le Mexique est une blague que personne ne prend au sérieux. Donald Trump est en train de se marginaliser lui-même et on commence à mieux vivre avec tout ça en sachant qu’il est une espèce de bouffon. Et on espère qu’il ne fera pas trop de tort avant qu’on arrive à s’en débarrasser ».

L’auteur-compositeur-interpète louisianais Zachary Richard sur la présidence de Donald Trump.

Le 21 octobre

« LE COMÉDIEN CONFÉRENCIER »

« Tu fais une connerie, tu paies pour, c’est tout. Et après, tu vas t’excuser et offre de vraies excuses. Ensuite on essaiera de voir pourquoi c’est arrivé et on essaiera de guérir cette affaire-là. Mais on ne te redonnera pas une nanane. Tu vas recommencer à zéro, mon gars. Vis avec la honte et l’humiliation et apprends que t’as fait une connerie ».

Le comédien Martin Larocque sur les scandales (Éric Salvail, Gilbert Rozon) qui ont secoué le monde du spectacle québécois en 2017.

Le 4 novembre

« L’AVOCAT DU PEUPLE »
« J’ai un ami qui a parfaitement résumé la situation. Je tenais une campagne de financement pour (la Fondation) Montfort dans la communauté italienne, il y a quelques semaines, et mon ami m’a dit : “je pense qu’il y a juste à Ottawa où tu peux avoir un juif qui organise un événement dans la communauté italienne pour amasser des fonds pour un hôpital francophone et catholique”. Il avait tout compris ! ».

L’avocat anglophone et francophile, Lawrence Greenspon, sur son rôle en tant que président de la campagne de financement « Pour toi mon cœur » de la Fondation de l’Hôpital Montfort.