François Boileau, le commissaire aux services en français, mettra officiellement la clé sous la porte le premier mai.

Les derniers jours de François Boileau

CHRONIQUE / C’est dans deux jours que l’on va sentir les conséquences des coupures du gouvernement de Doug Ford faites l’automne dernier. Mercredi matin, il n’y aura officiellement plus de commissaire aux services en français en Ontario. Pour François Boileau, son occupant depuis plus de 11 ans, l’heure du départ a sonné.

Ce sont désormais vers les bureaux de l’ombudsman de l’Ontario, Paul Dubé, que seront acheminés les dossiers du Commissariat. Des « transferts » qui concernent aussi une grande partie des employés de Me Boileau.

La ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, a beau avoir répété que cela ne changerait pas grand-chose, le député progressiste-conservateur Jeremy Roberts ayant même qualifié ce transfert « d’opportunité fantastique », la réalité est beaucoup plus complexe. Paul Dubé s’apprête à avoir un peu trop de pain sur la planche. Sur les services en français, l’ombudsman ne pourra jamais accomplir la moitié du travail de l’équipe de François Boileau.

Le terme un poil compliqué d’ombudsman fait référence à un « protecteur des citoyens ». C’est lui qui reçoit les plaintes contre le gouvernement, vérifie les faits. Ces fonctions sont sensiblement les mêmes mais avec un contenu plus spécifique pour les agents parlementaires dont fait encore partie le poste de Me Boileau pour deux petits jours.

L’ombudsman comme les agents ont aussi la possibilité de faire des recommandations pour régler la situation et en prévenir d’autres.

Ce dernier point est crucial. Si on ne doute pas que M. Dubé aura la volonté d’émettre des recommandations, le temps et les ressources pourraient effectivement bien lui manquer.

Car pendant 11 ans, le travail de Me Boileau ne s’est pas limité aux rapports annuels. Il y a eu aussi une pléiade de rapports spéciaux, d’études. Autant de recommandations qui ont permis la création des entités des planification des services de santé 2010, ou encore le projet d’une université franco-ontarienne pour ne citer qu’eux.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.