Thérèse St-Amour a l’intention de faire construire 50 maisons pour les mères monoparentales du Pérou

Les collines du Pérou

CHRONIQUE / Thérèse St-Amour, 76 ans, d’Orléans, s’est rendue au Pérou en 2002 pour visiter sa sœur Lise qui était missionnaire là-bas avec les Sœurs du Sacré-Cœur. Et Mme St-Amour, qui a été enseignante dans des écoles élémentaires d’Ottawa pendant 36 ans, a été profondément touchée et bouleversée par la pauvreté du peuple péruvien. « Dès que tu sors de Lima (la capitale du pays), c’est la misère noire », dit-elle. Et c’était plus fort qu’elle, son cœur d’enseignante devait aider les enfants et les mères monoparentales de ce pays.

« Quand je suis retournée voir ma sœur deux ans plus tard, en 2004, je lui ai demandé si elle connaissait quelqu’un que je pourrais aider, raconte Mme St-Amour. Elle m’a présenté une dame prénommée Katia, et je suis tombée en amour avec elle et ses trois enfants. Katia était veuve, elle habitait à loyer dans un taudis de Lima et j’ai tout de suite vu qu’elle avait besoin d’aide. »

Mme St-Amour a donc puisé 10 000 $ dans ses économies et elle a fait construire une maison pour Katia et ses enfants. Son projet baptisé « Les Collines du Pérou » était né.

Et depuis, ce n’est pas une, ni deux, ni trois maisons que Thérèse St-Amour a fait construire sur « les collines du Pérou », mais bien 18 maisons ! « Et j’ai l’intention d’en faire construire 50 », lance la septuagénaire.

« La première maison — celle pour Katia — m’a coûté 10 000 $, raconte Mme St-Amour. Mais on l’a construite dans un beau projet et elle a été aménagée afin que Katia, qui est coiffeuse, puisse avoir son salon de coiffure à la maison. Mais les huit autres maisons qui ont suivi, toutes construites dans Les Collines du Pérou, m’ont coûté 5 000 $ chacune. »

Les Sœurs du Sacré-Cœur ont mis un terme à leur mission au Pérou en 2007, et la sœur de Mme St-Amour est rentrée au Canada.

« Mais j’ai continué mon projet avec une Péruvienne nommée Cristina Rodriguez, poursuit Mme St-Amour. Cristina était extraordinaire. Elle a été mon bras droit là-bas pendant sept ans. C’est elle qui s’occupait de choisir les ouvriers, le contremaître, les menuisiers et le reste. C’est elle qui préparait le terrain pour la construction de chaque maison. Elle connaissait tout le monde là-bas, elle choisissait les familles qui avaient besoin d’aide et je donnais une maison à ces familles-là. Mais Cristina est décédée en 2014. Je l’aimais beaucoup. »

Thérèse St-Amour a été profondément touchée par la pauvreté du peuple péruvien lorsqu’elle s’est rendue au Pérou en 2002.

La 10e maison

C’est à la construction de la 10e maison du projet « Les Collines du Pérou » que Thérèse St-Amour a (enfin) obtenu une aide financière.

« Ma sœur Lise a organisé un voyage humanitaire avec 23 étudiants venus de Montréal, Ottawa, Gatineau et d’ailleurs au Canada, explique Mme St-Amour. Chaque étudiant donnait 500 $, une somme qui allait en partie au coût de leur voyage et en partie pour le coût des matériaux de construction. Et de 2010 à 2015, les maisons ont été construites dans le cadre de voyages humanitaires. Et l’organisme sans but lucratif “Casira” a pris la relève en 2016 pour l’organisation de voyages humanitaires. Et au cours des dernières années, on a aussi fait construire un centre culturel et un terrain de jeux dans les Collines du Pérou. Et moi, mon rôle, c’est de trouver de l’argent. Donc j’organise un concert bénéfice et un souper spaghetti par année ».

« Ma récompense dans tout ça, ajoute-t-elle, c’est lorsque je vois le sourire et la joie dans les yeux d’une mère à qui on offre les clés de sa nouvelle maison. Je regarde ses yeux brillants et remplis de fierté et je me dis que c’est extraordinaire de pouvoir aider. »

— Et jusqu’à quand comptez-vous continuer votre « mission », Mme St-Amour ?

« Tant que je le pourrai. Je vais continuer d’en construire au moins une par année. En espérant que je pourrai me rendre à 50 maisons. »

Concert bénéfice

Un concert bénéfice pour « Les Collines du Pérou » offert par Le Chœur Nomade se tiendra le vendredi 15 juin, à 19 h 30, au couvent des Sœurs du Sacré-Cœur de l’avenue Oblate, à Ottawa. Le coût du billet est de 25 $.

Pour en obtenir ou pour faire un don : Thérèse St-Amour au, 613-830-8191.