Mathieu Lacombe a su saisir sa chance.

Les « grandes citations »

CHRONIQUE / En ces derniers jours de l’année 2018, voici 10 citations retenues parmi plus de 40 entrevues réalisées au cours des douze derniers mois dans le cadre des « Grandes entrevues » du samedi. Bonne (re)lecture et bonne année 2019.

LE 2 FÉVRIER 2018

MIKAËL KINGSBURY : OBJECTIF OR

« À PyeongChang, je devrai faire le travail que j’ai fait dans les dernières courses et ne pas me laisser intimider par les Jeux olympiques. […] Je sais ce que j’ai à faire et j’ai une équipe gagnante qui sait quoi faire pour gagner. »

— Le bosseur le plus dominant de l’histoire, le Québécois Mikaël Kingsbury, quelques jours avant qu’il remporte la médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver, en Corée du Sud

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LE 23 MARS

LOUISE FORESTIER, L’ARTISTE

« La politique en ce moment, je ne pense pas que c’est de la politique. C’est de la pub. C’est l’image et tout ça. La Révolution tranquille était un cadeau du ciel, mais on l’a défait. Que reste-t-il de la Révolution tranquille ? Aujourd’hui, tout le monde pense pareil, tout le monde veut rester au pouvoir. Faut pas être trop à gauche, ni trop à droite. Ici, au Québec, on est bien bon pour rester dans le milieu. »

— La grande Louise Forestier sur la politique québécoise

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LE 12 MAI

L’AMOUR D’UNE MÈRE

« Tous les moments difficiles, je les reprendrais tous. Autant que je ne voudrais plus qu’il souffre, autant que je reprendrais tous les moments difficiles qu’on a passés, juste pour être capable d’être encore avec lui. (…) Jonathan m’a vraiment aidée à devenir la personne que je suis devenue aujourd’hui et je lui dois beaucoup. Je suis tellement fière de lui. Et je le remercie tous les jours de m’avoir laissée être sa mère. »

— Tina Boileau, la mère de « l’enfant papillon » Jonathan Pitre décédé le 4 avril 2018 à l’âge de 17 ans après une lutte incessante contre une grave maladie

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LE 8 JUIN

À UN CHEVEU DE LA MORT

« Je me suis laissé embarquer par ces boissons. […] Mais il n’a suffi que deux ans de consommation de ces boissons-là pour me donner une cirrhose du foie, et j’en suis presque mort. […] Seule une greffe de foie pouvait me sauver. »

— Le journaliste gatinois, Samuel Blais-Gauthier, 32 ans, sur sa consommation excessive de boissons énergisantes alcoolisées et sur la greffe de foie qu’il a dû subir et qui lui a sauvé la vie

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LE 3 AOÛT 

JE SUIS UNE AMIE DES FRANCO-ONTARIENS

« Je suis d’origine québécoise et mon père est Québécois. J’ai grandi à Ottawa, une grande ville où l’on compte beaucoup de francophones. J’ai beaucoup d’amis Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes. Donc je suis certainement une grande amie des francophones de l’Ontario et je pense que c’est pour cette raison que je peux bien servir la communauté franco-ontarienne et travailler de façon étroite avec elle. »

— La ministre des Affaires francophones de l’Ontario, Caroline Mulroney, trois mois et demi avant que son gouvernement abolisse le Commissariat aux services en français de l’Ontario et remette aux calendes grecques la création de l’Université de l’Ontario français

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LE 12 SEPTEMBRE

LA FUREUR DE VIVRE 

« Ma vie a changé dans tous les sens depuis ce drame. Quand tu passes à un cheveu de la mort, tu réalises ce qui est important dans la vie. Je suis devenue plus authentique. […] Avant, j’avais comme un mal-être, comme une boule en moi. Aujourd’hui, cette boule n’est plus là. Je me trouve mieux qu’avant. Il me manque quatre membres, mais je m’accepte beaucoup plus comme je suis aujourd’hui qu’avant l’accident. »

— Dans une entrevue exclusive accordée au Droit, la Gatinoise Sabryna Mongeon, 19 ans, parle de sa vie depuis le grave accident du 24 décembre 2017 qui lui a presque coûté la vie, et sur sa longue réadaptation après avoir été amputée de ses bras et de ses jambes

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LE 28 SEPTEMBRE

« LE MAIRE DE TERRAIN »

« Je suis convaincu que des vies ont été sauvées grâce à la rapidité d’intervention de tout le monde. Policiers, pompiers, la STO, nos cols bleus, nos cols blancs, tout le monde – notre monde – je suis sûr qu’ils ont sauvé des vies. »

—Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, sur le travail effectué par les employés de la Ville après le passage des tornades dévastatrices du 21 septembre dernier

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LE 5 OCTOBRE

SAVOIR SAISIR SA CHANCE 

« Mes parents se sont séparés quand j’étais très jeune. J’ai eu une enfance plutôt sinueuse et j’ai grandi dans un contexte qui n’était pas facile qui faisait que j’étais souvent laissé à moi-même. J’ai souvent dû me débrouiller seul quand j’étais enfant. […] J’ai été obligé d’habiter dans des familles d’accueil pendant quelques années. Rendu au secondaire II, j’ai finalement été hébergé par une tante et un oncle qui ont changé ma vie. »

— Le député de Papineau et ministre québécois de la Famille, Mathieu Lacombe, sur son enfance difficile passée dans des familles d’accueil

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OCTOBRE

LE TEMPS DE LA RÉCOLTE 

« Le premier million investi dans la compagnie, ce sont tous des amis de la famille qui l’ont investi. Et je ne viens pas d’un cercle de gens riches. C’était beaucoup de petits chèques, à coups de 10 000 $. Mes parents ont investi initialement 50 000 $ dans mon entreprise. Ils n’avaient pas 50 000 $ qui traînaient, ils ont pris une hypothèque sur la maison. Tout est bien tombé. Beaucoup de vies ont changé dans ce cercle d’amis-là. Ils ont pris un gros risque au début. Mais c’est certain qu’on a tous été choyés par les résultats. Et ça continue. »

— Sébastien St-Louis, le cofondateur de l’entreprise HEXO, le plus important fournisseur de la Société québécoise du cannabis, sur les débuts de sa compagnie établie à Gatineau

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LE 8 DÉCEMBRE

L’UNIQUE AMANDA SIMARD 

« Le personnel de mon bureau de comté a reçu un appel du bureau du premier ministre (Doug Ford) le jour où j’ai été invitée à Tout le monde en parle. Un appel qui disait qu’il y aurait de graves conséquences. Moi j’appelle ça des menaces. Alors mon staff m’a dit : ‘Amanda, tu ne peux pas faire ça, tu ne peux pas y aller (à TLMEP) ‘. Je leur ai répondu avec les mots de Pierre Trudeau : Just watch me ».

— La députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, sur les jours qui ont précédé son départ fracassant du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario pour siéger comme députée indépendante à Queen’s Park