«Grâce au travail en coulisses mené au cours des derniers mois, le mouvement de La Résistance, porté par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), a obtenu gain de cause en ce qui a trait à l’UOF», écrit le chroniqueur Sébastien Pierroz.

Le pouvoir de la mobilisation

CHRONIQUE / À deux jours de la Journée des Franco-Ontariens, réécrivons un peu l’histoire. Imaginons qu’au lendemain des compressions aux services en français du « jeudi noir », les réactions ne se fassent pas entendre. Que la déception de la fin du Commissariat aux services en français et du projet d’université franco-ontarienne s’exprime uniquement par la voix des députés.

En somme, pas de critiques virulentes de la part des citoyens sur les médias sociaux, aucune lettre ouverte des politologues dans les médias, et surtout pas de manifestations massives sous l’impulsion des organismes le 1er décembre. Un scénario qui aurait vraisemblablement amenuisé les réactions politiques de toutes parts, avec une autre conséquence : le premier ministre Doug Ford n’aurait jamais bougé d’un pouce. 

Ne soyons pas dupes. Sans l’approche des élections fédérales, la ministre ontarienne des Affaires francophones et son homologue à Ottawa, Mélanie Joly, n’auraient pas conclu, il y a deux semaines, une entente sur l’Université de l’Ontario français (UOF). Mais autre fait indéniable : cet accord n’aurait jamais vu le jour sans la mobilisation franco-ontarienne.

Grâce au travail en coulisses mené au cours des derniers mois, le mouvement de La Résistance, porté par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), a obtenu gain de cause en ce qui a trait à l’UOF. Le règlement politique de cette crise est la preuve éclatante que la mobilisation peut payer, surtout lorsqu’elle est bien organisée et rapide.

Mais il ne faut pas crier victoire trop vite. L’indépendance du Commissariat aux services en français, l’autre point noir des compressions du 15 novembre dernier, n’a pas été encore rétablie.

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