Le premier ministre Doug Ford aurait mis de l'eau dans son vin suite aux éclats de colère des francophones.

Le pire a été évité

CHRONIQUE / Les prédictions étaient plutôt sombres au soir du « jeudi noir » le 15 novembre dernier. Les plus pessimistes pariaient sur un lent déclin des institutions francophones sur le point d’être sacrifiées sur l’autel de la rigueur budgétaire promise par Doug Ford. Six mois après, force est d’admettre que le pire a été évité.

La session parlementaire achevée jeudi dernier confirme ce constat de soulagement : les entités de planification des services de santé ont survécu à la réforme ardue du système de santé ontarien présentée en février, le Programme d’appui à la francophonie ontarienne a finalement été maintenu, tandis que Groupe Média TFO a conservé une subvention identique à l’an passé… quand son pendant anglophone TVO était amputé de 2 millions $.

Bien sûr, tout n’est pas rose. 

Les Franco-Ontariens n’ont pas été ciblés directement, mais ils restent victimes des coupes générales. 

Sur le terrain, les coups de hache dans les budgets des conseils scolaires, du Conseil des arts de l’Ontario, des organismes de tourisme et de la recherche scientifique, font mal à tout le monde.

Doug Ford a-t-il reculé face à la colère des francophones ? 

Disons que le premier ministre a mis de l’eau dans son vin, peut-être aidé par sa conseillère aux affaires francophones, Marilissa Gosselin, engagée peu après le début de la crise linguistique. 

L’idée alors : tenter de rétablir un lien de confiance entre le gouvernement et les militants franco-ontariens.

Les différentes manifestations ont peut-être fait comprendre au gouvernement que toucher à la francophonie pouvait lui faire perdre quelques plumes. 

Mais surtout, les reproches formulés publiquement par le premier ministre du Québec, François Legault, et le mécontentement affiché dans les coulisses par le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, ont rappelé au cabinet de Doug Ford les réalités des enjeux politiques et économiques.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.