Patrick Brown

Le piège tendu à Patrick Brown

TORONTO — Les débats n’ont pas été de tout repos à Queen’s Park, la semaine dernière. La thématique de l’avortement, sujet toujours très sensible, a de nouveau rebondi sur les bancs de l’Assemblée législative. Au centre du débat : Patrick Brown.

En vérité, la motion du procureur général adoptée en début de semaine dernière pour accélérer la protection autour des cliniques d’avortement compte moins que le piège tendu par les libéraux au chef progressiste-conservateur.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement use des questions sociales pour discréditer l’opposition. Lors de la campagne des élections de 2007, la promesse du chef du Parti progressiste-conservateur (Parti PC), John Tory, de financer des écoles juives, musulmanes ou hindoues, comme le sont déjà les écoles catholiques, avait vite été dénoncée par les libéraux… coûtant du coup en partie l’élection aux progressistes-conservateurs.

En 2011, les libéraux n’avaient également pas manqué d’exploiter la maladresse du leader du PC de l’Ontario, Tim Hudak. Ce dernier avait dénoncé le financement d’un programme de crédit d’impôt aux entreprises qui auraient embauché un travailleur qualifié ayant immigré dans la province. Motif : cela aurait donné l’avantage aux « travailleurs étrangers ».

Concernant la question des cliniques, l’intérêt du débat est a priori louable de la part des libéraux : protéger le personnel, les patients et les femmes qui travaillent dans ces établissements. Sauf que l’échéancier d’un tel débat en chambre, quelques mois avant les élections provinciales, parait un peu gros.

À tort ou à raison, Patrick Brown traîne depuis son arrivée à Queen’s Park en mai 2015 une réputation de « conservateur social ». Une image que ne manquent pas d’égratigner ses rivaux libéraux et néo-démocrates.

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