La rentrée des étudiants.

La rentrée, un stress pour plusieurs

CHRONIQUE / Même si le moment semble banal et passe comme du beurre dans la poêle pour plusieurs, l’événement de la rentrée est parfois un stress autant pour les enfants que les adolescents, les parents ou les enseignants.

Quelles sont les questions qui se posent chez les tout-petits de la maternelle qui quittent un CPE ou les doux bras de leur maman pour être catapultés, bien souvent contre leur gré, dans de si grandes écoles ? Vais-je retrouver mon chemin ? Aurai-je un lunch aussi « hot » que celui des autres ? Serai-je capable de ne pas me tromper d’autobus ? De ne pas perdre mes mitaines ? Est-ce que j’aurai des amis ?

Les jeunes plus âgés sont inquiets. Aurai-je encore tel ou tel ami dans ma classe ? Qui sera mon prof ? Madame Manon ou monsieur Alain ? Aurai-je encore autant de difficulté en mathématiques ? Serai-je encore inondé de devoirs et de leçons ? Est-ce que je serai toujours et encore le dernier qui sera choisi en éduc ?

Certains des plus vieux se demandent s’ils vivront une autre année cauchemardesque ? Si les intimidateurs seront les mêmes ? S’ils passeront leurs cours ? S’ils auront les mêmes profs que leurs amis ? Si leurs parents exigeront encore des notes plus élevées que la moyenne ? Ils sont inquiets. Ils n’en dorment pas la nuit.

Les papas et les mamans sont parfois inquiets quant à leur budget. Ma fille aura-t-elle d’aussi beaux vêtements que les autres ? Mon fils pourra-t-il pratiquer les mêmes sports ? Disposerai-je des sous nécessaires pour bien les outiller, les nourrir, les faire évoluer au même rythme que les autres ? Pour les profs, comme chaque année, ils sont préoccupés par ce qu’ils recevront comme tâche, comme nombre d’élèves par classe, comme horaire toujours plus horrible ! D’une question à l’autre, même si certains aiment tout simplement la rentrée, de nombreuses inquiétudes sont inévitablement soulevées.

Pour les parents des enfants qui vont cogner aux portes de la maternelle et qui sont soucieux de bien faire accepter la rentrée, il est conseillé d’inscrire leur p’tit loup à un camp ou à des activités de loisir offertes par leur municipalité. L’enfant connaîtra alors d’autres enfants qui seront dans la même école que lui. Ainsi, quand il entrera dans l’école, il identifiera des visages connus pendant l’été et il aura appris à se tremper dans un « bain de foule » en dehors de sa famille.

La transition du primaire au secondaire n’est pas nécessairement évidente. Même si les élèves de sixième année ont déjà visité l’école secondaire, des craintes relatives à l’autonomie subsistent. Arriverai-je à l’heure à mes cours ? Aurai-je le bon matériel ? Est-ce que les cours sont difficiles ? Le mieux à faire pour les parents des jeunes de cet âge est de faire en sorte qu’ils se sentent capables. Il faut aussi inciter les jeunes à ne pas avoir peur d’aller questionner les membres du personnel de leur future école secondaire.

Bien sûr, avec un rôle capital à jouer, les papas et mamans qui sauront bien organiser les horaires et imposer une saine routine auront la formule gagnante. S’ils sont stressés eux aussi, ils ne doivent pas inoculer ce stress à leurs enfants. Les heures de dodo, les essentiels déjeuners, les devoirs, les sacs d’école, les lunchs, les vêtements ; tout doit être classé et les règles doivent être honorées au doigt et à l’œil.

Il faut que la rentrée soit un événement agréable, important et attendu. Il ne faut pas que ce moment soit comparable à un coup de poignard dans la beauté des vacances, un coup qui annonce une année d’enfer. Il faut que les parents et leurs enfants perçoivent le retour à l’école comme un moment magique où de grandes richesses, comme la Belle au bois dormant, n’attendent que d’être extirpées de leur sommeil pour venir habiter un nouvel esprit en devenir.