Originaire d’Embrun dans l’Est ontarien, Sarah Patenaude-Bruyère fêtera jeudi ses 113 ans.

La doyenne du pays

CHRONIQUE / Depuis juin 2019, Sarah Patenaude-Bruyère est la doyenne du Canada.

Vous avez peut-être vu l’annonce parue en page 17 de notre édition de samedi. C’était écrit : « Joyeux anniversaire à la doyenne du Canada le 20 février 2020. Que exploit remarquable ! Nous te souhaitons avec tout notre amour une bonne fête !!»

Et ce mot était signé au nom des sept enfants de Mme Patenaude-Bruyère, ses 11 petits-enfants et ses trois arrière-arrière-petits-enfants.

Originaire d’Embrun dans l’Est ontarien et résidente du Monastère d’Aylmer, Sarah Patenaude-Bruyère fêtera jeudi ses 113 ans.

Je me suis entretenu avec sa fille, Marie-Isabelle Bruyère, vendredi. Je l’appelais pour fixer un rendez-vous le samedi matin afin qu’elle me parle plus longuement de sa mère.

Durant notre entretien téléphonique, Mme Bruyère m’a raconté que sa mère a été enseignante toute sa carrière tout en élevant ses sept enfants.

« Maman est heureuse lorsque ses enfants sont heureux, a-t-elle dit. J’ai de merveilleux souvenirs d’elle. Je nous revois encore alors qu’elle me montrait à coudre. J’avais 10 ans. Elle passait des heures avec moi à m’enseigner la couture. Et lorsque mon mari est décédé du cancer, il y a six ans, Maman était là tous les jours pour me consoler.

« On l’aime beaucoup, notre mère. C’est une femme brillante. Toute sa vie, elle a dit qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre quelque chose de nouveau. Et elle nous a toujours répété de ne pas passer notre vie à nous inquiéter.

— Votre mère a-t-elle déjà partagé avec vous son secret pour sa longévité ? Y a-t-il une recette magique pour devenir doyenne du pays ?

— Oui. Et c’est bien simple. Vous l’aurez probablement deviné. Bien manger, se reposer et faire de l’exercice régulièrement. Mais ma mère a aussi ajouté qu’elle prenait toujours sa vitamine D et son jus de pruneaux, ainsi que son petit brandy, une fois de temps en temps.»

Je n’ai pas rencontré la fille de la doyenne du Canada cette fin de semaine. Marie-Isabelle Bruyère a reçu un appel du Monastère samedi matin. Sa mère est atteinte d’une pneumonie. Mme Bruyère devait immédiatement se rendre à son chevet.

On ne peut que souhaiter à Mme Patenaude-Bruyère, notre doyenne, un prompt rétablissement. Et prendre un petit brandy à sa vie.

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La cabane à Yvon

Dans un tout autre ordre d’idée…

Dans ma chronique de vendredi dernier intitulée « Le sirop royal de Vanier », j’ai écrit que la cabane à sucre du Muséoparc Vanier est « la seule érablière active en milieu urbain au monde ».

Je n’ai rien inventé. Le Muséoparc a toujours fait la promotion de sa cabane à sucre comme étant la seule urbaine sur la planète.

L’ancien conseiller municipal de Gatineau, le seul et unique Yvon Boucher, m’a appelé pour me corriger et me dire gentiment que ma mémoire ferait défaut ou qu’elle serait sélective. Voici ce qu’il m’a dit :

« La cabane à sucre que j’ai bâtie au Parc écologique Dalton (à Gatineau), à côté de l’école Du Bois Joli, est aussi en milieu urbain. Elle est la deuxième en milieu urbain après celle de Vanier. Tu te souviens, Denis, t’es venu faire un reportage au parc Dalton l’an passé ? (En fait, c’était à l’été 2018). Je t’ai fait visiter notre cabane à sucre lors de ton passage et je t’ai dit que nos bénévoles entaillent 500 érables chaque année. Mais ça ne m’insulte pas que t’aies écrit ça. Après tout, il y en a juste deux au monde. Il y a ta cabane, puis il y a la mienne. »

L’ancien conseiller municipal de Gatineau, Yvon Boucher

Alors voilà. Toutes mes excuses M. Boucher.

Dorénavant, il faudra écrire que la cabane à sucre du Muséoparc Vanier est la première érablière urbaine au monde. La cabane à Yvon est la deuxième.

Mais notre sirop est meilleur que le sien. Voilà, c’est dit.

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