Mireille Laurendeau a accepté de raconter les derniers moments de son époux, Michel Favreault.

À la mémoire de Michel

CHRONIQUE / Michel Favreault n’aura pas eu la mort qu’il espérait avoir, celle pour qui il n’hésitait jamais à prendre la plume et la parole, sans tabou et sans détour.

Michel est décédé le vendredi 24 mai avant d’avoir eu le temps de décider lui-même de sa propre fin de vie qu’il souhaitait sereine et dans la dignité.

«On est loin de la mort qu’il voulait avoir...»

Mireille Laurendeau me reçoit dans leur maison de Sainte-Ursule. La femme de 69 ans se déplace lentement à l’aide d’une marchette. Atteinte de sclérose en plaques depuis plusieurs années, elle a longtemps pensé, et Michel tout autant, que l’aidant naturel dans le couple, ce serait lui. Pas l’inverse.

Je n’en suis pas à ma première visite. D’ordinaire, Mireille prenait part discrètement à la conversation, préférant laisser son époux m’entretenir de ce qui lui tenait tant à cœur.

Ces dernières années, la signature et le visage de Michel Favreault sont revenus régulièrement dans l’actualité. Il demandait à ce que soient élargis les critères donnant droit à l’aide médicale à mourir. Il en avait fait sa cause. Il était malheureusement trop bien placé pour en parler.

Atteint de la myosite à corps d’inclusion, une maladie rare, dégénérative et incurable, l’homme de 71 ans était parfaitement conscient de ce qui se dessinait pour lui.

«Momification de mon vivant. Rigidité cadavérique. Enfer assuré. Vie sans issue»...

Celui qui disait ne pas craindre l’au-delà n’avait pas peur, non plus, des phrases-chocs. Son corps paralysait un peu plus chaque jour, mais sa voix restait forte et sa lucidité, impitoyable.

Ses muscles l’abandonnaient un à un. L’ancien sportif ne marchait plus et avait peine à lever le bras pour tenir son téléphone. Il lui fallait divers appareils pour se déplacer, sortir du lit, aller aux toilettes... Une préposée venait chaque semaine pour lui donner son bain.

Michel savait que tôt ou tard, il ne pourrait échapper à son sort.

«Retour aux couches, problèmes de déglutition, détresse respiratoire, trachéotomie, extinction de la parole...», m’avait-il énuméré dans la quiétude de sa demeure.

Le brave homme m’avait répété que c’est ici qu’il désirait, le moment choisi, lever son dernier verre de vin entouré des siens qu’il prendrait le temps d’embrasser.

Michel n’avait pas fait la demande d’aide médicale à mourir. Pas encore. «Je ne suis pas rendu là...», avait-il confié à l’automne dernier.

Mais même s’il avait voulu amorcer cette ultime étape, la loi actuelle ne le lui permettait pas, sa mort n’étant pas imminente. C’est la raison pour laquelle il prenait la parole aussi souvent que nécessaire.

Michel Favreault souhaitait que des personnes atteintes d’une maladie dégénérative comme la sienne puissent décider à l’avance, en prévision du jour où elles n’auraient plus la capacité de donner leur consentement.

C’est finalement la vie qui a eu le dernier mot, en se prononçant à sa place.

Michel Favreault est décédé le 24 mai dernier sans avoir pu bénéficier de l’aide médicale à mourir dont il souhaitait l’élargissement des critères pour les personnes atteintes, comme lui, d’une maladie dégénérative.

Au petit matin du 17 mai dernier, Michel a été terrassé par un infarctus et un accident vasculaire cérébral sévère.

La veille au soir, l’homme et sa femme avaient écouté leur émission préférée avant d’aller se coucher dans leur chambre respective. Michel dormait dans un lit d’hôpital.

C’est son cri qui a réveillé Mireille. Michel essayait en vain de se relever par lui-même. Il avait un langage inintelligible et des yeux fixes qu’elle ne lui reconnaissait pas.

«Je ne savais pas quoi faire...»

Son mari lui avait toujours dit qu’il ne voulait pas aller à l’hôpital. «Je veux mourir à la maison, de ma belle mort, avec l’aide médicale à mourir.»

Impuissante devant la gravité de la situation, Mireille n’a pas eu le choix d’appeler l’ambulance.

À l’hôpital de Trois-Rivières, Michel a été admis en cardiologie puis en neurologie où les journées ont été infernales pour l’homme agité et incapable de communiquer.

«Il y avait une grande détresse dans son regard et dans ses pleurs.»

À l’insistance de Mireille, Michel a finalement été transféré aux soins palliatifs de l’hôpital de Louiseville où, soulagé de sa souffrance, il ne s’est plus jamais réveillé.

Mireille a tristement raison. Ce n’est pas la fin de vie que son complice des cinquante dernières années voulait avoir.

Me voyant regarder par la fenêtre où des oiseaux s’en donnent gaiement autour des mangeoires remplies à ras bord, la femme me dit doucement: «Michel a eu l’occasion d’apercevoir un couple d’orioles du Nord. On aura peut-être un nid?»

Elle me rappelle ensuite, en pointant les lilas et pommetiers au loin: «C’est Michel qui avait planté tous les arbres qui sont ici. Bientôt, on sentira les parfums.»

Il avait choisi le superbe érable japonais pour y déposer ses cendres. Une rencontre à sa mémoire devrait se tenir plus tard à l’été. «Il était aimé de tellement de monde.»

Mireille se permettra bientôt d’aller lire les textes que Michel a laissés dans son inséparable tablette pour elle, leurs deux filles et petits-enfants.

Des trésors s’y trouvent, des lettres d’opinions, mais surtout ses notes sur «son histoire de vie», des extraits qu’il avait eu la gentillesse de me faire parvenir après notre première rencontre, en novembre 2017.

J’ai toujours gardé son courriel dans lequel il avait notamment écrit: «Ce dont je suis fier, outre ma famille et mes amis, c’est qu’au cours de ma vie, j’ai affronté et dompté toutes mes peurs. Toutes. Particulièrement le regard des autres. La peur est le principal frein au bonheur. Le but de la vie étant d’être heureux, il faut combattre et affronter nos peurs et les vaincre. Le pire danger c’est la peur d’avoir peur. Ça paralyse. Ça fait passer à côté de la vie.»

Michel Favreault n’est plus là pour nous dire ce qu’il faut retenir des circonstances de son départ qu’il aurait voulu autrement. J’ose poser la question à Mireille, à savoir ce qu’il aurait aimé qu’on comprenne de tout cela.

Elle me répond avec la même certitude que Michel n’a jamais perdue.

«Personne n’est obligé de croire à l’aide médicale à mourir, mais l’aide médicale à mourir doit exister pour ceux qui y croient.»

Isabelle Légaré

La métamorphose de Mathieu

CHRONIQUE / Mathieu Blais n’a pas attendu de subir une reconstruction faciale pour aimer l’image que son miroir lui renvoie. Cette métamorphose s’est accomplie au fil des années et plus précisément le jour où le jeune homme a accepté son visage tel qu’il est.

Le 19 août dernier, le jeune homme de 24 ans était néanmoins attendu à l’hôpital pour sa vingtième et vraisemblablement dernière opération.

Actualités

Le 6e sens de Diane et Carmen

CHRONIQUE / Diane Gendron était au beau milieu d’une partie de scrabble lorsqu’un ami lui a parlé d’un restaurant qui s’apprêtait à ouvrir ses portes à Québec. Les clients y seraient plongés dans le noir le plus complet et devraient deviner les plats. La cerise sur le gâteau, on comptait faire appel à des personnes non voyantes pour assurer le service.

«Es-tu fou?», s’est exclamée la femme qui refusait de s’imaginer en train de circuler dans une salle à manger les bras chargés d’assiettes.

Isabelle Légaré

Linda, l’autoexclue

CHRONIQUE / Linda a stationné son véhicule, est montée dans l’ascenseur, a poussé la porte s’ouvrant sur le tintamarre des appareils de loterie vidéo, mais n’a jamais eu le temps de les atteindre. Un agent de sécurité s’est approché pour lui demander poliment: «Madame Lafrenière, vous savez que vous n’avez pas le droit d’être ici?»

Évidemment que la femme était parfaitement au courant. Un an plus tôt, le 20 mai 2016, c’est elle qui avait pris la décision de s’inscrire au programme d’autoexclusion de Loto-Québec. Dès lors, et pour une période d’au moins cinq ans, la joueuse endettée jusqu’au cou s’engageait à ne plus remettre les pieds dans les casinos et salons de jeu de la province.

Isabelle Légaré

Étudier au cégep avec fiston

CHRONIQUE / Quand Dominick, alors âgé de 17 ans, leur a annoncé qu’il souhaitait amorcer des études collégiales en techniques de l’informatique, ses parents ont trouvé que c’était tellement une bonne idée qu’ils ont décidé de s’inscrire... avec lui.

Jamais trop tard pour oser se lancer dans le vide.

Isabelle Légaré

Handicapé à lunettes cherche superhéros

CHRONIQUE / Jean-Sébastien Proulx est un handicapé à lunettes en quête de superhéros. Pas de gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Des personnes dont la mission consiste à l’épauler dans son quotidien. La perte d’autonomie de l’homme de 35 ans n’est pas de la fiction.

Le hic, c’est que ça ne court pas les rues, des supermans de cette nature. Rareté de main-d’œuvre ici aussi.

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Le tatouage de grand-maman Paulette

CHRONIQUE / Anny, 21 ans, et Anne-Julie, 24 ans, n’en sont pas à leur première idée loufoque. Cette fois-ci par contre, les deux cousines ont poussé l’audace un peu plus loin en demandant à Paulette de se joindre à elles.

«Hé! grand-maman, viens-tu te faire tatouer avec nous?»

Isabelle Légaré

De la tire sur la neige... en juillet

CHRONIQUE / Se régaler de tire d’érable sur la neige quand il fait 30 degrés Celsius sous un soleil de plomb, oui c’est possible. Tout comme manger des oreilles de crisse avec des gougounes aux pieds.

Qui a dit qu’on devait bouder notre plaisir en juillet?

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Perdre ses cheveux avant même d’être ado

CHRONIQUE / Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. On pose des questions, on cherche des débuts de réponse. En vain. Stacy Nadeau est rendue à cette étape où elle doit se résigner à accepter cette situation hors de son contrôle.

Tous ses cheveux qui sont tombés et qui continuent de se détacher de sa tête ne repousseront probablement pas. Il ne faut jamais dire jamais, mais la jeune fille de Trois-Rivières réalise en ce moment que la meilleure attitude à adopter dans les circonstances, c’est d’apprendre à surmonter cette épreuve.

Isabelle Légaré

Une voix pour les enfants victimes du pire

CHRONIQUE / Catherine Roberge a déjà voulu tout lâcher. C’était au retour de son congé de maternité. Le dossier déposé sur son bureau était celui d’un enfant qui avait pratiquement l’âge de sa fille. Un mois de différence. Le bambin avait été sévèrement battu.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales s’est présentée devant son patron: «C’est terminé. Mets-moi ailleurs. Je ne suis plus capable.»

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Des seringues aux pinceaux

CHRONIQUE / Il n’est jamais trop tard pour réaliser que ce n’est pas ce qu’on pensait, que le premier choix n’était pas le bon. Vraiment pas.

Milène Leblanc était persuadée d’avoir réalisé son rêve de petite fille en devenant infirmière auxiliaire. Elle a rapidement eu l’impression de tomber en plein cauchemar. Avant de ne plus être capable de stopper sa chute, la jeune femme de 26 ans a rangé ses seringues puis a saisi un pinceau comme une opportunité qui se présente.

Isabelle Légaré

Avec la même enseignante pendant 35 ans

CHRONIQUE / Normalement, cette semaine, Suzanne Trudel aurait souhaité bonnes vacances à ses élèves avant de les serrer à tour de rôle dans ses bras. Reconnaissante pour cette autre belle année qui vient de se terminer, elle aurait ensuite lancé à tout le monde: «On se revoit en septembre!»

Pas cette fois. L’enseignante ne sera pas de retour à la prochaine rentrée scolaire.

Isabelle Légaré

Une fille, son père et le boccia

CHRONIQUE / Ça s’écrit boccia, mais il faut prononcer «bocchia». Mot italien qui signifie balle ou boule. Dans le dictionnaire de Josée Lamothe, ça veut dire tellement plus que ça, quelque chose qui pourrait se traduire par le sentiment de se réapproprier sa vie.

Qui dit Josée, dit André Lamothe. Son univers tourne également autour de six balles et d’un cochonnet, mais par-dessus tout, du souhait combien paternel de vouloir le bonheur de son enfant, quitte à s’y consacrer à temps plein.

Isabelle Légaré

De l’obésité à la vie d’athlète

CHRONIQUE / Il y a à peine deux ans, Martin Alarie-Rivard pesait 400 livres et n’en menait pas large. Dimanche prochain, 23 juin, le triathlète qu’il est devenu amorcera le demi-Ironman de Mont-Tremblant avec 135 livres en moins, une volonté de fer, des mollets d’acier et le désir de servir d’exemple.

Martin s’est lancé un défi comme on s’offre un cadeau à soi-même, pour se gâter. Le sien vient cependant au prix d’efforts considérables.

Isabelle Légaré

La miraculée et son bienfaiteur

CHRONIQUE / «Bonjour! Peut-être vous souvenez-vous de moi? La miraculée de la pelle mécanique! Ça fait trois ans. J’ai une histoire merveilleuse à vous raconter.»

Je l’ai rappelée. Évidemment que je me souvenais d’elle. Difficile d’oublier Diane Héon et ce qui lui est arrivé, le 3 juin 2016. J’en avais fait le récit, quelques mois plus tard, dans une chronique intitulée «Plus forte qu’une pelle mécanique».

Isabelle Légaré

Madame Pauline, 109 ans

CHRONIQUE / C’était il y a neuf ans, dans une résidence pour personnes âgées, en plein après-midi. Pauline Bergeron, qui venait d’avoir 100 ans, a croisé une voisine d’étage, 103 ans.

«Viens chez nous! Il faut fêter ça», a proposé l’aînée à la plus jeune qui a accepté l’invitation avec joie.

Isabelle Légaré

La millionnaire du Tupperware

CHRONIQUE / Quand je fouille dans les armoires de cuisine de ma mère, je m’étonne chaque fois d’y trouver quelques vestiges de mon enfance: des contenants Tupperware.

Nous sommes dans les années 70. J’ai autour de 8 ans. Je reviens dîner à la maison avant de retourner à l’école. Ma mère m’attend. Elle a sorti deux plats – un rond et un rectangulaire - du réfrigérateur couleur beige avec des poignées en imitation de bois.

Actualités

À Harvard, comme un poisson dans l’eau

CHRONIQUE / Elsa Goerig m’accueille dans une belle maison d’autrefois avant d’actionner la machine à café et de s’asseoir à l’îlot de cuisine entouré de bancs, d’une chaise haute et de jouets sur le plancher.

Ses quatre enfants âgés de 13 ans à 10 mois y prenaient leur petit déjeuner quelques instants plus tôt, avant mon arrivée et leur départ pour l’école et la garderie.

Isabelle Légaré

Code blanc

CHRONIQUE / Un usager qui perd son calme et se montre agressif, ça arrive. Pas tous les jours, mais le risque d’être victime de la violence verbale ou physique est réel pour les gens qui travaillent dans le milieu de la santé.

Nul n’est à l’abri d’une insulte, d’être solidement agrippé par le bras, d’un crachat, d’une morsure, d’une chaise lancée comme un projectile, d’être bousculé, d’une claque au visage…

Isabelle Légaré

Travailleuse de rang

CHRONIQUE / Laurence Lemire ne veut surtout pas déranger l’agriculteur qui l’accueille, un brin suspicieux. Ce n’est pas pour être impoli, mais l’homme a beaucoup de travail devant lui. Il n’a pas vraiment le temps de répondre au «Comment ça va?» de cette inconnue qui vient lui rendre visite.

D’ailleurs, pourquoi cette question? Comment peut-elle savoir que ça pourrait aller mieux?

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Roxanne, l’ange de Simone

CHRONIQUE / «C’est spécial comme elle est spéciale cette enfant-là.»

Simone Beaudoin avait bien raison en faisant référence à Roxanne Hébert. «Elle a l’air d’un ange...», disait-elle aussi.

Isabelle Légaré

Une vie à sauver au 17e kilomètre

CHRONIQUE / Christian Hart et Robert Bergeron ont terminé la course vingt minutes plus tard que prévu, mais il n’y a pas un chrono qui peut égaler ni même surpasser leur satisfaction au fil d’arrivée.

Leur intervention rapide a permis de sauver une vie, celle d’un homme qui, entre deux foulées, s’est effondré devant leurs yeux.

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Le sang rare de l’exceptionnelle Marie-Josée

CHRONIQUE / Marie-Josée Lepage est l’amie de Rémi-Pierre Paquin. En fait, Marie-Josée est la mère de Vincent, un ami du comédien qui considère celle-ci comme son amie.

Rémi-Pierre n’est pas différent de tous ceux et celles qui croisent cette femme, ne serait-ce qu’une seule fois. Tout le monde aime et veut aider Marie-Josée qui me dit d’emblée: «Je suis vraiment très choyée. Depuis le jour 1, j’ai une armée derrière moi.»

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Le piano au suivant

CHRONIQUE / André Lacombe avait au bout du fil une dame attristée de devoir se séparer de son piano. C’était en juin 2018.

«Vous ne pouvez pas comprendre ce que cet instrument représente pour moi...»

Isabelle Légaré

Le choix de Geneviève

CHRONIQUE / «Tu sais que je t’ai fait des affaires quand t’étais p’tite.»

Seule au bout du quai, Geneviève s’était éloignée pendant quelques instants du party de famille qui se déroulait derrière elle. La jeune femme dans la vingtaine était à observer tranquillement les étoiles lorsque son oncle éméché est venu prendre place à ses côtés pour faire remonter à la surface des souvenirs enfouis en elle.

Actualités

Un rôle méconnu et indispensable

CHRONIQUE / C’était il y a cinq ou six ans. Un 24 décembre. En soirée. L’agent François Gosselin est arrivé à l’hôpital, muni d’une glacière rouge renfermant son précieux contenu.

Les portes de l’ascenseur se sont ouvertes. Une femme s’y trouvait déjà, entourée de membres de sa famille. Cette patiente montait au même étage que lui. Ça ne pouvait être qu’elle.

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Son fils, ce héros

CHRONIQUE / Michaël s’était déjà exprimé sur la question à l’occasion d’un souper de famille. De fil en aiguille, la conversation avait bifurqué sur les volontés de chacun après le décès.

Et toi, qu’est-ce que tu veux?