Malgré la tempête, les Olympiques ont effectué mardi leur visite annuelle aux jeunes patients qui passeront le temps des Fêtes à l’aile pédiatrique de l’Hôpital de Gatineau.

Il faut compléter le travail

CHRONIQUE / Malgré la tempête, les Olympiques ont effectué mardi leur visite annuelle aux jeunes patients qui passeront le temps des Fêtes à l’aile pédiatrique de l’Hôpital de Gatineau.

Parce que ça fait aussi partie des traditions qu’il faut maintenir.

Chaque année, une demi-douzaine de joueurs se prêtent au jeu. Comme sur la patinoire, ils imitent un peu les pros. Ils font un peu comme le Canadien, lorsqu’il passe au CHU Sainte-Justine. Ils font comme les Sénateurs, lorsque ceux-ci s’arrêtent au Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO).

D’ailleurs, j’ai vite remarqué un truc en voyant le petit groupe qui se déplaçait dans les couloirs, cette année.

Il y avait Pier-Olivier Lacombe, Charles-Antoine Roy, Métis Roelens, Shawn Boudrias et Carson Gallant.

La relève, en quelque sorte.

Il reste trois matches à jouer aux Olympiques avant la pause des Fêtes. Les Voltigeurs de Drummondville seront en ville ce mercredi. Les Saguenéens de Chicoutimi passeront à leur tour au Centre Guertin, vendredi. Le match en plein qui sera disputé à la Place TD, dimanche, mettra un terme à une première moitié de saison qui s’est un peu mieux déroulée que prévu.

Personne n’aurait cru que l’équipe continuerait à gagner de façon aussi régulière après le départ de sa seule grande vedette, Vitalii Abramov.

Et, même si ce petit groupe formé de bon travailleurs pourrait continuer de connaître un certain succès, on pense qu’Alain Sear doit continuer le travail de reconstruction qu’il a débuté.

Si les offres qui lui seront acheminées sont intéressantes, à l’ouverture de la période des transactions, il devra continuer de sacrifier des joueurs qui sont bons maintenant dans le but de se rajeunir et de faire le plein de choix au repêchage.

Ce ne sera pas facile. Dans le court terme, ça n’aidera en rien les responsables du marketing qui cherchent à attirer des foules au Vieux Bob.

Ça fera peut-être mal à l’orgueil des plus vieux partisans de l’équipe, qui n’ont pas l’habitude de dire au revoir à leurs meilleurs joueurs à cette période de l’année.

Le coussin accumulé dans les dernières semaines devrait quand même permettre aux Olympiques de se qualifier pour les séries. À défaut d’être prêts à y connaître du succès, les jeunes qui resteront vivront une expérience enrichissante. Ils seront mieux outillés, par la suite, pour encadrer les autres jeunes qui se grefferont au groupe lors du camp d’entraînement de 2018.

L’entraîneur Éric Landry, qui est assurément la révélation des 12 derniers mois, pourra continuer de bâtir une équipe à son image.

J’ai mes billets.

Des gens, chez moi, auraient bien voulu assister à la Classique LNH100, samedi soir.

J’ai fait la grimace. Je leur ai fait comprendre que le match de dimanche, celui qui opposera les Olympiques aux 67’s d’Ottawa, constitue une meilleure affaire. Pour une infime fraction du prix, les gens qui assisteront à ce duel interprovincial auront sans doute droit à un spectacle plus enlevant.

Le hockey junior a toujours offert un bien meilleur rapport qualité-prix que la LNH.

On y sera, donc.

En me branchant sur le site du Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG), dans les dernières heures, j’ai pu constater qu’il reste quand même beaucoup de sièges à combler.

On va mettre les choses en perspective. Les Ravens de Carleton et les Gee Gees d’Ottawa n’ont pas trop de difficultés à remplir la Place TD pour le match Panda. Il s’agit pourtant d’un événement annuel, dans un sport qui n’est pourtant pas le favori des Canadiens.

On s’apprête à faire revivre une vieille rivalité régionale, dans un contexte unique. Les deux clubs pourraient croiser le fer à nouveau dans le futur. Ils ne le feront jamais à ciel ouvert, dans un contexte aussi particulier.

Il ne devrait pas être trop dur de trouver quelques milliers de fans qui ne voudront pas rater ça.