À Las Vegas, Marc-André Fleury joue un rôle capital, sur la patinoire comme à l’extérieur.

Fleury, leader à tous les points de vue

CHRONIQUE / Notre gardien, notre pilier, notre joueur le plus important.

C’est probablement le cliché le plus ancien, le plus usé du hockey.

Pourtant, à l’occasion, c’est vrai.

À Las Vegas, par exemple, Marc-André Fleury joue un rôle capital — sur la patinoire comme à l’extérieur.

Dans les heures qui ont précédé le match numéro cinq de la Finale de l’Association Ouest, les leaders des Golden Knights se sont réunis. Il fallait prendre une décision importante. Comment fallait-il se comporter en présence du trophée Clarence-Campbell ?

Des hommes de hockey superstitieux croient dur comme fer qu’il ne faut pas toucher ce trophée qu’on remet avant la fin des séries éliminatoires. Faut-il leur accorder de l’importance ?

Un petit groupe de joueurs participait à la rencontre, mais une seule opinion comptait vraiment.

« Marc-André, c’est la colonne vertébrale de notre équipe. En gros, nous lui avons demandé ce qu’il en pensait », explique Deryk Engelland.

Les Knights ont gagné le match numéro cinq. Fleury a, une fois de plus, été brillant. Après avoir éliminé les Jets de Winnipeg sur leur propre patinoire, les Knights ont pu récupérer leur trophée.

Engelland, vétéran qui porte un « A » sur son chandail, s’est chargé de cette mission. Il n’a pas hésité à empoigner le butin à deux mains.

Fleury lui avait donné le feu vert.

L'attaquant des Golden Knights, Ryan Reaves (à droite), célèbre après avoir marqué le but qui éliminait les Jets de Winnipeg.

L’autre cadeau des Penguins

On a tendance à l’oublier, mais les Penguins de Pittsburgh ont offert un deuxième joueur d’expérience au tempérament fort attachant aux Golden Knights, cet hiver.

Ryan Reaves, un homme fort, est passé à l’ouest dans une transaction mineure, à la fin du mois de février.

Les Knights n’ont pas eu à payer trop cher. Ils n’ont eu qu’à sacrifier l’ancien espoir des Sénateurs d’Ottawa, Tobias Lindberg.

Comme presque tous les hommes forts qui survivent, dans le hockey d’aujourd’hui, Reaves s’est contenté d’un rôle très mineur à la suite de son arrivée à Vegas. Il a effectué sa première apparition, en séries, dans le match numéro six de la deuxième ronde.

Il a su s’illustrer au moment opportun, marquant le but qui a envoyé les Jets en vacances, dimanche.

On peut ici souligner un truc important. Reaves est originaire de Winnipeg. Il reconnaissait quelques visages dans les gradins de la Bell MTS Place. Deux de ses cousins portaient des chandails des Jets. Un de ses meilleurs amis portait un chandail blanc (pas vraiment) neutre.

La bouillante foule n’a pas manqué de le huer quand il a marqué. « Ces huées, c’était la meilleure partie de toute la série », a dit Reaves au Las Vegas Review-Journal.

On peut souligner un deuxième truc important. L’attaquant québécois David Perron avait prédit que Reaves marquerait un gros but dans le match décisif de la série.

C’était une prédiction audacieuse. Le gaillard n’avait pas touché la cible depuis le 15 février.

« Nous étions tous très contents pour lui. Quand il a marqué, j’étais comme tous les autres. Je célébrais sur le banc. En même temps, j’étais pas mal impressionné de ma prédiction. Ryan est un super coéquipier. Ça ne pouvait pas tomber sur un meilleur gars », a-t-il déclaré.

Mathieu Perreault a eu du mal a digérer la défaite des siens aux mains des Golden Knights.

Si près du but, si loin du but

Mathieu Perreault a fêté ses 30 ans, l’hiver dernier. Il comprend fort bien que les opportunités de remporter un championnat ne passent pas trop souvent dans la LNH.

On sentait le découragement dans sa voix après le match de dimanche. « Nous avons gagné deux séries. Nous avons éliminé la meilleure équipe de toute la ligue en deuxième ronde. À partir de ce moment-là, on sentait qu’il n’y avait rien pour nous arrêter », a-t-il expliqué.

Les joueurs de hockey répètent souvent que la coupe Stanley est le trophée le plus dur à gagner dans le monde du sport.

Le centre des Jets adhère pleinement à cette théorie.

« J’ai du mal à croire que c’est fini. Nous avons vraiment travaillé. Nous avons tout donné. La défaite est vraiment dure à digérer, après un effort comme celui-là », a-t-il résumé.

Les fans des Jets, qui attendaient ce moment depuis 1996, auront autant, sinon plus de mal à encaisser cet échec.

Daniel Alfredsson a été intronisé au Temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace.

Alfie et l’avenir de Karlsson

Après des mois de silence, Daniel Alfredsson a finalement rencontré les médias. Il a accordé quelques entrevues, au Danemark, ce week-end, lors de son intronisation au Temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace.

On a notamment pu apprendre qu’il continue de conseiller son vieil ami Erik Karlsson.

« Il me parle de ce qui pourrait lui arriver, mais il ne me dit pas tout », explique-t-il.

Les Sénateurs d’Ottawa ont l’intention d’offrir un nouveau contrat à leur capitaine, le 1er juillet. Si jamais les négociations ne progressent pas rapidement, dans la bonne direction, une transaction pourrait survenir durant l’été.

« J’ai l’impression qu’Erik ne contrôle pas entièrement son avenir », dit Alfredsson.

En tout, huit personnes ont été intronisées au Temple, ce week-end, lors de la dernière journée du Championnat mondial. Les anciens joueurs de la LNH Rob Blake, Chris Chelios et Jere Lehtinen ont aussi été honorés.

Alfredsson, soit dit en passant, ne regrette pas d’avoir quitté l’organisation des Sénateurs pour se consacrer à temps plein à sa famille. « Je m’amuse beaucoup et je continue d’apprendre », de dire celui qui dirige les équipes de hockey de ses fils.