Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Alexandre Carrier débutera la saison avec les Predators.
Alexandre Carrier débutera la saison avec les Predators.

Entre deux taxis

Article réservé aux abonnés
RUBRIQUE — ESPACE LNH / Vous ne savez pas trop comment fonctionnent les équipes d’entraînement (taxi squads) des équipes de la Ligue nationale de hockey?

Vous n’êtes pas seuls.

«Honnêtement, moi non plus, je ne suis pas trop au courant de ce qui se passe», confie Alexandre Carrier, depuis Nashville.

Le défenseur de 24 ans, qui est originaire de la région de Québec, est pourtant bien placé. Cette curieuse bibitte imaginée durant la pandémie lui a permis de se tailler un poste, pour débuter la saison, avec les Predators.

«Ici, en ce moment, il y a huit défenseurs. On vient d’en réclamer un neuvième, au ballottage, en provenance de Winnipeg. Donc, en tout, on sera neuf. En ce moment, je pratique chaque jour avec l’équipe, mais je ne sais pas trop si les choses vont changer quand tout le monde sera arrivé. En ce moment, je vis à l’hôtel. Je ne sais pas non plus s’il y a des plans pour l’hébergement à plus long terme.»

«On m’a juste envoyé un courriel pour me laisser savoir que je faisais partie du taxi squad. Je n’ai pas une histoire exceptionnelle à raconter», ajoute-t-il, amusé.

Carrier, positif, veut profiter au maximum de l’opportunité qui lui est offerte.

Il entreprend sa cinquième saison dans le hockey professionnel. Les Preds lui ont fait signe à deux reprises, pour lui permettre de passer de très brefs séjours dans la LNH. Il a joué deux matches en janvier 2017 et trois autres, en janvier 2020.

«En ce moment, même si je ne joue pas, je peux m’entraîner chaque jour devant les entraîneurs des Predators. Ce n’est pas une opportunité qui est offerte chaque jour aux hockeyeurs qui évoluent dans la Ligue américaine. J’ai toujours l’opportunité de montrer de belles choses durant les pratiques, en attendant qu’on me donne une opportunité en situation de match.»

***

Nicolas Beaudin à Chicago

Contrairement à Carrier, Beaudin n’a pas vraiment fait le tour du jardin. Il vient à peine de fêter ses 21 ans. Il a disputé seulement une saison – 59 matches, pour être exact – dans la Ligue américaine.

Choix de première ronde, en 2018, il arrive au bon moment. Les Blackhawks sont sur le point de plonger dans un nouveau cycle.

Et le coach, Jeremy Colliton, l’aime bien.

«Il a progressé, dans les derniers mois. On l’a vite remarqué», a-t-il déclaré, dans un entretien avec le Chicago Tribune.

Beaudin n’était pas dans la formation débutante, mercredi, quand les Hawks ont été dominés, 5-1, par le Lightning de Tampa Bay. Si ça continue comme ça, il n’attendra pas très longtemps avant d’obtenir sa chance.

***

Louis Domingue

Louis Domingue à Calgary

C’est cruel pour les gardiens. On pensait bien que Domingue avait trouvé sa place dans la LNH, au terme d’une saison 2018-19 durant laquelle il avait conservé une fiche de 21-5 devant le filet du Lightning.

L’an dernier, il s’est promené entre Syracuse, Binghamton, Newark et Vancouver. Il se retrouve maintenant à Calgary.

Les Flames misent déjà sur Jacob Markstrom et sur David Rittich. En Alberta, beaucoup de gens pensent qu’il s’agit du meilleur duo de la division Nord...

Domingue a réussi à gagner une première bataille. Garret Sparks a également participé au camp d’entraînement. Il a été libéré, cette semaine. Il ne lui restera plus qu’à bloquer une rondelle à la fois, à l’entraînement, en attendant sa prochaine chance...

***

Samuel Morin

Samuel Morin à Philadelphie

Une des histoires les plus franchement intrigantes, alors que débute cette curieuse saison.

Morin, un ancien espoir de premier plan, partait déjà de très loin. Il avait joué seulement 28 matches au cours des trois dernières années.

De retour en santé, le géant de Lac-Beauport doit apprendre une aure position. Les dirigeants des Flyers ont l’intention de l’utiliser à l’aile gauche, cette saison.

Des gens qui ont ses meilleurs intérêts à coeur, des Québécois, ont pensé que ça l’aiderait à faire le grand saut.

«C’est une idée d’Alain Vigneault et d’Ian Laperrière, a expliqué le directeur général Chuck Fletcher. Nous avions besoin d’un peu de muscle, à l’attaque. Nous étions à la recherche de joueurs qui pouvaient nous donner un peu de robustesse.»

Le trio de Pittsburgh

Mario Lemieux continue d’offrir des chances aux joueurs francophones. L’attaquant Frédérick Gaudreau, le gardien Maxime Lagacé et le défenseur Pierre-Olivier Joseph font tous partie de son groupe de réserve.

«Je sens que j’ai été repêché pour une deuxième fois. J’ai encore tout à prouver», a dit Joseph à L’Athlétique, après avoir été échangé par les Coyotes de l’Arizona.

+

UN POOL POUR LES COOPS DE L'INFORMATION

On gagne en équipe, on perd en équipe.

C’est l’adage de toutes les bons clubs de hockey. C’est un peu le nôtre, aussi, dans les coopératives d’information régionales.

Les journalistes sportifs de toutes les salles de rédactions trouvent de nouveaux moyens de travailler ensemble, presque chaque semaine, avec le
Mag Sports.

La collaboration a ses limites, toutefois. À compter de ce week-end, on va commencer à se faire la guerre.

On lance officiellement notre pool de hockey.

Le pool est ouvert à tout le monde. Chaque amateur de hockey, au Québec comme en Ontario, peut former sa propre équipe de 21 joueurs. Pour s’inscrire, il suffit de visiter la page d’accueil des sports de votre quotidien favori. 

C’est gratuit.

Jusqu’à maintenant, la camaraderie entre les différents journalistes a été très bonne, mais ça s’arrête ici. Steve Turcotte et Sébastien Lajoie, nos collègues de la Mauricie et de l’Estrie, s’auto-proclament spécialistes en matière de pools.

Pour eux, le choc sera brutal.