Nathalie Des Rosiers a d'abord fait une entrée remarquée en politique. Elle quitte maintenant d'une manière tout aussi fracassante.

Départ de Nathalie Des Rosiers : la perte d’une alliée francophone

CHRONIQUE / En novembre 2016, Nathalie Des Rosiers avait fait une entrée fracassante en politique provinciale. Le tout à l’issue d’une élection partielle dans Ottawa-Vanier pour remplacer Madeleine Meilleur. Deux ans et demi plus tard, c’est de la même manière que la députée libérale a annoncé son intention de démissionner.

On le sentait presque venir. 

La confirmation en début de semaine du départ de sa collègue Marie-France Lalonde pour une destinée fédérale cachait le profond malaise du Parti libéral de l’Ontario.

Par un communiqué diffusé jeudi soir, Nathalie Des Rosiers a laissé savoir qu’elle quitterait bientôt son poste pour le Collège Massey. 

Elle sera la directrice de cette institution affiliée à l’Université de Toronto. La fin donc pour l’avocate de l’aventure politique.

La décision de Nathalie Des Rosiers n’est guère surprenante. 

Réduit à sept députés depuis les dernières élections, le Parti libéral a touché le fond du baril. 

Le statut de parti officiel perdu, les élus ont maintenant un temps de parole diminué. 

On est ici très loin des 14 années de pouvoir d’abord avec Dalton McGuinty puis Kathleen Wynne.

Si on peut parier que ces éléments ont aussi motivé le choix de Mme Lalonde, une raison plus subtile persiste chez Mme Des Rosiers. 

L’élue d’Ottawa-Vanier n’est pas une « politicienne née ». 

L’ancienne doyenne de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa avait fait le saut au provincial pour les bonnes raisons… pour finalement déchanter.

Dans les coulisses de Queen’s Park, il se murmure que le bagage universitaire de Mme Des Rosiers ne faisait pas que des admirateurs.

Trop intello, trop snob pour certains.

Force est d’admettre que l’élue d’Ottawa-Vanier a semblé moins dans les bonnes grâces de Mme Wynne que son homologue Marie-France Lalonde.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.