En avril 2017, lorsque les premières inondations se sont produites à Gatineau et Ottawa, Environnement Canada n’avait prévu que de 20 à 30 mm de pluie.

Prier pour un miracle

CHRONIQUE / Les prévisions météorologiques sont sombres. Mercredi soir, Environnement Canada émettait un avertissement de pluie abondante pour l’Outaouais et la grande région d’Ottawa. Cet avertissement a été haussé à une alerte jeudi matin.

« De 25 à 50 mm de pluie pourraient tomber d’ici vendredi soir, pouvait-on lire sur le site de ce ministère fédéral. La pluie passagère pourrait persister jusqu’à samedi et une quantité supplémentaire est possible », prévenait-on.

Ajoutez ces 50 mm de pluie à la neige qui fond — et Dieu sait qu’il a neigé cet hiver ! – et tous les ingrédients sont réunis pour causer la « tempête parfaite ». Ou dans le cas qui nous préoccupe, une « inondation parfaite ». (Comme si une telle chose existe).

La situation est alarmante, c’est le cas de le dire. Pour vous donner une idée, en avril 2017, lorsque les premières inondations se sont produites à Gatineau et Ottawa, Environnement Canada n’avait prévu que de 20 à 30 mm de pluie. Et il n’avait pas neigé cet hiver-là comme il a neigé au cours des six derniers mois.

Et hier, en début d’après-midi, la Ville de Gatineau a publié un communiqué de presse pour demander « aux citoyens de se préparer à des inondations similaires OU PIRES à celles vécues en mai 2017 ».

Alarmant, disais-je. Bon courage à tous.

En cette fin de semaine de Pâques, il ne nous reste plus qu’à prier pour un miracle…

« La fin » des ciné-parcs

Ainsi, le Ciné-Parc Templeton n’est plus. Adieu au tout dernier ciné-parc de l’Outaouais et de la grande région d’Ottawa-Gatineau. Triste nouvelle.

Triste pour les générations futures qui ne connaîtront jamais ce plaisir d’aller au cinéma sous les étoiles. Le malin plaisir de cacher des amis dans le coffre arrière pour éviter de payer à l’entrée. Le plaisir coupable de se bourrer de friandises et de malbouffe tout en regardant un, deux, parfois trois films. Le plaisir inoubliable d’une sortie en famille. Le plaisir nostalgique de faire un pied de nez aux Netflix et Crave de ce monde et de reculer de quelques décennies le temps d’une soirée. Le doux plaisir de passer du temps ensemble.

On ne peut pas arrêter le progrès, dit-on. Et les ciné-parcs sont malheureusement devenus choses du passé. C’est donc LA FIN pour les « drive-in ».

Merci au propriétaire du Ciné-Parc Templeton, Paul Touchet, pour ces 45 années de plaisir et de souvenirs.

« Here’s looking at you, kid ».

Mitsou au Franco

La grande Diane Dufresne sera de passage au Franco cet été, apprenait-on mercredi. Enfin une bonne nouvelle…

Je pourrai ajouter ce spectacle aux autres mémorables que j’ai eu la chance de voir au Festival franco-ontarien. Charlebois, Dubois, Aznavour, Kass, Beau Dommage, Ferland et tant d’autres. Tous vus au Franco. Puis il y a aussi eu une certaine Céline Dion une année. Je me demande ce qu’elle est devenue celle-là.

On dit que Mitsou est aussi de la programmation cette année. Mitsou ? LA Mitsou ? Elle chante toujours ?

J’aime beaucoup Mitsou Gélinas. J’admire son parcours. Elle est devenue une animatrice et une femme d’affaires aguerrie. Mais comme chanteuse…

Tenez, je vais vous confier quelque chose. J’ai vu Mitsou en spectacle dans une petite salle secondaire du Centre national des arts (CNA) en 1988 ou 1989. C’était un cadeau que j’avais offert à la fille d’une amie qui célébrait ses 10 ans. Celle-ci aimait bien la chanson Bye Bye mon cowboy, comme toutes les jeunes filles de l’époque aimaient cette chanson ridicule.

(Je vous entends ! Vous dites que c’est moi qui me suis offert un cadeau à l’époque en achetant des billets pour voir Mitsou. Peut-être. Il y a peut-être un peu de vérité dans ça. Mais en juger par le nombre de « pères » dans la salle ce soir-là, mon idée n’était pas très originale…).

Et à ce jour, ce spectacle de Mitsou demeure le pire que j’ai vu de toute ma vie. Tout simplement abominable. À casser les oreilles. Comme une soirée amateur au bar karaoké du village.

Ma jeune invitée s’était cependant bien amusée. Donc ma mission, contrairement à Mitsou et ses musiciens, était accomplie.