L’équipe de la Fondation Santé Gatineau dans ses nouveaux locaux.

Le coup de chance

CHRONIQUE / La Fondation Santé Gatineau n’a pas gagné le gros lot à la loterie, mais c’est tout comme...

Cette fondation devait quitter les locaux qu’elle occupait à l’Hôpital de Gatineau, début avril, pour déménager dans l’édifice de la compagnie Marois Électrique sur le boulevard De La Carrière. « Ce déménagement était prévu depuis un certain temps, explique le directeur général de la Fondation Santé Gatineau, Jean Pigeon. Nous devions laisser l’espace que nous occupions à l’hôpital pour le développement du département de radiologie. Nous louons maintenant nos locaux sur le boulevard De La Carrière et l’offre de M. (Luc) Marois était la plus économique pour la fondation. Et notre équipe administrative (14 employés) a été très bien accueillie ici. »

Il fallait maintenant meubler ces nouveaux locaux. Parce que le mobilier que la fondation utilisait dans ses anciens bureaux avait — comme on dit — fait son temps. « Ces meubles n’auraient pas survécu au déménagement », laisse tomber M. Pigeon.

Mais le rôle d’une fondation est d’amasser et de donner de l’argent, et non d’en dépenser. En d’autres mots, il fallait trouver des meubles adéquats au moindre coût possible.

« Alors, je suis allé fouiller sur Kijiji en tapant les mots « cubicules » et « postes de travail », raconte M. Pigeon. Et je suis tombé sur cette annonce d’une compagnie de Kanata nommée Quest qui avait du mobilier usagé à vendre. Mais il n’y avait pas de prix d’indiqué. C’était négociable, pouvait-on lire. »

M. Pigeon a donc appelé (un numéro à Toronto) et la dame au bout du fil lui a expliqué que Quest venait de vendre une division à l’entreprise Dell et qu’elle devait se départir du mobilier de son bureau à Kanata.

M. Pigeon s’est donc rendu sur place pour voir ce mobilier.

« C’était tellement beau, raconte-t-il. Ces meubles étaient pratiquement neufs. C’était des cubicules et des postes de travail de très haute qualité. Je pouvais juste m’imaginer la facture. J’ai donc appelé la compagnie qui fabrique ces meubles et on m’a dit que chaque poste de travail valait 5000 $. J’en avais besoin de huit ! J’en avais donc pour 40 000 $, et c’est sans parler de la salle de conférence qu’il fallait aussi meubler. »

M. Pigeon a rappelé la dame à Toronto pour lui dire ni plus ni moins : « merci, mais non merci ».

« Cette dame m’a alors demandé ce qu’on faisait comme fondation, reprend le directeur général. Je lui ai expliqué qu’on amassait des fonds pour appuyer la santé en Outaouais et tout ça. Elle s’est dite emballée par ce que l’on fait.

« Puis, elle m’a rappelé le lendemain et elle m’a dit : ‘Nous avons pris une décision. Vu que vous êtes une fondation, nous allons vous faire don de notre mobilier. Tout ce que vous voulez, vous le prenez’. Je n’en croyais pas mes oreilles. »

Depuis, les bureaux de la Fondation Santé Gatineau sont dotés de chaises de travail ergonomiques, d’une salle de conférence complètement meublée, téléviseurs sur les murs inclus, de postes de travail ultramodernes, d’un photocopieur à la fine pointe de la technologie et j’en passe.

« Tout ça sur un coup de chance », conclut M. Pigeon.

Chanceux, c’est le cas de le dire. Et à sa place, j’irais immédiatement m’acheter un billet de loterie…

La fête des Mères

Je vous ai invité la semaine dernière à me soumettre le nom d’une mère qui pourrait faire l’objet de la « grande entrevue » de notre édition de samedi, veille de la fête des Mères. Merci à vous tous qui avez participé. Vos témoignages étaient fort touchants.

Dans ma chronique de demain, je discute avec une mère qui, par son amour inconditionnel et son dévouement envers son fils Jonathan, a touché le cœur et inspiré des millions de personnes au Canada et dans le monde : Tina Boileau.