Le bureau du premier ministre Trudeau n'a pas encore dévoilé la date de l'élection partielle dans Ottawa-Vanier.

Le calme plat d'Ottawa-Vanier

CHRONIQUE / C'est trop tranquille. Je parle de la course à l'investiture libérale dans la circonscription fédérale d'Ottawa-Vanier pour trouver un successeur au regretté Mauril Bélanger. C'est trop tranquille. Ça ne bouge pas.
« Les nerfs, Gratton ! me lancerez-vous. Les Fêtes viennent à peine de se terminer. Respire par le nez ! »
Bon, d'accord, je vous l'accorde. On ne parle pas de politique dans le temps des Fêtes. Sauf au souper de Noël. Et tout ce qui se dit à la table familiale au souper de Noël reste à la table familiale. C'est une loi non écrite.
Mais même avant la saison des Fêtes, on n'entendait presque pas parler de cette course à l'investiture. Comme si les libéraux d'Ottawa-Vanier avaient tout donné à l'élection partielle au niveau provincial, en novembre dernier, et qu'ils en étaient épuisés.
Ce n'est pourtant pas les candidats qui manquent à cette course à la succession de Mauril Bélanger. Ils sont dix ! Oui, dix. Cinq femmes, cinq hommes. « Parce que nous sommes en 2017 », dirait l'autre.
Bon, puisqu'on parle d'une course à l'investiture, seuls les membres du Parti libéral du Canada (PLC) pourront voter pour choisir l'un de ces 10 candidats qui représentera les « rouges » à l'élection partielle du... du... on ne sait pas. Le bureau du premier ministre Trudeau n'a pas encore dévoilé la date de cette élection partielle dans Ottawa-Vanier. Même si cette circonscription est sans député fédéral depuis presque cinq mois. Comme quoi « rien ne presse quand on est sûr de gagner », doit-on se dire autour de la table des libéraux... 
Tranquille, disais-je.
Trop tranquille.
Et qui sont ces dix candidats qui rêvent de siéger à la Chambre des communes ? Une petite recherche en ligne vous permettra de les connaître un peu plus. Presque chacun a son site web sur lequel il s'autoproclame le meilleur pour représenter les gens d'Ottawa-Vanier. 
Personnellement, j'en connais trois. Les deux Franco-Ontariennes Mona Fortier et Véronique Soucy, parce que ces deux dames oeuvrent, entre autres, dans le monde des médias. Et l'Acadien Francis LeBlanc, parce qu'il a été député fédéral dans les années 1990 d'une circonscription de l'Île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.
Les sept autres, je ne les connais pas. Je devrais peut-être, mais je ne les connais pas. Donc mes excuses à Khatera Akbari, Jean-Claude Dubuisson, Abdourahman Kahin, Eric Khaiat, Ainsley Malhotra, Persévérance Anta Ekwi Mayer et Nicolas Moyer. Et bonne chance à vous dix, mesdames, messieurs.
Aimeriez-vous rencontrer ces dix candidats ? Les entendre ? Les voir ? Si oui, ça tombe bien.
Selon ce qu'on peut lire sur le site web du PLC, un débat des candidats se tiendra jeudi soir, à 19 h, au Muséoparc Vanier, 300 avenue des Pères-Blancs, secteur Vanier. Donc si vous êtes « rouges », c'est un rendez-vous.
Et qui sait ? Peut-être que les choses commenceront à « brasser » un peu après ce débat. Il serait temps. Parce que sur le terrain, c'est le calme plat. 
Ou serait-ce le calme avant la tempête ?