Pour Martine Salomon voyager veut dire aller à la rencontre des gens.

La bénévole globe-trotter

CHRONIQUE / La Gatinoise Martine Salomon sera des Jeux olympiques d’hiver à PyeongChang, en Corée du Sud, le mois prochain. Il s’agira de ses quatrièmes Jeux olympiques depuis ceux de Vancouver, en 2010, elle qui a aussi pris part aux jeux d’hiver de Sotchi, en 2014, et les jeux d’été à Rio, en 2016.

Dans quelles disciplines olympiques excelle-t-elle, demandez-vous ? Aucune. Parce que Martine Salomon n’est pas une athlète olympique, mais bien une bénévole. « Une bénévole globe-trotter s’autoproclame-t-elle. Et je fais le plus beau métier du monde », ajoute-t-elle dans un enthousiasme contagieux.

C’est aux Jeux d’hiver de Vancouver que Mme Salomon et son conjoint, Rock Émond, ont eu la piqûre du bénévolat. Et cette passion pour l’entraide et la solidarité ne les a jamais quittés.

Et depuis 2010, Mme Salomon a de plus participé à plus d’une dizaine d’événements sportifs internationaux un peu partout au Canada et en Europe.

« J’étais parfois bénévole, parfois salariée, dit-elle. Je travaille en organisation d’événements, en communication, en marketing et en tourisme, et j’ai parfois décroché des contrats pour certains événements. Mais que j’aie un contrat ou non, j’y suis à titre de bénévole et j’adore ça. »

Ne parlez pas à Martine Salomon de passer une semaine dans les Caraïbes à se prélasser sur une plage. « Je l’ai fait une fois et je voulais rentrer chez moi au bout de quatre jours », lance-t-elle en riant.

Pour elle, voyager veut dire aller à la rencontre des gens et s’immerger totalement dans la culture de la région et du pays qu’elle visite.

« Le bénévolat est une belle façon de voyager, de découvrir le monde, de tisser des liens d’amitié et d’affaires et d’être en contact direct avec la culture locale, dit-elle. C’est de rentrer en contact avec un inconnu par un ‘bonjour’  et un ‘d’où viens-tu ?’ C’est aussi de sortir de sa zone de confort pour avancer, pour apprendre et pour se réaliser. Et pour une bénévole, c’est aussi de ne pas se poser la question ‘comment vais-je m’habiller ce matin ?’ ni ‘qu’est-ce que je vais manger ?’ C’est plutôt de vivre pleinement et à fond, et d’avoir toute la place pour vivre le quotidien à 100 milles à l’heure. »

Tout ça semble bien amusant et fort intéressant. Aider tout en s’amusant, que demander de mieux ? Mais de voyager un peu partout sur cette boule coûte des sous. Parfois beaucoup de sous. Disons que ce n’est pas donné à tout le monde.

« C’est une question de priorités, de répliquer Mme Salomon. Moi, toutes mes vacances annuelles et tout mon argent de poche sont dédiés à ces voyages de bénévolat. Et c’est la même chose pour mon conjoint. C’est une question de choix.

«Et tant et aussi longtemps que je pourrai contribuer, que je pourrai voyager, rencontrer des gens de partout dans le monde et, surtout, de faire une différence dans le rêve d’un athlète, je serai présente aux quatre coins du monde, prête à aider, à partager et à découvrir pour mieux grandir. Le bénévolat, pour moi, est une passion. Une véritable passion», de conclure Martine Salomon.  

AUX QUILLES POUR SABRYNA

La salle de quilles Anik du boulevard Saint-Joseph à Gatineau organise un quilleton, dimanche le 28 janvier prochain, dans le but d’amasser des fonds pour la famille de Sabryna Mongeon, cette jeune Gatinoise de 18 ans qui a été amputée des bras et des jambes à la suite d’un grave accident survenu dans la nuit de Noël.

Ce quilleton se déroulera de 10 h à 18 h. On organisera de plus un «phototon», c’est-à-dire qu’on captera la photo de tous les participants et ces photos seront regroupées sur une clé USB qui sera remise à Sabryna.

À souligner que vous n’avez pas à jouer aux quilles et que les dons seront recueillis sur place tout au long de la journée.

Pour de plus amples renseignements : salle de quilles Anik, 819-776-3535.