Denis Gratton
Le Droit
Denis Gratton
La directrice de l’éducation et secrétaire-trésorière du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, Édith Dumont, quittera ses fonctions en avril prochain.
La directrice de l’éducation et secrétaire-trésorière du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, Édith Dumont, quittera ses fonctions en avril prochain.

« Est-ce que les enfants vont bien ? »

CHRONIQUE / Édith Dumont, la directrice de l’éducation et secrétaire-trésorière – voire la patronne – du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) depuis les huit dernières années, quittera ses fonctions en avril prochain pour occuper le poste de Vice-rectrice aux partenariats, aux collectivités et à l’international au sein de l’Université de l’Ontario français qui ouvrira ses portes à Toronto en septembre 2021.

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Mme Dumont à de nombreuses reprises au cours des huit dernières années. Nous sommes même devenus amis. Bon, elle ne m’invite pas à souper chez elle avec son conjoint et ses trois enfants, et je ne l’ai jamais invitée pour une pizza chez Louis’, mais j’ai cru déceler des atomes crochus entre elle et moi au fil des années.

Sa passion m’a toujours impressionné. Sa passion pour l’éducation. Sa passion pour les gens qui œuvrent dans le milieu scolaire. Et, surtout, sa passion pour les enfants. Pour leur bien-être. Pour leur avenir.

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Si elle voulait que les 43 écoles du CEPEO deviennent « les meilleures en province », c’était d’abord et avant tout pour offrir aux élèves un lieu d’apprentissage où ils seraient bien, heureux et friands d’apprendre dans leur langue, et où ils comprendraient que leur école est le plus haut tremplin vers leurs plus grands rêves.

« Est-ce que les enfants vont bien ? », demandait-elle souvent. Les enfants étaient sa priorité. Leur bien-être et leurs succès, sa mission.

J’ai rencontré Édith Dumont en février 2012 lorsqu’elle a été nommée à la tête du CEPEO. Voici ce qu’elle m’avait dit :

« J’ai l’intention de donner des visages au CEPEO. Un conseil et son logo, ce n’est pas ce qui interpelle les gens au niveau du cœur. Lorsqu’on parlera du CEPEO, je veux que les gens, dans leur tête, voient des visages. Je veux que nos employés soient des ambassadeurs du conseil ».

Puis elle ajoutait : « On veut offrir aux parents et aux élèves les meilleures écoles en province ». 

A-t-elle réussi ? Les employés du CEPEO sont-ils devenus des ambassadeurs sous sa gouverne ? Je lui ai posé la question quelques années après son arrivée à la tête de ce conseil. Et j’ai compris pourquoi elle tenait tant à ce que ses collègues de travail deviennent eux aussi des ambassadeurs. Elle y tenait… pour les enfants.

« C’est mission accomplie, avait-elle répondu à ma question. C’est palpable. Les employés sont fiers de faire partie d’une communauté qui, tous les jours, a entre ses mains l’avenir du monde, c’est-à-dire nos enfants, nos leaders de demain. Je crois que j’ai réussi à inculquer l’idée qu’on fait un travail des plus précieux pour l’avenir du monde. Une école, c’est une porte qui s’ouvre sur des centaines de portes. Sur le monde, quoi. Et on a vraiment fait un effort pour démontrer aux enfants que ce qu’ils apprennent à l’école a un impact dans la communauté. Dans la communauté au sens propre, mais aussi au sens large. »

Édith Dumont peut partir la tête haute. Et la vie fait parfois drôlement les choses puisque de nombreux élèves qu’elle a vus grandir dans les écoles du CEPEO se retrouveront à ses côtés à l’Université de l’Ontario français. C’est ce qu’on appelle boucler la boucle et accomplir sa mission jusqu’au bout. 

Et si cette nouvelle université franco-ontarienne n’embauche que des gens de sa trempe, les Franco-Ontariens d’aujourd’hui et de demain seront entre bonnes mains.

Félicitations et bon succès chère amie. À bientôt pour une pizza chez Louis’ ?