Lundi matin, après sa première nuit sur la route, Ghislaine Beaudoin indiquait sur sa page Facebook qu’elle remerciait son hôte pour les fraises, la crème fouettée et les « brownies ».

En route pour le Texas

CHRONIQUE / Le mercure indiquait moins 5 degrés Celsius lorsque Ghislaine Beaudoin a quitté sa résidence du secteur Buckingham, dimanche matin, et qu’elle a mis le cap sur le Texas. Un voyage qu’elle parcourra... à pied.

« J’ai quitté à 8 h, a-t-elle dit dimanche matin alors qu’elle s’apprêtait à monter sur le traversier à Masson-Angers pour rejoindre la rive ontarienne. J’ai salué mes (deux) enfants. Ma fille, Naomi, a pleuré un peu, mais elle est forte. Je vais marcher toute la journée. Et je crois que je coucherai dans le coin de Vars (dans l’Est ontarien).

— Dans votre tente ?, lui ai-je demandé.

— Oui.

— Vous ne craignez pas le froid de la nuit ?

— C’est ça l’aventure ! », a-t-elle répliqué dans un éclat de rire.

Eh bien... comme disait Rodger Brulotte : « Elle est partiiiie !! ».

Lundi matin, après sa première nuit sur la route, Mme Beaudoin indiquait sur sa page Facebook qu’elle remerciait son hôte pour les fraises, la crème fouettée et les « brownies ». Et elle ajoutait qu’elle a dû s’arrêter dans un magasin à grande surface pour changer de panier. Celui avec lequel elle a quitté lui demandait trop d’efforts.

J’en conclus qu’elle a été accueillie pour la nuit chez des gens de l’Est ontarien. Mais je n’ai pu lui parler, lundi, son message dans sa boîte vocale se résumant à : « Bonjour, vous avez joint Ghislaine. Je suis présentement en marche vers le Texas. Vous pouvez me suivre sur ma page Facebook. (...) Je reviens à la fin août ou en début septembre. Au revoir ».

Fraîchement retraitée de la fonction publique fédérale, Ghislaine Beaudoin, 61 ans, a entrepris ce long périple pour l’aventure. Pour la simple aventure.

Elle a toujours rêvé de visiter le Texas et elle a décidé de s’y rendre en prenant tout son temps et en laissant le destin tracer le chemin.

Accompagnée de son petit chien Beast, elle compte marcher les quelque 3000 kilomètres jusqu’au Texas, pour ensuite faire le tour — toujours à pied — de cet immense état américain, puis rentrer à Gatineau en avion dans approximativement cinq mois.

Réussira-t-elle cet exploit ? Les paris sont ouverts. Mais chose certaine, cette sympathique dame est déterminée, confiante, courageuse et — c’est le cas de le dire — aventureuse. Faites vos jeux...

À souligner que Ghislaine Beaudoin a lancé une campagne de sociofinancement dans le but d’amasser des fonds tout au long de son parcours, des fonds qu’elle remettra à des causes qui lui tiennent à cœur, notamment la réadaptation de la Gatinois Sabryna Mongeon qu’elle connaît bien.

Pour faire un don : gofundme.com (mots clés : « Texas walk trip »).

SABRYNA, DE MIEUX EN MIEUX

Et parlant de Sabryna...

Elle va mieux. Elle va beaucoup mieux. Elle poursuit sa réadaptation à l’Institut Gingras-Lindsey, à Montréal. Et selon sa mère, Sophie Robertson, son moral est très bon.

Sabryna Mongeon, rappelons-le, a été victime d’une électrocution qui lui a presque coûté la vie, le 25 décembre dernier. Cette jeune femme de 19 ans a été amputée des bras et des jambes et a subi une dizaine d’interventions chirurgicales durant son hospitalisation d’un mois et demi au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

« Son moral est excellent, j’en suis même surprise, a dit sa mère lorsque jointe par Le Droit, lundi. C’est sûr qu’il y a des hauts et des bas, mais Sabryna l’accepte bien. Elle va de mieux en mieux. Elle peut maintenant manger par elle-même, se brosser les dents, se transférer de son lit au divan et tout ça. Elle sort tous les weekends. Elle revient à Gatineau ou au chalet à Val-des-Monts.

«Sabryna a récemment été manger avec ses anciens collègues du restaurant Déli Chenoy’s où elle travaillait avant l’accident. Elle portait une robe et on pouvait voir ses greffes, et elle était à l’aise dans tout ça. C’est très encourageant», d’ajouter Mme Robertson.

Sa réadaptation à l’Institut Gingras-Lindsay pourrait durer approximativement un an, selon les intervenants de l’endroit.