Céline Gauthier a réalisé son rêve. Elle est devenue zoothérapeute.

De la STO à la zoothérapie

CHRONIQUE / Céline Gauthier a œuvré toute sa carrière dans le domaine des communications. Relations publiques, porte-parole d’entreprises et d’organismes, relation avec les médias… elle a fait le tour du jardin, comme on dit.

En mars 2018, après 30 ans de métier, dont 19 années à la direction des communications de la Société de transport de l’Outaouais (STO), elle a tracé une croix sur ce domaine.

À l’âge de 53 ans, elle a décidé de prendre une « semi-retraite » et d’aller jusqu’au bout d’un rêve qu’elle caressait depuis toujours : la zoothérapie.

« J’ai toujours aimé les animaux, et la zoothérapie m’a toujours intéressée, dit-elle. Alors j’ai plongé dans le vide. C’était tout un bateau à faire changer de trajectoire, mais la route est belle. Et j’avais un plan bien établi », précise-t-elle.

Il fallait effectivement un plan. Ne devient pas zoothérapeute qui veut. Il ne suffit pas de se présenter en compagnie de son chien dans un hôpital ou dans un centre pour personnes âgées et de dire aux gens : « flattez Fido et vous vous porterez mieux ».

« J’ai suivi une formation intensive de 100 heures l’été dernier, affirme-t-elle, pile de documents et de livres sur la zoothérapie à l’appui. Et aujourd’hui, ajoute-t-elle, je suis membre de la Corporation des zoothérapeutes du Québec (CZQ). Je détiens à ce titre une assurance en responsabilité civile et professionnelle, je suis régie par le code d’éthique de la CZQ et j’applique les protocoles (d’hygiène entre autres) lors des interventions. C’est une démarche très sérieuse. »

Céline Gauthier n’est pas psychologue. Ni psychothérapeute. Et elle n’a aucune formation en médecine, en santé ou en soins infirmiers.

« J’exerce un métier d’accompagnement, explique-t-elle. Je suis une intervenante avec un partenaire animal, et l’objectif est le mieux-être des gens. Je ne guéris pas les gens. Je ne soigne pas. Je ne fais pas de diagnostic. La zoothérapie est un métier d’accompagnement. L’animal sert d’intermédiaire entre moi, l’intervenante, et la personne. Et quelque part, je trouve qu’il y a un lien entre les communications – mon ancien domaine – et la zoothérapie. Aujourd’hui, je fais de la communication bienfaisante », laisse-t-elle tomber en souriant.

Céline Gauthier a deux « partenaires ». Mollie, sept ans, une femelle berger croisée labrador. Et Tourmaline, une femelle labernois de trois ans.

Après sa formation de l’été dernier, Céline Gauthier – et l’un de ses deux partenaires – devait compléter un stage en milieu de travail. Elle devait également trouver ces milieux où elle serait accueillie avec Mollie pour faire ses premiers pas dans son nouveau métier.

« J’ai fait deux appels, dit-elle, et les deux endroits ont immédiatement accepté. J’ai donc fait mon stage à la Maison Mathieu-Froment-Savoie et à la Société Alzheimer de l’Outaouais. »

Et la Gatinoise a su au terme de ces deux stages qu’elle avait fait le bon choix. Qu’elle avait trouvé sa voie.

« J’ai vécu de très beaux moments durant ces deux stages, dit-elle. J’ai vu toute la beauté et la bienfaisance des relations entre l’humain et l’animal. J’ai vu de petits miracles. L’expérience a été extraordinaire.

«J’aurais pu retourner dans le domaine des communications, ajoute-t-elle. J’ai eu des offres très intéressantes qui m’ont vraiment tentée. Mais avec la zoothérapie, j’ai réalisé que j’ai réellement fait le bon choix pour moi. Je suis heureuse.»