On ne court pas dans une école. C’est une simple question de sécurité.

Courir dans les corridors - suite et fin

CHRONIQUE / Je vous ai parlé dans ma chronique de jeudi de deux adolescents de 15 ans d’une école secondaire de l’Outaouais qui ont écopé chacun d’une contravention de 220 $ pour avoir couru dans les corridors de leur école.

Ils ont ignoré les deux avertissements du directeur de l’établissement qui leur demandait de cesser de courir, et c’est enfin un policier-éducateur de la Sûreté du Québec qui est intervenu et qui leur a remis les contraventions.

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Voici un passage de cette chronique :

« Ces deux ados ont ignoré et enfreint le règlement de l’école et ils en paient le prix. Imaginez le bordel qui régnerait dans une école secondaire si courir dans les corridors était permis. On rapporterait de 15 à 20 accidents par jour. En fait, ne pas courir dans un corridor pour assurer la sécurité de tous ne devrait même pas relever d’un règlement, mais du savoir-vivre. Tout comme écouter et respecter l’autorité relèvent du savoir-vivre ».

Voici maintenant un extrait d’un courriel reçu hier matin et écrit par une enseignante d’une école secondaire de Gatineau :

« Ici, à notre école, deux enseignants ont dû être en arrêt de travail cette année justement à cause de ce même problème. Ils sont tous deux entrés en collision avec deux étudiants qui couraient dans les corridors ».

Alors voilà. On ne court pas dans une école. C’est une simple question de sécurité. Et, je me répète, une simple question de gros bon sens et de savoir-vivre.

Rien à rajouter.

LES LIEUX QU’ON AIME

Changement de sujet…

Avez-vous un secret bien gardé dans votre coin de pays, chers lecteurs ? Que ce soit à Gatineau, à Ottawa, dans l’Est ontarien, dans la Haute-Gatineau, dans La Pêche, dans la Petite-Nation ou dans tout autre coin de la grande région de l’Outaouais et de la capitale fédérale ?

Y a-t-il un lieu, un commerce, un parc ou autre dans votre patelin qui n’est pas nécessairement connu de tous, qui cache une petite histoire unique, qui se trouve loin des circuits touristiques plus traditionnels et qui vaut le détour ? Un secret bien gardé, quoi ?

« Voyons Gratton !, je vous entends me dire. Si c’est un secret, pourquoi t’en parler ? Tu vas ensuite écrire ça dans le journal et notre secret n’en sera plus un. Allume, le chroniqueur !».

Ouais… vu d’même.

Alors oublions les mots « secret bien gardé ». Allons-y plutôt avec un trésor de votre région qui vaudrait la peine d’être découvert par le grand public. C’est mieux ?

Cet été, les chroniqueurs des six journaux du Groupe Capitales Médias (GCM) vous amèneront à la découverte de ces petits trésors, de l’Outaouais jusqu’à Québec, en passant par la Mauricie, l’Estrie et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce sera un rendez-vous chaque jeudi de l’été.

Donc si votre secret bien gar… pardon. Donc si votre trésor méconnu ou ce lieu que vous aimez mériterait une petite visite de notre part et une chronique dans les six quotidiens de GCM, écrivez-moi : dgratton@ledroit.com.

On se verra peut-être cet été.

CHer Postes Canada

Un collègue a expédié une enveloppe par la poste à Toronto. Une grande enveloppe qui lui a coûté 13 $ en frais de livraison lorsqu’il l’a déposée au bureau de poste.

Quelques jours plus tard, il reçoit une lettre de Postes Canada qui lui demande de se présenter à ce même bureau de poste. Arrivé sur les lieux, la commis lui remet l’enveloppe qu’il a postée à Toronto en lui disant qu’il y a une erreur dans l’adresse inscrite.

Il vérifie. Le nom du destinataire est là. L’adresse sur la rue Queen à Toronto est correcte. Mais il remarque qu’en effet, il a écrit un « N » plutôt qu’un « M » dans le code postal.

« Je vais corriger l’erreur », dit-il à la commis en s’excusant. Et cette dernière de répliquer : « vous devez verser 13 $ pour ravoir votre enveloppe ». Mon collègue, surpris, lui demande : « J’ai payé 13 $ pour l’expédier. Vous voulez que je paie 13 $ pour la ravoir afin que je puisse corriger l’erreur. Et vous allez me demander 13 autres dollars pour l’expédier à nouveau ? Donc 39 $ pour un simple envoi !?». « C’est ça », lui répond-elle.

« Gardez l’enveloppe, Madame ». Et il a quitté.

J’aurais fait la même chose.