Raymond Théberge, recteur de l’Université de Moncton, serait le prochain commissaire aux langues officielles.

Commissaire aux langues officielles, prise 2

CHRONIQUE / Un nouveau commissaire aux langues officielles devrait être nommé au cours des prochains jours, voire des prochaines heures. Et selon La Presse canadienne, le gouvernement Trudeau aurait arrêté son choix sur le recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Raymond Théberge. L’annonce de sa nomination serait imminente.

Est-ce un bon choix ? Je l’ignore. Je ne connais pas M. Théberge. Mais en jetant un coup d’œil sur son cheminement professionnel et sur son expérience, on peut conclure qu’il connaît très bien les communautés francophones du Canada, et qu’il semble avoir les compétences requises pour succéder à Graham Fraser.

Franco-Manitobain d’origine, Raymond Théberge est titulaire d’un doctorat en linguistique, d’une maîtrise ès arts en linguistique appliquée et d’un baccalauréat en histoire. Recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton depuis 2012, il a auparavant été directeur du Centre de recherche du Collège universitaire de Saint-Boniface, ainsi que doyen suppléant de la Faculté des arts et sciences sociales et doyen de la Faculté d’éducation de ce même collège universitaire manitobain. M. Théberge a de plus été président-directeur du Centre d’études franco-canadiennes de l’Ouest, et sous-ministre adjoint de la Division de l’éducation en langue française, de l’éducation des autochtones et de la recherche au ministère de l’Éducation et ministère de la Formation des Collèges et Universités de l’Ontario. 

Je repose donc la question : Est-ce un bon choix de la part du fédéral ? Je pense que oui.

Mais tout ça est encore une rumeur. Et le bureau de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, n’a rien voulu confirmer et a précisé par courriel que le processus de nomination est rigoureux, ouvert et transparent, et que le gouvernement est fermement engagé à trouver le meilleur candidat pour le poste.

Justement, parlant de ce processus de nomination. On se souvient du gâchis politique causé par la nomination de l’ancienne Procureure générale de l’Ontario, Madeleine Meilleur, au poste de commissaire aux langues officielles du Canada, en juin dernier. Mme Meilleur a ni plus ni moins été obligée de se retirer de ce poste après que des groupes francophones et les partis d’opposition à la Chambre des communes aient critiqué le gouvernement Trudeau pour avoir nommé une ancienne ministre libérale de l’Ontario dans un poste dont la nature est impartiale. On remettait ainsi en question le processus de nomination dit « rigoureux, ouvert et transparent ».

Or, le gouvernement Trudeau aura-t-il encore ignoré son processus de nomination s’il choisit Raymond Théberge ?

Oui, répondront certains candidats qui ont postulé lors de cette deuxième ronde. Ceux-ci ont affirmé à TFO qu’ils n’avaient pas été contactés et ils se demandent si les nouvelles candidatures ont été considérées où s’il s’agissait simplement d’un exercice de relations publiques.

Voici ce qu’a déclaré l’un de ces candidats sous le couvert de l’anonymat. (Bien que je devine que les observateurs de la scène politique en Ontario pourront facilement l’identifer) :

« Je me questionne sur le sérieux du processus, a-t-il dit. Compte tenu de mon expérience, je m’attendais au moins à un appel. Ça ne servirait à rien de relancer le processus si c’était pour n’étudier aucune nouvelle candidature. » 

La belle affaire, n’est-ce pas. Un déjà-vu. Madeleine Meilleur doit en rire. Ou peut-être en pleurer ?

Mais je le répète, la nomination de Raymond Théberge au poste de Commissaire aux langues officielles du Canada n’est pour le moment qu’une rumeur.

Si toutefois elle se confirme — comme l’a indiqué La Presse canadienne jeudi — attendez-vous à un « cirque aux langues officielles », prise 2.

« Flocons de neige »

Changement de sujet...

C’est le vendredi 1er décembre que se tiendra le déjeuner annuel « Flocons de neige », dont les profits sont versés à la banque alimentaire Partage Vanier. Le déjeuner sera servi comme d’habitude de 7 h à 10 h au Centre Pauline-Charron, qui est situé au 164 de la rue Jeanne-Mance, secteur Vanier. Le coût à la porte est de 20 $.

C’est pour une très bonne cause. Et par les temps qui courent, les Vaniérois ont grandement besoin d’un peu d’amour et de chaleur humaine...

On se voit là ?