Cette affiche, sur laquelle on peut lire les mots : « bilingual service », a été aperçue devant le cabinet d’un optométriste et d’une lunetterie du chemin Innes, secteur Orléans.

Ça ne saute pas aux yeux

CHRONIQUE / Si c’est la façon d’attirer une clientèle francophone, on repassera…

Un lecteur m’a fait parvenir une photo cette semaine qui me laisse plutôt perplexe. Sur cette photo, on aperçoit une affiche illuminée placée devant le cabinet d’un optométriste et d’une lunetterie du chemin Innes, secteur Orléans. Et sur cette affiche on peut lire les mots : « bilingual service ».

On n’y ajoute pas « service bilingue ». On l’écrit uniquement en anglais : « bilingual service ».

S’agit-il d’un optométriste francophone qui cherche à attirer des clients anglophones ? Permettez-moi d’en douter. Parce qu’un anglophone qui entre dans un commerce d’Ottawa sait qu’il pourra être servi dans sa langue. Il ne se pose même pas la question.

Il s’agirait donc d’une affiche pour attirer une clientèle francophone. Mais… pourquoi l’écrire en anglais ? Si jamais un francophone unilingue (ils sont rares dans la grande région d’Ottawa, mais il y en a) passe par là, comment saura-t-il qu’on offre un service en français à cet endroit si l’affiche l’invitant à entrer est rédigée dans une langue qu’il ne connaît pas et qu’il ne comprend pas ?

Le lecteur qui m’a fait parvenir cette photo a ajouté à la blague dans son courriel qu’on a utilisé les mots « bilingual service » « afin de s’assurer que les Franco-Ontariens comprennent bien le message ». Ouch.

Enfin, l’explication est venue d’un autre lecteur qui a aussi aperçu cette affiche sur le chemin Innes. Voici ce qu’il m’a écrit :

« C’est qu’autrefois, l’oculiste était parfaitement bilingue. Elle a pris sa retraite et la personne qui l’a remplacée ne parle pas français. Mais une secrétaire parle français. L’annonce cherche à attirer les francophones ».

On promet donc un service bilingue… pardon, un « bilingual service », mais un service qui s’arrête au bureau de la réceptionniste. Mais si vous voulez consulter ou être soignés, passez à l’anglais « please ».

Il faudrait y voir.

LA FÊTE DES MÈRES

Le 13 mai approche, jour de la fête des Mères. Et ma chronique du vendredi 11 mai portera sur les réalisations et la vie d’une… mère. (Je vous parie que vous l’aviez deviné).

Mais quelle mère ? Quelle maman de la région pourrait faire l’objet de cette chronique ? « Toutes les mères ! », répondront plusieurs. Et ils auront bien raison.

Mais je ne peux qu’en raconter une. Et j’ai besoin de vous, chers lecteurs. J’ai besoin de vos suggestions.

Vous avez ou connaissez une mère exceptionnelle ? Une mère qui mériterait un « gros merci » en cette journée qui lui sera consacrée ? Une mère qui a touché votre cœur et qui a embelli votre vie ?

Si oui, écrivez-moi par courriel ou en privé via Facebook d’ici mardi le 8 mai. (dgratton@ledroit.com). Et sachez que si votre suggestion est retenue, la maman qui fera l’objet de la chronique en question devra être disponible pour une entrevue (et une photo) le mercredi 9 mai.

En vous remerciant d’avance.