Diane Patenaude était âgée de 36 ans lorsqu’elle a appris qu’elle était atteinte de la maladie de Parkinson. Elle sera conférencière lors du congrès Vivre l’espoir qui débute mercredi, à Gatineau.

«À nous deux, Parkinson!»

CHRONIQUE / Les premiers symptômes de la maladie de Parkinson apparaissent généralement vers l’âge de 60 ans. Diane Patenaude était âgée de 36 ans lorsque le diagnostic est tombé...

« J’ai trouvé ça très comique lorsque le médecin m’a appris ça, se souvient-elle. Je me disais que c’était sûrement une erreur médicale. Je n’avais que 36 ans. J’étais convaincue que le médecin s’était trompé. Mais au bout d’un an, j’ai commencé à avoir mal où je ne devais pas avoir mal, surtout aux jambes. Ça m’ennuyait. J’ai donc reconsulté et le médecin m’a dit que ces maux étaient les premiers symptômes du Parkinson. »

Diane Patenaude était atteinte de la forme précoce de cette maladie qui touche entre 5 % et 10 % des personnes diagnostiquées. Un quart de celles-ci sont âgées de moins de 50 ans.

« Ça m’a frappée, avoue Mme Patenaude qui fêtera ses 61 ans dans quelques jours. Mais le découragement n’a duré qu’une semaine ou deux. Ensuite, j’ai décidé que je n’allais pas me laisser avoir par cette maladie. »

Son courageux combat dure depuis maintenant 25 ans. Et à travers les épreuves, Diane Patenaude s’est découvert un talent et une passion pour l’écriture.

Elle a écrit trois ouvrages sur la maladie de Parkinson, dont son dernier livre, À nous deux, Parkinson !, qui, par le biais de chroniques humoristiques, démystifie cette maladie souvent mal connue et mal comprise.

« La prise de médicaments, la sexualité, la modification de l’image de soi, les deuils à vivre comme la perte du permis de conduire, la fin de la carrière, tout y passe… et passe bien, lorsque les sujets sont abordés avec humour, comme le fait si bien l’auteure », peut-on lire dans la description du livre.

Mais comment peut-on trouver l’humour dans la maladie ?

« Je n’ai pas trouvé l’humour, je l’avais déjà, répond Mme Patenaude. On a toujours rigolé chez nous et on continue de rigoler. Et ça ne changera pas. Oui, il y a des moments difficiles. Mais on vit avec et on continue.

— Et si vous aviez un conseil ou deux à offrir aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson ?

— L’exercice est l’arme numéro un. C’est ce que ça prend, il ne faut pas se leurrer. Et il ne faut pas se décourager. Je souffrais d’insomnie grave. Je suis allée vers l’hypnose et je suis passée à travers. Il ne faut pas se laisser avoir par les médicaments qui gèlent le problème, mais qui en créent d’autres. Pour la dépression, j’ai réussi à m’en débarrasser avec des oméga-3. Je travaille sur tous les aspects un à la fois. On a beaucoup de bobos. Mais il faut en prendre un à la fois et tenter de le régler. Et ça fonctionne bien. Pas tout le temps, mais assez bien la plupart du temps.

— Votre médecin vous appuie-t-il dans votre rédaction et dans les conseils et solutions que vous proposez dans vos livres ?

— Mon médecin a signé la préface de mon dernier livre. »

Ça répond à la question…

Vivre l'espoir

La 4e édition du congrès provincial Vivre l’espoir de Parkinson Québec se tiendra du 22 au 24 mai à l’hôtel Crowne Plaza, à Gatineau. Ce congrès, qui s’adresse principalement aux personnes vivant avec la maladie, à leurs proches aidants, aux professionnels de la santé et aux intervenants d’organismes de soutien et de services, présentera les toutes dernières recherches et innovations en ce qui a trait à la maladie de Parkinson.

Diane Patenaude sera conférencière à ce congrès. Son message ?

« Je pose la question suivante : est-ce qu’on fait tout ça pour rien ? Les exercices, les efforts et le reste améliorent-ils vraiment notre sort et retardent-ils la maladie ?

— Et… ?

— Je crois que oui. Nos efforts en valent le coup. On est capable de faire des changements. On est capable de faire des choses. »

Pour de plus amples renseignements sur le congrès Vivre l’espoir, cliquez ici.