Denis Gratton

La bonne façon

CHRONIQUE / Après l’Armée du Salut qui compte construire un méga-refuge de 350 lits au 333 du chemin de Montréal, à Vanier, voici que les Bergers de l’Espoir comptent construire à leur tour un édifice de 42 logements au 765 du chemin de Montréal, à moins de deux kilomètres de là.

Ce futur immeuble des Bergers de l’Espoir sera érigé à l’angle du chemin de Montréal et du chemin Lang’s, tout près des terrains de l’Hôpital Montfort.

Denis Gratton

Le dernier droit

CHRONIQUE / Deux cents autres kilomètres et, comme disait le Capitaine Bonhomme, les sceptiques seront confondus.

Ghislaine Beaudoin, alias « la marcheuse de Buckingham », se trouve aujourd’hui à approximativement 200 km de la frontière qui sépare l’Arkansas du Texas. Celle qui a quitté Gatineau le 1er avril dernier pour marcher jusqu’au Texas prévoit réussir son exploit d’ici 10 à 12 jours, après plus d’une centaine de jours de marche. Qui l’eût cru ?

Denis Gratton

L’honnêteté au menu

CHRONIQUE / Une petite histoire ce matin à classer dans la filière « il y a encore d’honnêtes gens sur cette Terre ».

Samuel Laflamme, de Val-des-Monts, est vidéaste-photographe. Il y a une dizaine de jours, cet homme dans la mi-vingtaine avait une journée fort chargée qui l’attendait. « Une journée de 13 h de travail », dit-il.

Denis Gratton

Recycler pour aider

CHRONIQUE / Est-ce une première au Québec et au Canada ? Difficile à dire. Mais c’est ce genre d’idée géniale qui nous porte à dire qu’il suffisait d’y penser.

François Charette, 58 ans, est agent de prévention en santé et sécurité sur le chantier Zibi, dans le secteur Hull. En juillet dernier, il a décidé sur un coup de tête — ou sur un coup de cœur, devrais-je dire — de venir en aide à l’organisme Moisson Outaouais.

Denis Gratton

Les étés d’autrefois

CHRONIQUE / On devrait ériger un monument sur la colline parlementaire en hommage à Willis Haviland Carrier.

En hommage à qui, demandez-vous ? À W.H. Carrier. L’inventeur de la climatisation. L’inventeur du tout premier climatiseur.

Denis Gratton

La longue lutte de Marc-Olivier

CHRONIQUE / Marc-Olivier ne se sent pas trop bien, ces jours-ci. Une infection de la gorge a ralenti ce jeune adolescent de 14 ans. Et ses parents s’en réjouissent…

« C’est une maladie normale, yessss!!, lance son père, Marc Chantelois.

Denis Gratton

Le recul

CHRONIQUE / Eh bien… Les Franco-Ontariens auront eu leur ministère bien à eux pendant 11 mois. Onze petits mois. Même pas une année.

Comme prévu, le nouveau premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a confié le dossier de la francophonie ontarienne à Caroline Mulroney. Mais M. Ford a du même coup aboli le ministère des Affaires francophones créé en juillet dernier par les libéraux, confiant à Mme Mulroney le titre de ministre DÉLÉGUÉE aux Affaires francophones.

Est-ce une grosse perte ? Oui et non. Un recul ? Définitivement. 

D’abord, avouons, amis Franco-Ontariens, que nous avons tous été un peu surpris l’été dernier lorsque l’ancienne première ministre Kathleen Wynne a annoncé la création d’un ministère des Affaires francophones. On ne s’y attendait pas. Oui, on le demandait depuis un certain temps. Mais sans trop de conviction et sans trop y croire. Disons que nous avions d’autres chats à fouetter et d’autres dossiers beaucoup plus prioritaires à régler.

Et on a rapidement compris que ce nouveau ministère n’était qu’un autre « bonbon » de Tante Kathleen puisque cette annonce n’était pas accompagnée d’un financement accru pour les Affaires francophones, ni d’une hausse d’embauche à ce « nouveau » ministère. Bref, ce n’était qu’un nom. Qu’un cadeau. Qu’un symbole.

Un symbole, mais un acquis. Une petite victoire, quoi. Un pas en avant.

Mais voilà qu’un d’un trait de crayon de Doug Ford, le ministère des Affaires francophones n’est plus. On perd un acquis. Une petite défaite. Un pas en arrière. Un recul.

Et ce qui m’a surtout surpris dans cette histoire, c’est la réaction des intervenants franco-ontariens. Une réaction tiède et mitigée qui frôlait l’indifférence. Une espèce de haussement d’épaules collectif accompagné d’un : « Oh well, c’est la vie, on se reprendra. »

Et ça, c’est dangereux. Parce qu’un acquis — si petit soit-il — doit être préservé et protégé. Car si Doug Ford peut nous retirer un acquis sans gêne et presque sans un mot de notre part, il ne se gênera pas pour nous en enlever un autre. Un autre qui pourrait faire beaucoup plus mal et beaucoup plus de tort que la perte d’un soi-disant ministère.

Bref, il faudra être beaucoup plus vigilant, amis Francos. Car il est déjà évident que ce nouveau gouvernement, contrairement au dernier, ne nous fera pas de cadeau. Bien au contraire…

La guerre du ketchup

Ainsi, je dois dorénavant acheter du ketchup French’s. C’est ce que me répète ma blonde depuis un certain temps. « Achète du French’s à l’épicerie, il faut boycotter Heinz et les produits américains, il faut faire notre part contre ce fou de Donald Trump. »

Bon. Je veux bien. Et il est bien correct le ketchup French’s. Mais savez-vous que French’s est aussi une marque américaine ?

Oui, son usine où est fabriqué le ketchup se trouve près de Toronto. French’s s’y est d’ailleurs installée lorsque Heinz a fermé son usine du Sud ontarien en 2014, mettant plus de 700 travailleurs canadiens à pied. Eh oui, French’s achète les tomates des producteurs du sud de l’Ontario. Mais il n’en demeure pas moins que les profits générés par la hausse des ventes de son ketchup et par le boycottage des consommateurs canadiens à l’égard de Heinz sont acheminés vers les États-Unis.

Je dis ça de même, là.

Mais bon. En achetant le ketchup French’s plutôt que le Heinz, on protège des emplois dans le sud de l’Ontario. C’est déjà ça. Et on se donne bonne conscience en se disant que l’affaire est ketchup.

Denis Gratton

Le marché By d’hier à aujourd’hui

Je travaille dans le marché By depuis plus de 25 ans, là où sont situés les bureaux du Droit.

Durant les années 1990, j’empruntais l’autobus pour me rendre au boulot. Je descendais au Centre Rideau et je traversais le marché à pied. J’adorais cette marche matinale. Les fruits et légumes en abondance, les fleurs multicolores, les maraîchers de l’Est ontarien qui se taquinaient entre eux en étalant les produits de leurs terres sur de longues tables placées dans leur stand. Et le maraîcher Giroux qui m’accueillait chaque matin en me lançant amicalement une pomme et en me criant: «bonne journée, le journaliste manqué !». La pomme valait la boutade.

Denis Gratton

Le silence d’Amanda

CHRONIQUE / Je me demande si le pape François serait disponible cette semaine pour une entrevue téléphonique ? Je pourrais écrire le résumé de notre entretien dans la « grande entrevue » de notre édition de samedi.

Vous riez ? Jamais le pape ne m’accorderait une entrevue, dites-vous ? Ouais… vous avez bien raison. Mais je vous parie que j’aurais moins de difficultés à obtenir une entrevue avec notre Saint-Père qu’avec la nouvelle députée provinciale de Glengarry-Prescott-Russell, la conservatrice Amanda Simard. Car j’avoue que je ne sais plus à quel saint me vouer avec cette nouvelle députée.