Denis Gratton
De mon ami Louis à la friperie

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De mon ami Louis à la friperie

J’ai reçu des nouvelles de Louis Gohourou. Vous le connaissez? Non? Moi non plus.

Mais il m’a écrit — ou il m’a réécrit, devrais-je dire —- hier matin. J’avoue que j’étais un peu mal à l’aise puisque je ne me souvenais pas du tout de son premier courriel. Mais il m’a vite pardonné en m’écrivant «qu’avec tout ce qui se passe aujourd’hui sur internet, il y a de quoi à avoir des doutes».

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Le masque ou le pont?

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Le masque ou le pont?

CHRONIQUE / Les opinions sur le port du masque obligatoire à Ottawa sont partagées, c’est le moins qu’on puisse dire.

Le 15 juillet prochain, les élus d’Ottawa adopteront un règlement municipal qui rendra obligatoire le port d’un couvre-visage dans les lieux publics intérieurs de la grande région de la capitale. Épiceries, cliniques, pharmacies, dépanneurs, banques, centres commerciaux, restaurants… alouette. Si vous voulez entrer, vous devrez être masqués.

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À vos marques, prêts… masquez !

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À vos marques, prêts… masquez !

CHRONIQUE / C’est aujourd’hui que ça se passe à Ottawa. C’est aujourd’hui que le port du masque dans les lieux publics intérieurs deviendra obligatoire dans la capitale du pays.

En fait, le port d’un couvre-visage sera d’abord exigé aujourd’hui par la Dre Vera Etches, médecin-chef de Santé publique Ottawa. Puis dans quelques jours — le 15 juillet pour être exact — les élus d’Ottawa voteront sur une motion déposée par le maire Jim Watson pour créer un règlement rendant obligatoire le port du masque dans les endroits publics intérieurs. Et puisque la majorité des conseillers d’Ottawa se rangent toujours du côté du maire Watson, le port du masque deviendra «officiellement» obligatoire dans neuf jours.

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« Un enfant, ça ne s’oublie pas »

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« Un enfant, ça ne s’oublie pas »

CHRONIQUE / Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, à Ottawa, a nommé une école en son honneur. Les Sénateurs d’Ottawa de la Ligue nationale de hockey ont nommé un trophée en sa mémoire. Et cette semaine, la gouverneure générale du Canada, Julie Payette, a décerné à Jonathan Pitre, à titre posthume, la Croix du service méritoire.

L’enfant papillon, comme le monde l’a affectueusement surnommé, ne sera jamais oublié. Il s’est envolé le 4 avril 2018, à l’âge de 17 ans, après avoir lutté toute sa vie contre l’épidermolyse bulleuse (EB), une rare et douloureuse maladie de la peau qui le rendait prisonnier de son corps. Mais sa mémoire, son sourire et son courage vivront à tout jamais dans le coeur de milliers de gens.

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Quand le troupeau ne passe plus

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Quand le troupeau ne passe plus

CHRONIQUE / Suivre le troupeau. C’est un peu ça, la fête du Canada à Ottawa.

Ados et jeunes adultes, mes amis et moi nous rendions sur la colline du Parlement et dans le marché By le 1er juillet. On marchait en rond toute la journée en suivant la foule, à midi on allait écouter les discours insipides des dignitaires sur la colline et regarder le spectacle d’artistes souvent méconnus aux chansons rarement entendues, puis on redescendait dans le marché By à la recherche d’une table de patio où nous pourrions nous arrêter prendre un rafraîchissement, lire une bière. Sauf que les chances de trouver une table libre sur une terrasse du marché, un 1er juillet, étaient aussi faibles que de gagner le gros lot à la Lotto Max.

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La remise ou la rue

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La remise ou la rue

CHRONIQUE / Joseph-Hugues Bélanger est décédé mercredi dernier. Il était itinérant depuis de nombreuses années, il avait 54 ans. On a retrouvé son corps sans vie dans une remise de la rue Charlevoix dans le Vieux-Hull.

Joseph-Hugues avait fait sa marque à sa façon dans le quartier. Avec ses pousse-pousse qu’il fabriquait lui-même, il sillonnait les rues du Vieux-Hull au grand plaisir des touristes qui y prenaient place. «Plusieurs touristes qui sont passés à Gatineau ont pris une photo avec Joseph-Hugues, a dit Benoît Leblanc, le fondateur et directeur de l’organisme Itinérance Zéro. Mon ami Joseph a marqué l’histoire du Vieux-Hull».

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Des nouvelles de Gros-Lard

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Des nouvelles de Gros-Lard

CHRONIQUE / Le confinement a été long et difficile pour plusieurs. Et si les experts disent vrai, la prochaine période de confinement, à l’automne, risque de l’être tout autant, sinon pire.

Y croyez-vous à cette deuxième vague ? Pensez-vous que la «bibitte» reviendra avec plus de vigueur lorsque les arbres changeront de couleurs, que les temps froids reviendront et que la Ligue nationale de hockey annoncera enfin, fin novembre, que la saison 2019-2020 est annulée ?

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Le dilemme du maire Leroux

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Le dilemme du maire Leroux

CHRONIQUE / «Vraiment ? On ne le savait pas. Alors on fait quoi, là ? »

C’est un peu la réaction que tout le monde de Russell a eue récemment quand on a appris que Peter Russell, l’homme qu’on a honoré en donnant son nom à ce canton de l’Est ontarien, était un propriétaire d’esclaves du XVIIIe siècle. Un grand « oups ! » collectif a soufflé sur les villages de Russell, Embrun et Marionville. « On fait quoi, là ? »

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Baisser le siège

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Baisser le siège

CHRONIQUE / La nouvelle fait réagir, c’est le moins qu’on puisse dire.

Près d’une centaine d’internautes ont émis leur opinion sur le sujet sur la page Facebook du Droit. Et la majorité n’est pas d’accord avec l’initiative lancée par la Ville de Gatineau et rapportée par notre journaliste Mathieu Bélanger dans notre édition de lundi dernier.

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Le train aux roues carrées

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Le train aux roues carrées

CHRONIQUE / La ligne 1 du train léger d’Ottawa sera fermée jusqu’à la fin de semaine, apprenait-on dimanche. Et cette fermeture pourrait même être prolongée de quelques jours, soulignait-on chez OC Transpo.

La ligne 1 du train léger, pour ceux qui l’ignorent, est… le train léger. Il n’y a pas d’autres lignes. Pas encore. Donc, pas de train cette semaine à Ottawa (sauf ceux de VIA Rail).

On répare. On corrige. On colmate. On rafistole. Je ne sais trop ce qu’on fait sur les rails et les wagons. Mais chose certaine, ne l’attendez pas, le train ne passera pas.

Une grosse farce, ce train léger. Un gâchis.

Je relisais un texte mis en ligne par Radio-Canada le 13 mai dernier. Un texte dans lequel on a résumé les déboires de ce train léger en un seul paragraphe que voici:

«OC Transpo a fermé la ligne de la Confédération (la ligne 1) pendant une fin de semaine et pendant une autre période de cinq jours pour effectuer des travaux. D’autres fermetures auront lieu cet été. Pour l’heure, GTR (Groupe de transport Rideau) travaille sur la réparation des freins des voitures, le système de suspension caténaire, les défaillances des réchauffeurs d’aiguilles, la puissance de traction des voitures, les portes-passagers, etc.».

La belle affaire, n’est-ce pas ? J’aime bien le «etc.» à la fin de ce paragraphe. Comme si les problèmes du train léger étaient trop nombreux à énumérer. (Comme ses roues qui s’aplatissent lorsqu’il roule, ma préférée).

Et dans ce texte on parle des problèmes qu’on tente de régler… «pour l’heure». Comme dans: «en ce moment». « En ce moment, on tente de régler ces problèmes. On vous reviendra plus tard avec d’autres».

Misère…

En relisant sur les déboires du « O-Train », comme nos amis de l’autre langue officielle l’appellent, je suis tombé sur cet autre article écrit le jour de son inauguration. En le lisant, je me suis dit que l’auteur aurait peut-être dû attendre une journée ou deux avant de monter à bord de ce train qui ne semble obéir qu’à la loi de Murphy. Voici ce qu’on peut lire:

«Quelle réalisation ! D’une efficacité et d’une rapidité incroyables. De voir un tel système de transport à Ottawa - de l’emprunter surtout - vous fait vite réaliser que la capitale fédérale est entrée dans d’autres ligues avec ce train léger. Les grandes ligues. (…) Enfin, comme première expérience à bord du train léger, je donne la note de A+».

Ichhhh…. 

Qui a écrit ces lignes, demandez-vous ? Heu… c’est moi. En septembre dernier.

J’arrivais d’une promenade dans ce tout nouveau train, l’expérience m’avait plu et le système m’avait impressionné. J’étais épaté, ça m’arrive si rarement. 

Je ne pouvais pas savoir que cette journée d’inauguration allait s’avérer la seule journée sans pépin de ce train. Les problèmes ont commencé dans les jours qui ont suivi son lancement et ils se poursuivent toujours.

Ce train a à peine neuf mois. Il a été inauguré après plusieurs délais, des délais exigés afin qu’il fonctionne à la perfection une fois ouvert au public. 

J’en conclus qu’on aurait peut-être dû retarder son inauguration d’une année ou deux. Peut-être même trois. 

Parce qu’un train qui ne roule pas par grands froids d’hiver ni en temps de canicule l’été ne sert pas à grand-chose. OC Transpo aurait pu acheter le p’tit train de Wakefield à une fraction du coût et ce vieux train à vapeur aurait été plus fiable que celui qu’on tente de faire avancer depuis l’automne dernier.

Disons que chez OC Transpo, on commence à le trouver pas mal lourd, ce train léger. Et les passagers ne sont pas au bout de leurs peines. Lorsque les dirigeants d’OC Transpo ont récemment demandé à GTR si les problèmes pouvaient être réglés d’ici la fin de l’été, on lui a répondu: «Ce sera plus vers la fin de l’année». Reste à savoir quelle année.

Une grosse farce, ce train léger. Un gâchis.

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Marcher avec papa

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Marcher avec papa

CHRONIQUE / Marguerite a cinq ans. Sa soeur, Clémence, fêtera ses trois ans en août.

Dimanche, jour de la fête des Pères, les deux fillettes participeront à une marche à Gatineau afin d’amasser des fonds pour la Société de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Une maladie neuro-musculaire et dégénérative incurable communément appelée la maladie de Lou Gehrig.

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Les masques «Édition Justin Trudeau»

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Les masques «Édition Justin Trudeau»

CHRONIQUE / Luc Régimbal a eu la surprise de sa vie dimanche dernier (le 7 juin). On l’appelait pour lui demander si le premier ministre du Canada pouvait lui rendre visite. Il était 10 h 30, il croyait toujours rêver…

Luc Régimbal est président de la compagnie Régimbal Promotions, à Ottawa. Une entreprise familiale qui célèbre cette année ses 94 ans.

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Le «cash» avant la langue

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Le «cash» avant la langue

CHRONIQUe / La guéguerre se poursuit dans l’Est ontarien entre les maires de l’endroit et la députée Amanda Simard. Une guéguerre qui, semble-t-il, ne prendra pas fin de sitôt.

Au printemps 2019, durant les inondations, les maires des Comtés unis de Prescott et Russell ont critiqué l’absence sur le terrain de la députée conservatrice devenue libérale. On ne la voyait nulle part, déploraient-ils.

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C’t’affaire-là

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C’t’affaire-là

CHRONIQUE / J’ai rédigé une chronique hier qui n’avait rien à voir avec la COVID-19. Une chronique humoristique pour divertir, pour se changer les idées comme on dit.

«Ça fait du bien de lire sur autre chose que le virus», m’a écrit une lectrice. Ce commentaire s’est répété dans d’autres courriels et messages reçus.

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D’hier à aujourd’hui

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D’hier à aujourd’hui

CHRONIQUE / Il n’y a pas si longtemps, la nouvelle aurait semé la consternation dans la ville.

Aujourd’hui, elle est accueillie d’un «bof !» collectif. Juste une autre tentative de meurtre à Ottawa. «Rien à voir ici, circulez».

Andrée Champagne et le pouvoir de l’amour

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Andrée Champagne et le pouvoir de l’amour

CHRONIQUE / Donalda nous a quittés. La comédienne et politicienne, Andrée Champagne, a rendu l’âme vendredi à l’âge de 80 ans. On se souviendra d’elle comme une brillante comédienne et surtout de son rôle de la tragique héroïne Donalda dans l’émission Les Belles histoires des pays d’en haut, un rôle qu’elle a tenu pendant 14 ans et une émission qui a marqué l’histoire de la télévision québécoise.

Mais Andrée Champagne a aussi fait sa marque en politique à titre de députée conservatrice de Saint-Hyacinthe et vice-présidente de la Chambre des communes  - la première femme à être nommée à ce poste - durant les neuf années du gouvernement de Brian Mulroney. Elle a de plus siégé au Sénat canadien pendant neuf ans, de 2005 à 2014.

J’ai eu l’honneur et le privilège de rencontrer cette grande dame, il y a une douzaine d’années, alors qu’elle m’avait accueilli dans son bureau de sénatrice à Ottawa. J’ai le souvenir d’une belle et chaleureuse rencontre avec une femme brillante, élégante, raffinée. Et toujours cette étincelle dans ses yeux, comme une étincelle de jeunesse éternelle, malgré la lourde épreuve qu’elle venait de subir.

Mme Champagne lançait son livre intitulé Je reviens de loin. Une autobiographie qui avait très peu à voir avec ses années comme comédienne et politicienne. Mais un livre qui racontait en détails l’année qu’elle venait de passer. Une année qui aurait bien pu être sa dernière n’eut été des soins médicaux reçus, bien entendu, mais surtout de l’amour de ses proches. Un amour, avait-elle dit, qui lui avait permis de s’accrocher à la vie. 

En mars 2007, de retour d’un congrès de l’Association des parlementaires francophones qui se tenait en Martinique, la sénatrice a été hospitalisée d’urgence, atteinte d’une méningocoque, une grave infection du sang. Elle allait être plongée dans un coma pendant 45 jours.

Les médecins n’avaient pas tout à fait baissé les bras, mais ils étaient prêts à mettre fin aux traitements et ils ne donnaient qu’à « notre Donalda » cinq pour cent des chances de s’en sortir.

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« J’ai versé tellement de larmes »

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« J’ai versé tellement de larmes »

CHRONIQUE / Greg Fergus a été profondément bouleversé et ému aux larmes par la mort « en direct » de George Floyd, un homme noir de Minneapolis asphyxié par un policier blanc, le 25 mai dernier.

Selon le député fédéral de Hull-Aylmer et président du Caucus canadien des parlementaires noirs, ce « meurtre » gratuit, qui a été filmé et retransmis dans une vidéo qui a fait le tour de la planète, est la goutte qui a fait déborder le vase, mais qui a aussi ouvert les yeux de millions de gens sur le racisme systémique qui existe depuis des lunes et qui ronge les États-Unis, mais aussi d’autres pays, dont le Canada.

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Un masque pour se parler

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Un masque pour se parler

CHRONIQUE / La Gatinoise Isabelle Coulombe, 32 ans, est malentendante. De naissance.

Mère de trois jeunes enfants, photographe de profession et étudiante en assistance technique en pharmacie, elle a été légèrement décontenancée lorsque le premier ministre du Québec, François Legault, a fortement recommandé le port du masque pour contrer la propagation de la COVID-19.

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Coco Nini

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Coco Nini

CHRONIQUE / Mon père appelait ça un « brush cut ». Moi j’appelais ça un supplice.

Enfant, rien ne me bouleversait comme une visite chez le barbier. Dès que mes cheveux semblaient un peu trop longs aux yeux de mon père, il m’emmenait chez ce barbier de Vanier qui me semblait plus vieux que mon grand-père.

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Advienne que pourra

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Advienne que pourra

CHRONIQUE / Avez-vous vu le mois de mai passer, vous ? Moi, non.

Nous sommes aujourd’hui le 1er juin. Hier, c’était le 1er mai. Avant-hier, le 1er avril. On ne voit pas le temps passer en confinement.

L’ambassadeur «en résidence»

Les grandes entrevues

L’ambassadeur «en résidence»

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / On connaît Pierre Mantha pour son sens des affaires, son audace, sa vision.

Fondateur et propriétaire de la distillerie Artist In Residence, une entreprise gatinoise qui compte une vingtaine de produits sur les tablettes des succursales de la Société des Alcools du Québec (SAQ), il a été nommé Personnalité de l’année 2019 par la Chambre de commerce de Gatineau.

Les «orphelins» de Montfort [VIDÉO]

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Les «orphelins» de Montfort [VIDÉO]

CHRONIQUE / Il y a un gros vide dans l’Hôpital Montfort depuis le début de la pandémie. Un grand trou dans l’âme de «notre» hôpital.

Dès le début du confinement, en mars dernier, la direction de l’institution a pris la déchirante décision de retourner les bénévoles à la maison. Bien que leur présence soit indispensable, la santé de ces quelque 270 bénévoles était potentiellement en danger.

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«Retour vers le futur» à la Maison Bisson

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«Retour vers le futur» à la Maison Bisson

CHRONIQUE / C’est un retour dans le temps que Québec a imposé il y a quelques semaines en obligeant la fermeture des épiceries le dimanche. Un retour au XXe siècle.

C’était les belles années, diront les nostalgiques comme moi qui ont connu cette époque. Une époque où les dimanches étaient consacrés à la famille. À l’église aussi, il faut le dire, alors que d’assister à la messe du dimanche était une obligation plutôt qu’un choix. Mais c’était une belle époque.

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Rouvrir les ponts

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Rouvrir les ponts

CHRONIQUE / Certains lecteurs ont compris que je blaguais, que j’étais sarcastique. D’autres, non. Et ce sont surtout ces «autres» qui ne se sont pas gênés pour m’écrire et me dire leur façon de penser.

Mercredi dernier, j’ai signé une chronique que j’ai sarcastiquement intitulée «Ces maudits séparatisssses». Dans ce papier, je suis revenu sur les propos du conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier d’Ottawa, Mathieu Fleury, qui a déclaré la semaine dernière que la fermeture des ponts entre Ottawa et Gatineau pour contrer la propagation de la COVID-19 était une décision politique prise par des élus québécois aux «affiliations et ambitions séparatistes». Le conseiller Fleury a même nommé le premier ministre du Québec, François Legault, et le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

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Les vautours

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Les vautours

CHRONIQUE / Je passais à la pharmacie m’acheter des masques.

Mais on ne se procure pas des masques comme on se procure une tablette de chocolat. Ils sont cachés, les masques. Ils sont précieux. Alors on les garde derrière le comptoir, là où les clients ne peuvent les voir. Des masques masqués, quoi.

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Ces «maudits séparatisssses»

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Ces «maudits séparatisssses»

CHRONIQUE / Qui, à Québec, a décidé de fermer les ponts entre Ottawa et Gatineau le 1er avril dernier et d’ériger des contrôles routiers aux frontières de la Belle Province ?

La santé publique québécoise ? La Sûreté du Québec (SQ) ? La Ville de Gatineau ? Le bureau du premier ministre François Legault ?

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L’homme-orchestre de La Petite-Nation

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L’homme-orchestre de La Petite-Nation

CHRONIQUE / Ainsi, le Dr Horacio Arruda a osé danser. On connaît tous la suite…

Tout a été dit sur le sujet. Certains ont dénoncé son pas de danse. Ce n’est pas le temps de danser quand des gens meurent par dizaines, ont dit certains. Laissez-le donc se défouler un peu, on dit les autres.

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Laissez vos fleurs à l’entrée

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Laissez vos fleurs à l’entrée

CHRONIQUE / Céline, d’Ottawa, a fait ses courses pour la semaine, dimanche matin. Un arrêt à l’épicerie où elle a fait la file comme tout le monde, masque au visage, en s’assurant de se tenir à au moins deux mètres des personnes devant et derrière elle. Son tour venu d’entrer, elle a fait ses épiceries en ajoutant exceptionnellement un bouquet de fleurs dans son panier. Elle s’est ensuite arrêtée à trois autres commerces avant de rentrer chez elle.

Elle s’était réservée une heure en après-midi pour aller visiter sa mère. Sa mère qui a rendu l’âme il y a dix ans. Depuis, chaque fête des Mères, Céline la visite là où elle repose, au cimetière Notre-Dame du chemin de Montréal, dans l’Est d’Ottawa. Le plus grand cimetière de la capitale nationale, inauguré en 1872, lieu de repos éternel de 130 000 âmes. Des pionniers francophones, en forte majorité.