La frustration commence à se faire sentir chez les Kings de Los Angeles, qui ont encaissé une autre défaite, lundi soir. Ils ont perdu 4-1 face aux Maple Leafs à Toronto.

Déjà l’heure des remises en question?

CHRONIQUE / La saison est jeune. Pour presque toutes les équipes de la Ligue nationale de hockey, il est encore tôt pour paniquer. Tout peut facilement changer.

Il y a quand même certaines formations qui n’ont pas le loisir d’attendre bien longtemps. Les Kings de Los Angeles, par exemple, sont de celles qui ont besoin de voir des résultats positifs, très rapidement.

Après le match de samedi après-midi, à Ottawa, les joueurs et les entraîneurs étaient à prendre avec des pincettes.

La défaite contre une des formations mésestimées était difficile à digérer.

L’entraîneur-chef John Stevens a servi une réponse plutôt sèche à un collègue qui voulait savoir si l’équipe devait mieux épauler le gardien Jack Campbell.

« Vous me demandez vraiment de vous dire que nos joueurs doivent être meilleurs devant Jack ? Vraiment, pas besoin d’être un génie pour deviner ma réponse... »

« Jack a été sublime, devant notre filet. Il est évident que nous devons mieux le protéger. Nous devons réduire le nombre de chances de marquer de qualité, contre lui. Nous devons particulièrement resserrer notre couverture en défensive quand nous sommes à l’étranger », a-t-il fini par répondre.

Stevens faisait partie des adjoints de Darryl Sutter, en 2012 ainsi que 2014, lorsque les Kings ont soulevé la coupe Stanley.

Il a obtenu une promotion, devenant entraîneur-associé, au début de la saison 2014-15. Il a officiellement succédé à Sutter, trois ans plus tard.

Durant cette période, les Kings ont commencé à faire du surplace. Ils ont réussi à se qualifier pour les séries à deux reprises au cours des quatre dernières années. Chaque fois, ils ont été battus de façon expéditive en première ronde. Ils ont remporté un seul match contre les Sharks de San Jose en 2016. Ils ont été balayés par les Golden Knights de Vegas en 2018.

Il n’est pas facile d’attirer l’attention dans le très compétitif marché sportif de Los Angeles. À leur troisième année sur la côte du Pacifique, les Rams rêvent d’une saison parfaite et du Super Bowl. Les Dodgers sont en plein cœur d’une série de championnat corsée dans la Ligue nationale de baseball. En se joignant aux Lakers de la NBA, LeBron James est devenu, l’été dernier, la plus grosse vedette sportive à gagner sa vie au Staples Center.

Les championnats remportés par les piliers des Kings sont loin dans le rétroviseur.

Ces jours-ci, Stevens cherche des moyens de redonner vie à son attaque massive. Lorsqu’elle est débarquée au Scotiabank Arena de Toronto pour compléter sa traversée de l’est du Canada, lundi soir, son équipe n’avait toujours pas marqué un seul but à cinq contre quatre. Elle avait pourtant obtenu 18 opportunités !

« Nous devons faire mieux, de conclure le capitaine et pilier de l’attaque, Anze Kopitar. Nous avons connu une belle sortie, à Ottawa. Nous avons passé presque deux minutes au grand complet dans leur territoire à nous passer la rondelle, à chercher des opportunités. En bout de ligne, nous n’avons pas réussi à mettre la rondelle dans le filet. Marquer des buts, c’est pas mal la seule chose qui compte. »

« Nous avons des chances de marquer... Ce qu’il faut faire différemment ? Je l’ignore. Il faut peut-être lancer plus souvent. Il faut peut-être foncer davantage au filet. Souvent, les équipes qui en arrachent dans certaines facettes du jeu sont aussi celles qui travaillent trop fort pour s’en sortir. Si on simplifie les choses, on pourrait faire dévier un tir de la pointe ou marquer grâce à un retour de lancer. Ça pourrait être une bonne façon de repartir la machine », croit le défenseur Jake Muzzin.

Getzlaf jouera bientôt

Heureusement, « l’autre » équipe de la région de Los Angeles connaît un solide départ. Les Ducks d’Anaheim ont subi un seul revers en temps réglementaire, jusqu’ici. C’est étonnant, quand on pense que leur capitaine Ryan Getzlaf est sur la touche depuis le tout début. « Les choses progressent plus vite que je pensais. Bien plus vite », a déclaré au Orange County Register l’homme qui vise un retour au jeu dans les prochains jours.

Saad en arrache

Brandon Saad est le troisième attaquant le mieux rémunéré à Chicago, derrière Jonathan Toews et Patrick Kane. On tolère mal les mauvais débuts de saison chez les joueurs qui touchent un salaire annuel de 6 millions $ US. Saad s’est retrouvé dans le quatrième trio des Blackhawks, ce week-end. Lundi, à l’entraînement, on lui a remis un chandail blanc. Ça signifie qu’il pourrait regarder le prochain match dans la galerie de la presse. « Vous pouvez parler de son sentiment d’urgence ou de son niveau de passion. Il doit trouver des moyens de récupérer davantage de rondelles dans des endroits où la circulation est dense », a indiqué l’entraîneur-chef Joel Quenneville au Chicago Tribune.

Brassard sur les flancs

Derick Brassard a passé l’essentiel de ses 700 premiers matches dans la LNH au centre. Dans la dernière semaine, on lui a demandé de tenter sa chance à l’aile gauche. Le Gatinois de 31 ans a bien aimé l’expérience. « J’ai vraiment aimé mon match, samedi. J’ai très hâte de tenter l’expérience à nouveau lors de notre prochain match, mardi », déclare-t-il. En tant qu’ailier, Brassard a la chance d’évoluer avec Sidney Crosby. Ça doit forcément lui plaire...