Postes Canada est déjà un « agent de livraison » pour le cannabis.

« De partout... jusqu’à vous »

CHRONIQUE / En octobre dernier, un haut dirigeant de Postes Canada confirmait lors que la société d’État allait bel et bien livrer du cannabis à domicile à compter du 1er juillet 2018. « Nous serons un agent de livraison », a laissé tomber Marc Smith, directeur à la stratégie et au développement cybercommerce chez Postes Canada.

Ce que ce M. Smith n’a pas dit et ce qu’il ignore peut-être, c’est que cette société d’État est déjà ni plus ni moins « un agent de livraison » et qu’elle livre du cannabis à domicile depuis des mois, voire même des années. La vente de marijuana en ligne existe depuis longtemps et c’est souvent Postes Canada qui assure sa livraison.

Prenons par exemple la compagnie Ganja Express, située en Colombie-Britannique. Une compagnie qui se proclame comme étant « le numéro 1 au Canada de vente de cannabis en ligne ».

Se procurer du cannabis, du haschich ou des produits dérivés à base de cannabis, est un véritable jeu d’enfant sur le site. Vous vous y inscrivez (nom et adresse courriel). Vous y magasinez. Vous payez par « Virement Interac » (soit la seule forme de paiement acceptée par Ganja Express). Et votre colis vous est livré à votre porte par le service Xpresspost de Postes Canada dans les jours qui suivent.

Est-ce que tout ça est légal ? Oui, selon Ganja Express, qui affirme sur son site qu’elle agit en toute légalité puisque leurs clients consommeraient du cannabis à des fins médicinales. Mais non, selon la loi. Il n’y a rien de légal là-dedans.

Mais Ganja Express compte tout de même des centaines, voire des milliers de clients...

Non, je n’ai pas tenté l’expérience, je n’ai pas été magasiné sur ce site. Mais je connais des gens de la région qui sont des clients réguliers de cette compagnie de la Colombie-Britannique, et ceux-ci affirment que c’est la façon la plus discrète et la plus fiable de se procurer du cannabis. 

On oublie le revendeur de ruelle, on oublie les boutiques de cannabis et on shop en ligne, dans le confort de notre foyer, puis on attend que le camion de livraison de Postes Canada se pointe à notre porte. Et merci beaucoup. Ou comme dit le slogan de Postes Canada : « De partout... jusqu’à vous ».

Donc si vous vous demandez si les Canadiens sont prêts pour la date « fatidique » du 1er juillet 2018, n’ayez crainte. La Terre ne cessera pas de tourner. Les gens qui ne consomment pas de cannabis ne se mettront pas soudainement à en fumer ou en manger parce que ce sera légal. Et ceux qui en consomment continueront simplement de s’en procurer de la même façon qu’ils le font depuis des mois, voire des années.

La machine est déjà très bien rodée. Illégale, mais bien rodée.

Frédérique et Mathilde

On change de sujet boutte pour boutte et on passe à la générosité de deux jeunes Gatinoises.

Je vous ai parlé en décembre dernier de Frédérique Lépine et Mathilde Guilbault, deux filles alors âgées de 11 ans qui fréquentaient l’école Massé, secteur Gatineau.

Depuis deux ans, ces deux amies unissent leurs efforts en décembre pour récolter des sous et des denrées afin de préparer un repas de Noël pour les dîneurs de la Soupe populaire de Hull. 

À leur première année, Frédérique et Mathilde ont récolté près de 400 $. Et l’an dernier, elles ont amassé plus de 575 $. Mais elles ne se contentent pas d’aller porter un chèque à la direction de la Soupe. Elles font plutôt elles-mêmes les épiceries et les achats nécessaires pour leur repas des Fêtes. Puis elles vont porter le tout à la Soupe populaire du boulevard Saint-Joseph.

Cette année, bien qu’elles soient étudiantes au secondaire, Frédérique et Mathilde récidivent. 

Et elles se rendront à la Soupe populaire le 23 décembre prochain pour partager leur repas avec les quelque 300 dîneurs de l’endroit. C’est leur façon d’aider, de faire une différence et de changer le monde... pour le mieux.

Si vous pouvez leur offrir un don, communiquez avec Sébastien Lépine (le père de Frédérique) au 819-230-0740.