On l’appelle le « défi TIde pods » et consiste à mordre dans une capsule de détergent et filmer sa réaction.

De bonnes nouvelles

CHRONIQUE / Je vous ai parlé en avril dernier de l’école publique de Kingston qui abrite des élèves francophones de la maternelle à la 12e année. Une école qui débordait avec ses quelque 450 élèves.

Si pleine à craquer était-elle (et elle l’est toujours, je devine) que les élèves du secondaire n’avaient plus accès au gymnase, la bibliothèque était si petite que les élèves devaient s’asseoir au sol, la salle de théâtre avait été transformée en entrepôt, le bureau du technicien en informatique avait été aménagé dans l’étroit espace autrefois réservé au concierge, la salle du personnel avait été reconfigurée pour en faire une salle de classe, la cafétéria n’en était plus une, un cours d’anglais se donnait dans le corridor... J’arrête. La liste pourrait se poursuivre.

Et ce grave problème avait poussé de nombreux élèves francophones de Kingston à quitter le navire pour poursuivre leurs études secondaires dans une « vraie » école, mais de langue anglaise.

La communauté francophone de Kingston a lutté de nombreuses années pour obtenir une école secondaire digne de ce nom.

Et bonne nouvelle... enfin. Le ministère de l’Éducation de l’Ontario a annoncé cette semaine l’octroi d’un financement pour un projet de carrefour scolaire communautaire incluant les deux conseils (publique [CEPEO] et catholique [CECCE]), le Centre culturel Frontenac, ainsi que des partenaires francophones.

Bref, une école secondaire de langue française flambant neuve sera construite.

Chapeau aux francophones de Kingston qui ont lutté et qui n’ont jamais abandonné. La devise d’un certain quotidien d’Ottawa me revient : « l’avenir est à ceux qui luttent ».

Le cadeau d'Anna-Maude

On reste dans les bonnes nouvelles...

Près de 450 personnes ont assisté, samedi, au spectacle « Anna-Maude et sa fusée » qui était présenté au Cégep de l’Outaouais. Ce spectacle, dont je vous ai parlé le mois dernier, avait pour but d’amasser des fonds pour permettre à des enfants malades de la région d’obtenir un traitement dans une chambre hyperbare afin d’améliorer leur qualité de vie.

Cet événement, organisé par Maude Gaumont, la mère de la jeune Anna-Maude, a permis d’amasser la somme de 30 000 $, et deux locations d’une chambre hyperbare ont pu être offertes à des familles de la région. De plus, une chambre hyperbare toute neuve a été gracieusement donnée à un jeune couple de Gatineau dont le fils de quatre ans est atteint de paralysie cérébrale infantile.

Anna-Maude, quatre ans, est atteinte de dyspraxie, une maladie neurologique. En février dernier, une campagne de sociofinancement a permis à ses parents de récolter les 20 000 $ nécessaires pour l’achat d’une chambre hyperbare. La fillette se porte beaucoup mieux depuis et ses parents ont organisé le spectacle en question afin de donner au suivant.

« Et encore une fois, je suis sans mot devant la générosité des gens », a dit Maude Gaumont.

Bonne fête Sabryna

Sabryna Mongeon a fêté ses 19 ans entourée des siens, hier, au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).

« Sabryna a subi une dernière chirurgie lundi dernier, explique sa sœur, Samantha Mongeon. Et hier (mercredi), elle a passé sa fête avec toute la famille. Son moral est très bon. »

La Gatinoise Sabryna Mongeon a été amputée des deux jambes et des deux bras à la suite d’un grave accident survenu le matin de Noël.

Une campagne de sociofinancement lancée en ligne par sa sœur Samantha a permis d’amasser jusqu’à ce jour plus de 172 500 $.

Pour faire un don (ou un cadeau d’anniversaire) : onedollargift.com (mots-clés : grave accident de la route).

En terminant

On l’appelle le « défi Tide pods ». Et ce défi consiste à mordre dans une capsule de détergent à lessive et filmer la réaction de celui qui tente de le relever.

Quelqu’un a dit : im-bé-cile ?

Cinq adolescents canadiens ont été empoisonnés après avoir mordu dans une capsule. Et le Centre antipoison du Québec craint maintenant que ce défi débile fasse des victimes dans la Belle Province.

C’est drôle, mais je remplissais justement mon lave-vaisselle cette semaine lorsque j’ai échappé la capsule de détergent que je m’apprêtais à glisser dans la machine. Mon chien Alfie — qui, je le répète, n’est pas le plus brillant sur cette Terre — s’est approché, il a senti la capsule sur le plancher, il a vigoureusement secoué la tête en signe de dégoût et il a déguerpi.

Même mon chien a compris qu’il faut être d’une stupidité sans borne pour mordre dans une capsule de détergent.

Mais c’est vrai qu’Alfie, contrairement à certains humains, ne cherche pas à tout prix l’attention sur les réseaux sociaux...