Caroline Molroney

CHRONIQUE / Les premiers «vrais» mots de Caroline Mulroney

Depuis son assermentation à titre de ministre déléguée aux Affaires francophones le 29 juin dernier, on ne l’avait guère entendue sur les enjeux des Franco-Ontariens. Caroline Mulroney prenait son temps, dira-t-on, dans une nouvelle équipe gouvernementale plus « contrôlante » des messages de ses ministres dans les médias.

Depuis son discours en chambre lors de la Journée des Franco-Ontariens, on en sait un peu plus sur l’agenda de la ministre déléguée aux Affaires francophones. Montre en main, elle a rencontré tour à tour Le Droit, Radio-Canada ou encore #ONfr. « Efficacité », « innovation », « fardeau administratif », « trou de 15 milliards de dollars », Caroline Mulroney connaissait ses mots-clés.

Premier enseignement donc : la francophonie va devoir composer avec des pronostics budgétaires beaucoup plus sombres que ceux avancés par les libéraux. Mme Mulroney n’a pas écarté la possibilité de coupures. Mais pouvait-elle vraiment dire l’inverse ?

Lentement, le gouvernement progressiste-conservateur prépare l’opinion publique à des sacrifices. Impossible pour le moment de dire quelle en sera la portée, mais l’idéologie marquée de Doug Ford pour l’austérité pourrait ne pas différencier les Franco-Ontariens des autres.

Les économies aussi passeront par plus de francophonie en Ontario, et moins à l’international, dit aussi Caroline Mulroney. Il y a fort à parier que les progressistes-conservateurs publiciseront moins que les libéraux la participation de la province à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il n’y aura d’ailleurs pas de délégation envoyée lors du sommet dans quelques jours en Arménie.