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Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk
Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk

C’est quoi, la «stratégie» d’Ottawa?

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CHRONIQUE / Vous avez peut-être oublié. À la mi-novembre, Eugene Melnyk a été l’invité d’honneur du podcasteur torontois Bob McCown.

Dans l’épisode auquel il a participé, le propriétaire des Sénateurs a exprimé des réserves face à la division 100 % canadienne de la Ligue nationale de hockey. Il n’était pas chaud à l’idée de voir sa jeune formation se frotter, soir après soir, à des équipes aguerries, prêtes à gagner.

M. Melnyk avait affirmé qu’il avait élaboré une «stratégie» permettant de bien protéger les jeunes. Une «stratégie» leur permettant de mieux se développer, pour aider les Sénateurs à mieux remonter, à leur tour, vers le sommet du classement.

McCown et son co-animateur, John Shannon, n’ont pas vraiment allumé.

Moi, si.

Je me suis toujours demandé ce que ça voulait dire, exactement.

Depuis ce jour, j’ai hâte de savoir ce que contient cette «stratégie».

On devrait en savoir plus long, dans les prochains jours, avec le début du camp d’entraînement.

La situation ne sera pas parfaitement claire. La direction de l’équipe a fait savoir aux représentants des médias, mercredi matin, qu’ils n’auront pas accès aux premières séances d’entraînement.

À LIRE AUSSI: Le camp des Sénateurs à huis clos

Elle se cache derrière les strictes et rigides directives de la santé publique ontarienne.

J’ai du mal à comprendre.

On veut limiter les contacts des joueurs, des entraîneurs, des autres employés de l’organisation.

Ça se comprend.

Le Centre Canadian Tire est un building immense, qui compte 17 000 sièges.

On peut facilement accommoder une vingtaine de représentants des médias, tout en leur permettant de respecter une saine distanciation.

Sans pouvoir observer ce qui se passe sur la glace, il sera plus difficile de comprendre exactement le plan de match de l’organisation.

On pourra, au moins, poser quelques questions à Pierre Dorion. Le directeur général sera disponible, par visioconférence, jeudi.

L’acquisition de quelques vétérans - les centres Derek Stepan et Cédric Paquette - dans la dernière semaine pourraient justement s’inscrire dans le plan de MM. Melnyk, Dorion et Smith.

L'ancien joueur de centre des Coyotes de l'Arizona, Derek Stepan

Dans une bonne équipe, à 30 ans, Stepan est un centre numéro trois. À Ottawa, il pourrait être appelé à jouer dans le top-6.

Paquette, lui, est un pur quatrième centre, qui est à son meilleur quand il bouscule et dérange ses adversaires.

En Arizona, l’hiver dernier, Stepan passait - en moyenne - 17 minutes par match sur la patinoire.

À Tampa, en saison régulière, Paquette pouvait jouer environ 13 minutes par soir, avec le Lightning.

S’ils se retrouvent dans la formation débutante des Sénateurs, le même soir, ils pourraient donc passer la moitié du match sur la patinoire.

L'ancien champion de la coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay, Cédric Paquette

Ce sont des minutes qui ne pourront pas être données aux jeunes Logan Brown, Filip Chlapik et Josh Norris.

On veut peut-être simplement éviter aux jeunes d’affronter, constamment, des centres qui sont plus expérimentés et plus forts qu’eux. 

Dans le cadre d’une saison «normale», les Sénateurs croiseraient Connor McDavid, Leon Draisaitl et les Oilers d’Edmonton deux fois. Cet hiver, ils se frotteront au duo infernal à huit occasions.

Stepan et Paquette écoulent la dernière année de leurs contrats respectifs. Ils pourraient tous les deux intéresser des équipes de pointe, à l’approche de la date limite des transactions. 

La Ligue américaine a laissé entendre, mercredi, qu’elle pourrait relancer ses activités au début du mois de février. Selon la rumeur, les Senators de Belleville pourraient s’installer exceptionnellement à Kanata et affronter, à huis clos, les autres clubs canadiens des ligues mineures.

Brown et Norris pourraient donc continuer de s’en donner à coeur-joie contre le Rocket de Laval et contre les Marlies de Toronto pendant quelques semaines, avant de faire la transition vers la LNH, tout naturellement, en avril.

Ce serait presque logique.

On pourrait être dans le champ, aussi. Le plan des Sénateurs pourrait être complètement différent.

Dans un cas, comme dans l’autre, on a hâte de savoir.

Josh Norris

***

C’est ma dernière chronique, en 2020.

Avant de célébrer l’arrivée de la nouvelle année, je lèverai mon verre aux collègues journalistes sportifs de partout qui ont réussi à conserver leur pertinence, durant les neuf derniers mois.

Je suis particulièrement fier des gars du Droit. Ils ont livré la marchandise.

Martin Comtois, vigoureux comme jamais, a semblé rajeunir de 15 ans durant la pandémie.

Jean-François Plante s’est donné le mandat de raconter toutes les histoires qu’il n’avait jamais eu la chance de raconter. Il a fait ça en continuant de couvrir la transformation des Olympiques.

Marc Brassard a profité du printemps pour soigner son vieux dos. Il est revenu au boulot à l’automne.

Merci, les gars, pour cette belle année.

En espérant ne plus jamais en vivre une autre, comme celle-là.