Les francophones constituent par endroits plus de 20 % de l’ensemble des résidents en Ontario.

Ce qui pourrait changer pour l’Ontario français

CHRONIQUE / C’est le grand jour pour les électeurs canadiens. Ce soir, on aura une meilleure idée si Justin Trudeau conservera son poste de premier ministre. Le choix des citoyens pour les 338 circonscriptions canadiennes déterminera l’avenir politique du pays pour les prochaines années.

Du côté des Franco-Ontariens, une dizaine de circonscriptions, particulièrement dans le nord et l’est, seront observées à la loupe. Les francophones constituent par endroits plus de 20 % de l’ensemble des résidents. Une proportion non négligeable.

C’est sans doute du côté du nord de la province qu’il faudra être le plus attentif. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) pourrait y faire quelques gains aux dépens des libéraux. Thunder Bay-Rainer River, Sudbury et même Nickel Belt pourraient redevenir orange. Une prédiction qui, si elle se réalise, permettrait à Stef Paquette, candidat du NPD dans Nickel Belt, d’entrer à la Chambre des communes.

Si l’on se fie aux sondages, l’artiste sudburois possède une courte avance sur le député sortant, Marc Serré. Fort d’un capital de sympathie important, Stef Paquette bénéficie pour cette campagne de la présence à ses côtés de France Gélinas, la députée provinciale de la même circonscription. Un atout important quand on sait que l’élue néo-démocrate bénéficie d’une aura dans ce comté qui s’étale entre autres sur les municipalités du Grand Sudbury et de Nipissing Ouest. À Sudbury, Paul Lefebrve, bien que toujours donné gagnant, est menacé par la néo-démocrate Beth Mairs. En cas de défaite, l’Ontario perdrait donc un représentant franco-ontarien à la Chambre des communes.

Du côté de la région d’Ottawa, les jeux semblent plus ou moins déjà faits. Les libéraux devraient sans problème conserver Ottawa-Centre, Ottawa-Vanier, Ottawa-Sud, et Orléans, autant de circonscriptions marquées par le fait francophone.

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