Sylvain St-Laurent
Le Droit
Sylvain St-Laurent
Alexis Lafrenière
Alexis Lafrenière

Ce que vous avez manqué...

ESPACE LNH / On le disait depuis longtemps. Les espoirs du repêchage 2020 faisaient saliver les dépisteurs. Une quantité impressionnante de futures vedettes étaient disponibles, mardi et mercredi.

On a donc pris le temps d’écouter ces jeunes attaquants, défenseurs et gardiens, quand ils ont eu l’occasion de parler de cette soirée unique, en période de pandémie.

On vous présente ce matin quelques éléments qui auraient pu vous échapper.

Alexis, pas Crosby

Alexis Lafrenière ne connaît pas New York. Il n’a encore jamais eu la chance de visiter la plus vibrante métropole de l’Amérique.

New York ne connaît pas très bien Alexis, non plus.

Dans sa première conférence de presse, le jeune ailier québécois a semblé surpris, quand un reporter américain a voulu le comparer à Sidney Crosby !

« J’essaie vraiment de me concentrer sur mes propres performances, a-t-il répondu. J’essaie de m’améliorer en me rappelant que je suis Alexis Lafrenière. »

Alexis Lafrenière

« Je ne suis pas le prochain Sidney Crosby. Crosby, c’est un joueur de niveau supérieur. »

Lafrenière n’est pas le prochain Mark Messier, non plus.

Messier a été le dernier joueur à porter le numéro 11, dans le camp du club local, au Madison Square Garden. Une bannière flotte au plafond, pour le souligner.

Cela fait en sorte que Lafrenière devra trouver un nouveau dossard à porter, quand il fera ses débuts professionnels. « Je vais prendre mon temps pour bien choisir », a dit le jeune homme.

Byfield dans le livre des records

Le deuxième choix au total, Quinton Byfield, poursuivra lui aussi sa carrière dans une des plus grandes villes américaines. Le nouveau centre des Kings de Los Angeles n’a jamais eu la chance de visiter la Californie.

« J’ai hâte d’y aller pour profiter au maximum du soleil », a-t-il affirmé, tout souriant.

« Je vis à Sudbury, vous savez. C’est un peu différent. »

Quinton Byfield

Byfield est devenu plus sérieux quand on lui a parlé du caractère historique de sa sélection.

Les équipes de la LNH n’avaient jamais repêché un joueur de couleur aussi rapidement.

« C’est important. C’est toujours bien de pouvoir inscrire son nom dans le livre des records. Vous savez, quand j’étais jeune, mon père et ma mère ne connaissaient pas du tout le hockey. J’espère que mon histoire pourra inspirer d’autres jeunes garçons. Il y a des opportunités partout. On peut pratiquer le sport qu’on veut ! »

Byfield semblait particulièrement fier, jeudi, quand le légendaire Earvin « Magic » Johnson l’a félicité pour cet exploit.

Le jeune homme lui a même offert ses services, comme garde, dans un match amical de basket-ball.

Un autre Suédois à Detroit

La sélection du Suédois Lucas Raymond, au quatrième rang, a été la première surprise de la soirée.

Au fond, il ne faudrait pas être « trop » surpris.

Lucas Raymond

Le quatrième choix appartenait aux Red Wings de Detroit. Quand on pense aux Wings, on pense à Henrik Zetterberg, à Nicklas Lidstrom, à Tomas Holmstrom, à Johan Franzen et Niklas Kronwall...

Mais Raymond ne s’identifie pas nécessairement à tous ces joueurs.

« Je n’ai pas regardé trop de matches de la LNH, dans ma jeunesse. Ils sont diffusés au beau milieu de la nuit, ici. »

Raymond ne s’identifie pas davantage aux vedettes de la nouvelle génération. 

« Je ne peux pas dire que je ressemble à un joueur en particulier. J’essaie d’emprunter des caractéristiques à différents joueurs. Je regarde Artemi Panarin et Connor McDavid. J’admire des joueurs plus âgés, aussi, comme Alex Ovechkin et Patrick Kane. »

Si on pouvait faire un super joueur en prenant ce qu’il y a de meilleur de tous ceux-là...

Le prochain quart-arrière ?

Contrairement à Raymond, Jamie Drysdale a passé beaucoup de temps à regarder des matchs de la LNH, ces derniers mois.

Il était un fan des matchs qui étaient présentés en direct de la bulle d’Edmonton, en milieu de journée. Surtout ceux qui mettaient en vedette les Stars de Dallas, les Canucks de Vancouver et l’Avalanche du Colorado.

« Les trois jeunes prodiges défensifs sont vraiment inspirants », dit-il, faisant référence à Miro Heiskanen, Quinn Hughes et Cale Makar.

Jamie Drysdale

« Avoir l’opportunité de les voir à l’œuvre, tous les trois, dans les séries, c’était quelque chose de spécial. Ils ont tous très bien paru. Malgré leur jeunesse, ils étaient tous très confiants. Surtout avec la rondelle. C’est quelque chose que j’admire. »

Les Ducks d’Anaheim, qui l’ont repêché au sixième rang, espèrent sans doute qu’il pourra jouer avec autant de confiance, quand on lui en donnera la chance.

Perfetti aime le numéro 10

Les Jets de Winnipeg ne s’attendaient pas à ce que Cole Perfetti soit toujours disponible, au 10e rang. Le centre ontarien devait être repêché un peu plus tôt.

Perfetti ne pensait pas qu’il attendrait aussi longtemps, non plus.

Cole Perfetti

« Je suis content d’appartenir aux Jets de Winnipeg, mais, à la fin de la journée, neuf autres équipes ont levé le nez sur moi, avant eux... »

Perfetti, un jeune homme très mature, est quand même capable de voir le bon côté des choses. Il parlait par exemple salué Crystal Hawerchuk, la veuve du regretté Dale Hawerchuk, qui a participé à la soirée du repêchage.

« Être le 10e choix, au fond, c’est cool. Une belle façon de rendre hommage à ce grand joueur qui portait le numéro 10. »

Comme Tretiak ?

N’ayons pas peur des comparaisons ! Les journalistes de Nashville ont demandé à Yaroslav Askarov de se comparer au plus grand gardien russe de l’histoire, Vyacheslav Tretiak. « Je connais son nom et sa réputation. Moi, j’espère devenir le plus grand gardien russe à avoir évolué dans la LNH. Comme ça, tout le monde connaîtra mon nom aussi », a-t-il répondu, à l’aide d’un interprète.

Yaroslav Askarov