Le Collège La Cité

Baisse des droits de scolarité: un impact certain pour les francophones

Les institutions scolaires francophones font la grimace après l’annonce gouvernementale de ce mercredi d’une baisse des droits de scolarité. À partir de la rentrée 2019/2020, les étudiants devraient dépenser 10 % de moins pour étudier dans les collèges ou universités. Un manque à gagner important pour ces pôles d’éducation.

«De prime abord, ces frais de scolarité représentent deux millions de dollars pour notre collège», laisse entendre Pascale Montiminy, gestionnaire des communications pour La Cité. «Cela nous étonne, car les frais de scolarité ne sont pas nécessairement un enjeu dont on entend parler souvent. L’impact est un risque pour la formation d’une main d’œuvre qualifiée qui peut répondre au marché du travail.»

À savoir la part de ces frais de scolarité dans le budget de La Cité, Mme Montiminy s’en tient aux chiffres. «Les frais de scolarité constituent environ 18 % des revenus du collège et les subventions 57 %. Les autres revenus proviennent de contrats et autres.»

D’après nos informations, ces mêmes frais de scolarité représenteraient environ la moitié des revenus des universités.

Si La Cité affirme qu’il est encore «prématuré» de faire des spéculations, il y aura peut-être, selon elle, «des décisions difficiles à prendre par rapport aux programmes et aux services».

Le Collège Boréal reste de son côté un peu plus prudent dans ses déclarations. Mais l’institution francophone sudburoise admet que l’impact sera évident. «Les frais de scolarité représentent environ 2 600 $ par étudiant», explique le président Daniel Giroux. «Ça peut représenter trois à cinq millions de dollars par an pour nous, dépendamment des inscriptions.»

Des interrogations sur les détails de l’annonce

Pour les deux collèges, le flou persiste quant à la nature de cette baisse des droits de scolarité, de même pour les droits accessoires qui représentent l’argent dépensé par un étudiant pour s’inscrire à un cours ou à un programme d’études ou pour le terminer. «Le détail qui manque, c’est le détail de la baisse du 10 %, les frais auxiliaires et les droits accessoires», précise M. Giroux.

À l’heure de mettre ces informations sous presse, #ONfr a tenté de rejoindre plusieurs universités. À commencer par celle de Hearst dont la réaction n’est pas encore publique. L’Université Laurentienne a affirmé qu’elle n’accorderait pas d’entrevue sur le sujet.

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.