Ghislaine Beaudoin a fait une randonnée en bateau sur la rivière Ohio.

Aux portes de Nashville

CHRONIQUE / Des nouvelles de Ghislaine Beaudoin, la « marcheuse de Buckingham » qui a quitté l’Outaouais le 1er avril dernier pour marcher jusqu’au Texas.

Elle va merveilleusement bien. Elle a traversé l’État du Kentucky au cours des dernières semaines, s’arrêtant chez des hôtes qui l’ont généreusement hébergée pour une nuit ou deux.

La chaîne d’entraide se poursuit pour cette Gatinoise de 61 ans, alors qu’un « appel à tous » est lancé quotidiennement sur Facebook par des Américains qui ont créé le « Team G ». Au fur et à mesure que Mme Beaudoin avance vers le Texas, et dans presque chaque village où elle passe, une famille est là pour l’accueillir, la nourrir et la loger.

Mme Beaudoin était, par exemple, dans le village de Warsaw au Kentucky, il y a quelques jours, où ses hôtes, Jay et Betsy, l’ont emmenée faire une randonnée en bateau sur la rivière Ohio. Et à en juger par les photos que la « marcheuse » partage sur Facebook, elle semble bien s’amuser, c’est le moins qu’on puisse dire.

Elle est maintenant rendue à Westmoreland, un village de 2200 âmes situé à l’extrême nord du Tennessee, à approximativement 75 kilomètres de Nashville. Et elle devrait atteindre la ville d’adoption de P.K. Subban d’ici jeudi. La distance entre Ottawa et Nashville : 1667 km.

« Ça fait deux personnes qui m’écrivent pour me dire qu’elles ne pensaient pas que j’allais me rendre aussi loin, m’a raconté Mme Beaudoin, lundi, via Facebook. Une autre dame m’a écrit pour me dire qu’au début de ma marche, elle croyait que j’étais un peu folle sur les bords. Mais que, finalement, elle commence à croire que je parviendrai à me rendre à destination. »

La « marcheuse de Buckingham » était attendue par un couple de Westmoreland lundi soir. Et elle a déjà des hôtes qui l’attendent dans les deux prochains villages sur sa route pour l’héberger les deux prochaines nuits.

Non, Ghislaine Beaudoin n’est pas « folle sur les bords ». Loin de là. Elle vit pleinement sa vie à sa façon. Et j’ai la curieuse impression que certains l’envient par moments…

À suivre.

Un souper fictif
Vous êtes invités à un souper vendredi, chers lecteurs. Oui, un souper. Mais un souper qui n’aura pas lieu…

Le vendredi 15 juin est la Journée mondiale contre la faim. Et en marge de cette journée, l’organisme Moisson Outaouais, qui a pour mission d’assurer la sécurité alimentaire des personnes vivant des conditions socio-économiques difficiles, lance sa 12e édition du Souper fictif.

Le mot « fictif » dit tout, puisqu’il n’y en aura pas de souper. Par contre, ce souper qui n’aura pas lieu permettra à Moisson Outaouais d’offrir des aliments frais pour le dépannage alimentaire aux 8000 personnes – dont près du tiers sont des enfants – qui bénéficient d’une aide alimentaire chaque mois.

Comment participe-t-on à ce souper imaginaire ? C’est bien simple, vous donnez. Vous faites un don. C’est tout. Mais c’est aussi beaucoup.

« Cent pour cent des dons amassés dans le cadre de cette campagne seront versés dans le budget d’aliments de Moisson Outaouais, dit la porte-parole de cet organisme, Marie-Michèle Barrette. Les sommes amassées nous permettront de bonifier la qualité nutritive de l’aide alimentaire offerte aux enfants, aux parents et aux personnes seules à qui nous venons en aide. Et ces sommes serviront à l’achat d’aliments frais tels que des œufs, du lait, du fromage, des fruits et des légumes. L’an dernier, le Souper fictif nous a permis d’amasser la somme de 40 000 $ », ajoute Mme Barrette.

Le populaire chef du St-Estèphe, Stéphane Paquet, s’est joint à cette 12e édition du Souper fictif de Moisson Outaouais. « Que ce soit un don de 30 $, 100 $ ou 250 $, chaque geste de générosité est précieux », dit ce dernier.

Et les gens qui offriront un don de 100 $ ou plus auront la chance de gagner un repas préparé et livré à leur domicile par le chef lui-même.

Pour faire un don : souperfictif.ca ou 819-669-2000.