La journaliste Sylvie Branch a posé ses questions en français au ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, on lui a répondu en anglais.

À en perdre la carte

CHRONIQUE / Bienvenue mesdames et messieurs à un autre épisode de « La traduction à la Google ». Une présentation du gouvernement Ford.

Ma collègue Sylvie Branch voulait obtenir des renseignements auprès du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario. Elle avait quelques questions à poser à propos de l’obtention d’une carte santé qui indique notre préférence d’être servis en français.

Elle a fait parvenir un courriel à un porte-parole de ce ministère. Sylvie a posé ses questions en français dans sa missive, on lui a répondu en anglais. Elle a alors souligné dans un deuxième courriel qu’elle s’attendait à recevoir des réponses en français puisque sa demande initiale était rédigée dans cette langue. On lui a alors répondu… en anglais. (Il n’y a vraiment rien à faire avec ce gouvernement.)

Puis dans ce deuxième courriel, notre journaliste à posé la question qui suit : « Puis-je avoir un visuel d’une carte (santé) pour les francophones ? »

Voici la réponse obtenue : « Please clarify what you mean when you ask for a visual of a map of Francophones. A map of what? »

Misère… ce fonctionnaire a traduit le mot « carte » par « map ». Une « map » étant une carte géographique dans l’autre langue officielle. Rien à voir avec une carte santé, évidemment. Ou comme disait Bob Labine : « On va mettre Gatineau sur la ‘map’ ».

(Soupir…) Je me console en m’imaginant que, quelque part dans un bureau de Toronto, un fonctionnaire provincial unilingue anglais cherche désespérément depuis quelques jours une « carte des francophones ».

Ça me rappelle une chansonnette de mon enfance :

« C’est le Pirate Maboule

Qui perdu sa boule.

Je sais bien où la retrouver

Mais j’aime mieux qu’il la cherche… »

Passons maintenant à un épisode de « Heu… pardon ?». Une présentation de la ministre des Affaires francophones, Caroline « je suis une amie des Franco-Ontariens » Mulroney.

Voici une citation tirée d’un texte de #ONFR publié mardi :

« La communauté francophone de l’Ontario occupe une place importante et unique dans le passé, le présent et l’avenir de notre province, et nous nous engageons à respecter et à protéger les droits fondamentaux, les acquis et les progrès pour lesquels les Franco-Ontariennes et les Franco-Ontariens ont travaillé au fil des générations. »

— Jessy Robichaud, porte-parole de Caroline Mulroney.

Heu… pardon ?

Le gouvernement Ford s’engage à protéger nos acquis, nos droits fondamentaux et nos progrès, dites-vous ? Ah bon.

Alors, il y a quelque chose que je n’ai clairement rien compris dans l’abolition du Commissariat aux services en français et dans le renvoi aux calendes grecques de la mise sur pied de l’Université de l’Ontario français. Soit un commissariat qui protégeait nos « droits fondamentaux » et une université que nous comptions parmi nos « acquis ».

Mais au moins, ce commentaire de M. Robichaud était en français…

Un « progrès » ?

SOS Vanier aux quilles

En terminant, le mouvement populaire S.O.S. Vanier, qui s’oppose à la construction d’un refuge de 350 lits de l’Armée du Salut sur le territoire de l’ancienne ville de Vanier, tiendra une « Fête de bowling » le 21 février. Cette compétition amicale se déroulera de 18 h à 21 h à la salle de quilles McArthur du chemin du même nom, secteur Vanier.

Pour y participer, que ce soit comme joueur ou bénévole, ou encore pour offrir un don, inscrivez-vous par courriel à l’adresse bmcconville@outlook.com.

Les profits de cette soirée seront remis au mouvement SOS Vanier qui, soit dit en passant, a déjà amassé 165 000 $ de son objectif de 200 000 $.