Sylvain St-Laurent

Ça se passe comme prévu

CHRONIQUE / Les collègues qui l’ont vu jouer à Laval, il y a une dizaine de jours, ont décrété qu’il est un peu trop fort pour la Ligue américaine. En récoltant deux points ce week-end en Alberta, il n’a certainement rien fait pour diminuer sa cote dans la LNH non plus.

Si ça continue comme ça, Thomas Chabot deviendra un heureux problème pour les Sénateurs avant longtemps.

Pierre Dorion et Guy Boucher pourront difficilement garder un espoir aussi doué dans les mineures très longtemps.

Ils ont quand même un peu de temps devant eux.

Chabot est un jeune homme très intelligent. Assez pour savoir que de ruer dans les brancards en ce moment ne lui donnerait rien de bon.

Les points qui s’accumulent permettent aux dirigeants de l’équipe de s’acheter du temps.

On vient de compléter le deuxième week-end d’activités dans la LNH. Les Sénateurs ont joué cinq parties et n’ont toujours pas subi un seul revers en temps réglementaire.

Ça se passe EXACTEMENT comme on avait prévu.

Ou pas.

En 25 années d’existence, Ottawa n’avait jamais réussi à compléter une tournée parfaite dans l’Ouest canadien. Il y a une raison, pour ça. C’est dur, une tournée dans l’ouest. 

Les athlètes sont des gens terriblement routiniers. Ce sont des machines programmées. Commencer un match à 22 h pour le terminer trois heures plus tard, ça donne un choc au système. Imaginez, alors, répéter le scénario trois fois en six jours avec des arrêts à Vancouver, à Calgary ainsi qu’à Edmonton. Avec de longs vols et le décalage horaire qu’il faut constamment combattre.

Je vous en signe un papier, ce segment du calendrier vous rentre dans le corps. Même les gens qui gagnent leur vie en écrivant des mots sur un clavier en ressentent – un petit peu – les effets.

Mais bon. Les Sénateurs, édition 2017-18, ont réussi l’exploit de balayer les provinces de l’ouest. En trois parties, ils ont marqué 14 buts. Ils en ont encaissé à peine trois.

Les pessimistes s’inquiétaient du trou laissé à la ligne bleue lorsque Marc Méthot était parti. J’en faisais partie. J’étais même un des pires.

Dans six mois et 77 parties de hockey, je pourrais avoir à dire que je m’inquiétais pour rien.

***

Aimer la Ligue canadienne de football, c’est accepter une foule de petites imperfections qui font d’elle un circuit unique, inimitable.

Nous voilà rendus dans le dernier droit. Il reste trois semaines à écouler au calendrier régulier. Durant cette période, le Rouge et Noir aura droit à deux congés. C’est donc dire que, durant une période de 22 jours comprise entre le 14 octobre et le 4 novembre, ses joueurs n’auront qu’un seul petit match à disputer.

S’il fallait que les Argonauts de Toronto perdent leurs deux dernières parties, Ottawa remporterait le titre de la division Est et son calendrier serait encore plus allégé. Il obtiendrait alors un laissez-passer direct pour la Finale de l’Est, ce qui lui permettrait d’économiser ses forces durant une séquence où il n’aurait qu’un match à jouer en 36 jours.

On veut aimer la LCF. Beaucoup. Le problème, c’est que la LCF n’est pas toujours facile à aimer.

***

C’est une bonne idée, la Fin de semaine des rivalités dans la LHJMQ. Un circuit qui souffre d’un terrible manque de visibilité au niveau national crée l’événement, en début de saison. L’objectif étant, visiblement, de stimuler les partisans dans les différents marchés à une période de l’année où les matches n’ont pas beaucoup de signification.

En Outaouais, ce week-end nous rappelle malheureusement que les Olympiques n’ont plus de grands rivaux.

Vendredi dernier, notre collègue Jean-François Plante a eu l’idée de sonder ses abonnés sur Twitter. Près de 60 % des fans qui ont répondu à sa question ont choisi l’Armada de Blainville-Boisbriand comme principal club ennemi.

Quelques heures plus tard, une foule (annoncée) de 1542 spectateurs était massée dans les gradins du Vieux-Bob pour voir les deux formations en découdre.

Non, ce n’est pas le Klondike.

T’as raison, JF. Si le Titan de Laval existait toujours, les Olympiques auraient un vrai de vrai rival. Hélas...

Sylvain St-Laurent

Du basket-ball dans un marché saturé

Il s’en dit, des choses, dans le cadre d’une campagne électorale. Pas plus tard que mercredi, en point de presse, la candidate à la mairie Sylvie Goneau s’est engagée à doter Gatineau d’une équipe de basket-ball professionnelle.

Son équipe se grefferait à un obscur circuit professionnel mineur, la Ligue nationale du Canada (NBL). Elle jouerait dans un aréna tout neuf construit en bordure du boulevard des Allumettières.

Parce que Mme Goneau mettrait un frein au projet de construction du complexe à quatre patinoires dans le secteur de la Cité pour recommencer un projet tout neuf sur le site actuel du Centre Robert-Guertin.

Je laisserai à d’autres le soin de commenter cette dernière proposition.

Cette histoire de basket, par contre, a piqué ma curiosité.

En fouillant un minimum, jeudi, j’ai vite pu me rendre compte que ce n’était pas une idée nouvelle, ni originale. Elle circule depuis un certain temps, déjà. Des gens d’affaires travaillent sur ce projet depuis un certain temps, déjà. Différents scénarios sont à l’étude. On me dit qu’ils ont même approché les gens de Vision Multisports Outaouais (VMSO). Ils seraient intéressés à s’installer sur le boulevard de la Cité en même temps que les Olympiques.

On ne leur a certainement pas claqué la porte au nez. On ne s’est pas non plus lancé à la recherche de fournisseurs pour un plancher de bois franc et deux paniers.

Mme Goneau n’a pas tort d’affirmer qu’on retrouve des amateurs de basket dans sa région. 

Il y a deux ans, plus de 15 000 fans ont couru jusqu’au Centre Canadian Tire pour assister à un match hors-concours de la NBA entre les Raptors de Toronto et les Timberwolves du Minnesota.

Bon an, mal an, entre 8000 et 10 000 personnes bravent les bouchons de circulation, sur l’autoroute 417, pour voir les Ravens de Carleton et les Gee Gees d’Ottawa croiser le fer dans un choc des puissances du sport interuniversitaire canadien.

Il ne faudrait quand même pas s’imaginer que tous ces gens feraient la queue devant le nouvel amphithéâtre gatinois pour acheter des billets de saison.

LeBron James, Kevin Durant et Stephen Curry ne passeront jamais en Outaouais. La Ligue nationale du Canada, je vous répète, est un circuit très, mais vraiment très mineur. Il trouve un moyen de survivre avec une poignée de formations qui vivent dans des marchés secondaires où il ne se passe pas grand-chose.

Dans un marché sportif saturé comme celui d’Ottawa-Gatineau, la réussite d’un tel projet serait tout, sauf garantie.

D’ailleurs, la NBL a déjà tenté sa chance dans le coin. Ça ne fait pas très longtemps, c’était en 2013. Qui s’en souvient ?

Moi, si. Mais c’est vague. Je me souviens d’une brève rencontre avec le type qui gérait le projet, un bonhomme un peu trop enthousiaste qui gagnait sa vie comme conférencier-motivateur. Il rêvait de remplir le Centre Canadian Tire. Il se voyait déjà dans les ligues majeures.

On a parlé de lui brièvement lors de sa conférence de presse inaugurale. Les TomaHawks d’Ottawa, le nom qu’il avait choisi, n’a pas été trop bien reçu auprès des communautés des Premières Nations.

Il a réparé son erreur. Les « SkyHawks » ont par la suite joué quelques matches dans un CCT pratiquement vide. Ils ont complété leur seule saison en jouant quelques parties dans le gymnase du Cégep de l’Outaouais.

Puisqu’il est question du marché sportif saturé... J’ai fait un arrêt à la Place TD, jeudi matin. Le Fury, qui vient d’établir un nouveau record en attirant 100 000 spectateurs, s’entraînait pour la dernière fois de la saison.

Les gradins temporaires qui serviront lors du match de la coupe Grey et lors du match de hockey en plein air sont presque complètement installés. C’est réussi.

Denis Gratton

Le «water bill» d’Ottawa

CHRONIQUE / La question était pourtant simple. La réponse me semblait l’être tout autant. Mais il aura fallu près de deux jours avant d’obtenir une réponse de la part du service des relations avec les médias de la Ville d’Ottawa.

La question a été posée par courriel mardi à 10 h 05. Le service des relations avec les médias de la Ville a transmis un avis de réception quatre minutes plus tard. Mais il n’a répondu à cette simple question que mercredi, à 16 h 57. Soit presque 31 heures plus tard !

Quelle était cette question, demandez-vous ? Je vous explique.

Selon une nouvelle politique de la Ville d’Ottawa, les contribuables devront, à compter de janvier 2018, indiquer à la Ville dans quelle langue officielle ils désirent recevoir leur facture pour les services d’approvisionnement en eau. Ces factures sont actuellement émises dans les deux langues officielles. 

Mais la Ville a décidé, pour des raisons qui m’échappent, de changer cette façon de faire qui me semblait pourtant juste et équitable pour tous, francophones et anglophones.

Voici ce qu’on peut lire sur le site web de la Ville :

« À compter de janvier, les résidents d’Ottawa recevront leur facture pour ce service dans la langue officielle de leur choix. Veuillez accéder au site monservice.ottawa.ca ou appeler le Service des recettes au 613-580-2444 afin de choisir la langue officielle que vous préférez ».

Or, ma question était celle-ci :

« Un résident qui ne s’inscrit pas sur ce site ou qui n’appelle pas pour signaler la langue de son choix recevra-t-il sa facture en anglais ou en français ? »

Cette question était pertinente, à mon avis, car ce n’est pas tout le monde qui prendra le temps d’aller s’inscrire ou d’appeler pour indiquer la langue de son choix. 

Plusieurs ignoreront ou oublieront cet avis de la Ville et s’attendront à recevoir, comme à l’habitude, une facture bilingue. Et certains Francos pourraient être désagréablement surpris s’ils recevaient une facture rédigée uniquement en anglais, un « water bill » plutôt qu’une « facture d’eau ».

J’ai donc posé la question. Et le service des relations avec les médias de la Ville d’Ottawa m’a répondu 31 heures plus tard. Et croyez-moi, à la vitesse où l’information circule en cette ère technologique, 31 heures est une éternité.

Mais bon. La réponse de la Ville d’Ottawa est finalement venue, c’est déjà ça. Et la voici :

« La Ville utilisera les données concernant le soutien au conseil scolaire du résident pour tenter de s’assurer que la facture qui lui est envoyée est rédigée dans la langue appropriée si ce dernier n’a pas communiqué avec la Ville ».

Donc si vous soutenez un conseil scolaire de langue française, vous recevrez une facture en français. Vous soutenez un conseil anglophone, la facture sera en anglais. (Tout était pourtant si simple avec les « factures d’eau » bilingues...). 

Et cette nouvelle façon de faire de la Ville me fait sourire. Malicieusement sourire, dois-je avouer. Parce que je sais qu’il y a des centaines et des centaines de couples anglophones qui choisissent d’inscrire leurs enfants dans des écoles de langue française en espérant que leurs rejetons grandiront bilingues. Et si on tient pour acquis que ces parents soutiennent financièrement le conseil scolaire qui éduque leurs enfants, ceci veut donc dire que ces parents anglophones qui ne se seront pas inscrits auprès de la Ville pour signaler la langue de leur choix recevront leur facture d’eau... en français ! C’est le comble ! C’est le monde à l’envers !

Et, évidemment, un francophone qui ne s’est pas inscrit auprès de la Ville et qui, pour des raisons qui lui appartiennent, choisit de soutenir un conseil scolaire anglophone recevra sa facture en anglais.

Imaginez maintenant si la Ville de Gatineau appliquait la même politique sur son territoire, là où un paquet de francophones soutiennent le conseil scolaire de langue anglaise afin d’épargner des sous. 

Tous ces Québécois seraient facturés par la Ville de Gatineau en anglais !

Jean-Paul Perreault en ferait sûrement une syncope.

Sylvain St-Laurent

Ils vont finir par s’entendre

CHRONIQUE / Désolé, ça ne me rentre simplement pas dans la tête. Kyle Turris qui pourrait quitter les Sénateurs à titre de joueur autonome sans compensation, l’été prochain. Turris qui pourrait partir plus tôt, en fait. Turris qui serait échangé avant la date limite s’il ne parvient pas à négocier une prolongation de contrat.

Je sais fort bien que tout cela est possible. Ça s’inscrit même dans l’ordre normal des choses. Des joueurs changent d’organisation année après année, le 1er juillet.

Je reconnais que c’est possible, donc.

Dans le cas qui nous intéresse, je doute que ce soit probable.

Les insiders de TSN, Darren Dreger et Bob McKenzie, ont commencé à laisser planer la possibilité d’une transaction, la semaine dernière. Cette information leur a forcément été transmise par une source proche des négociations. Ça peut donc s’inscrire dans une stratégie de négociations.

Elle a possiblement porté fruit. Pierre Dorion a offert cette très révélatrice réponse, mercredi, lors de sa courte rencontre avec la presse. « Les négociations s’en vont dans la bonne direction... Depuis qu’on a recommencé à se parler. »

Dorion trouvera une façon de payer Turris à sa juste valeur. Bryan Murray est son mentor. Durant ses neuf années passées dans le bureau du directeur général, Murray a souvent répété qu’il était crucial pour les Sénateurs de conserver un bon noyau de joueurs de la région.

Turris a grandi très loin d’Ottawa, en Colombie-Britannique, mais il a tout fait pour s’intégrer à sa communauté d’accueil au cours de cinq dernières années. Il a choisi de s’installer dans le coin en permanence. Au départ, il a pris cette décision pour se rapprocher du préparateur physique des Sénateurs, Chris Schwarz. Au fil des ans, il a choisi d’élever ses enfants dans une ville qui lui plaît.

À son arrivée, Turris traînait une réputation de joueur capricieux. Il a effectué un virage à 180 degrés, très rapidement, pour devenir l’athlète le plus facile à diriger dans le vestiaire.

Les Sénateurs ont, en théorie, des espoirs de qualité qui devraient être capables de lui succéder dans le rôle de centre numéro un d’ici quelques années. Ces jeunes ont cependant beaucoup de choses à prouver.

Guy Boucher a dit, durant le camp d’entraînement, qu’une équipe de la LNH n’a jamais trop de joueurs de qualité à cette position.

***

Le centre des Jets de Winnipeg Mark Scheifele collabore avec le site Internet Players’ Tribune. Il dresse la liste des cinq joueurs les plus durs à affronter dans la LNH. Au sommet de son palmarès : Erik Karlsson.

« C’est comme une légende urbaine. Il est le Bill Murray de la LNH. J’ai parlé à quelques joueurs des Sénateurs. Comment fait-il ? Tout a l’air si simple. On m’a répondu que Karlsson est, livre pour livre, le joueur le plus puissant de la LNH. »

« Karlsson est absolument incroyable. Il est le défenseur polyvalent parfait. »

Je vous rappelle qu’on parle ici d’Erik Karlsson. Il n’y a pas si longtemps, on disait de lui qu’il était carrément inutile dans son propre territoire.

***

J’ai pondu plusieurs chroniques, dans les 12 derniers mois, sur les problèmes d’assistance lors des matches des Sénateurs au Centre Canadian Tire.

Chaque fois, c’est immanquable, je reçois des quantités de réponses par courriel et dans les réseaux sociaux. Très souvent, ce sont des partisans d’autres équipes et ils sont terriblement prévisibles.

« Déménagez cette équipe à Québec au plus sacrant, qu’ils répètent. Là-bas, au moins, elle sera soutenue par de vrais partisans ! »

J’ai pensé à ces gens, mardi, quand j’ai vu les dizaines de sièges vides, au Centre Bell, lors du match inaugural à domicile du Canadien de Montréal.

C’est drôle, des fois, comme la vie a le don de relativiser certaines choses.

Les partisans des Sénateurs n’iraient jamais jusqu’à dire aux partisans du CH que leur club devrait déménager à Québec. Ça ne leur ressemble pas.

Ils savent trop bien que, de toute façon, un déménagement ne réglerait pas le problème. Le CH a joué deux matches dans la Vieille Capitale pas plus tard que le mois dernier. Il n’a pas réussi à faire salle comble au Centre Vidéotron non plus !

Télévision

Vraie nature, vraies émotions

CHRONIQUE / On rit, on jase, on se confie, on pleure, on pleure souvent dans La vraie nature, la nouveauté de Jean-Philippe Dion, qui mise beaucoup sur l’émotion et la nostalgie. Le premier épisode, que diffuse TVA dès dimanche à 21h, réunit Mario Pelchat, Mariana Mazza et Étienne Boulay.

L’émission, qui succède à Accès illimité, est une adaptation de La parenthèse inattendue, conçue et animée en France par Frédéric Lopez, et diffusée chez nous à TV5. D’une durée de 2h30 sans pauses publicitaires là-bas, l’émission prend le format d’une heure avec pauses à TVA. Trois personnalités de domaines différents, qui ne se connaissent pas forcément, sont réunies durant toute une journée dans un lieu champêtre. Le but : leur tirer des confidences pour mieux les connaître.

Les invités arrivent séparément à bord d’une barque, qu’ils doivent mener eux-mêmes, sans savoir avec qui ils passeront les 24 prochaines heures. «Je suis la moins masculine, pour une fois!» s’exclame Mariana Mazza en apercevant ses deux camarades d’un jour. Une fois les présentations faites, ils se réunissent pour se parler de leur enfance, à partir de photos et de vidéos. Déjà, l’émotion monte. En voyant une photo familiale, Mario Pelchat confie que sa mère est atteinte d’un cancer. Mariana parle du père qu’elle n’a jamais connu. «Le père manquant te chie une vie», dit-elle en larmes.

Puis, on passe à l’adolescence autour d’une activité. Rapidement, les langues se délient, et ça peut aller loin. À la pêche, on apprend qu’Étienne Boulay a eu sa première expérience sexuelle avec deux filles en même temps.

À la cuisine, tout en préparant le souper, Jean-Philippe Dion leur fait parler de leurs débuts de carrière. Mariana raconte avoir déjà perdu son permis de conduire pour ivresse au volant. Au salon, Étienne Boulay reparle du fils qu’il a eu d’une première union. Il ne l’a plus revu quand son ex a décidé de partir vivre aux États-Unis, avant de renouer avec lui tout récemment. Bien sûr, il revient sur sa dépendance aux antidouleurs et sur sa tentative de suicide, qu’il regrette. Le tout se termine autour d’un feu, où on reprend en chœur le succès de Mario, Pleurs dans la pluie, cette fois dans la rigolade.

En quelque sorte, La vraie nature est un long «Autour du four» d’une heure, sans recettes pompettes. «C’est comme une thérapie», dira Mario Pelchat au petit déjeuner du lendemain, moment où on fait le bilan de la rencontre. À la barre de cette émission, Jean-Philippe Dion n’a jamais paru aussi à l’aise, liant les conversations avec beaucoup de doigté et d’assurance. Mais ceux qui ont un malaise à voir nos vedettes pleurer en racontant leur passé devraient passer leur tour.

À elle seule, Michèle Richard est un spectacle, déjà gauche à tenter de rejoindre le quai avec ses rames. Elle sera de la deuxième émission avec Charles Lafortune et François Bellefeuille. À son arrivée, Denise Bombardier a pris Phil Roy pour un assistant de production, avant d’apprendre qu’il était l’un des humoristes les plus appréciés de sa génération. Denis Bouchard complète le trio de cette troisième émission.

Parlant d’improbable duo, une des émissions réunira Gabriel Nadeau-Dubois, Joël Legendre et Sophie Lorain, après les Fêtes. Roch Voisine, qui n’a pas l’habitude de se confier beaucoup, constitue une des plus grandes découvertes de Jean-Philippe Dion.

Tout s’est passé très vite entre le moment où TVA a donné le go au projet et la diffusion de la première, dimanche. L’équipe n’a eu que cinq jours pour aménager les lieux, de la construction du quai à l’installation d’un poulailler. Vous verrez, le chalet est absolument magnifique. De mai à juillet dernier, l’équipe en a visité 25 avant de trouver celui-là, parfait, au Lac-Brome dans les Cantons-de-l’Est, qui n’était pas à louer, mais bien à vendre. Le coproducteur exécutif Benoît Clermont a alors offert de l’acheter pour en faire un lieu de tournage des plus champêtres.

La musique tient un rôle important. Outre le thème d’ouverture, emprunté à la version française, toutes les autres sont propres à l’adaptation québécoise, dont une chanson interprétée par Beyries et signée Maxime Le Flaguais.

Frédéric Lopez, qui a eu l’idée du concept alors qu’il était en vacances au Québec, a assisté à un des tournages et prodigué ses conseils à Jean-Philippe Dion, dont il appréciait le travail dans Accès illimité. En France, 160 invités se sont déjà prêtés au concept, qui a été vendu en Allemagne, et intéresse beaucoup Oprah Winfrey aux États-Unis.

Six émissions de La vraie nature sont prévues d’ici Noël, et six autres par la suite. Le tournage de toute la saison sera conclu avant la fin d’octobre. En ce qui concerne Conversation secrète, l’événementielle de Paul Arcand, la directrice principale chaînes et programmation du Groupe TVA, Suzane Landry, se dit très satisfaite des deux premières émissions avec Carole Devault et Dominique Michel. Six autres sont prévues d’ici le printemps, mais on ignore quand. Dès qu’un événement le justifiera, on fera une place à Paul Arcand dans la grille du dimanche soir.

Chronique

Rabaska, TransCanada, bon débarras!

CHRONIQUE / On se doutait bien que ça s’en venait, mais ça mérite d’être souligné: le projet Énergie Est vient de rendre l’âme. Son promoteur TransCanada a pris prétexte des nouvelles exigences environnementales de l’Office national de l’énergie, mais la vraie raison n’est pas là. La chute des prix du baril de pétrole sur les marchés et le virage international vers les énergies vertes ont fait que l’exploitation de nouveaux projets de sables bitumineux n’est plus rentable.

Il aurait été fou, dans les circonstances, d’investir des milliards de dollars dans la construction d’un nouveau pipeline pour amener ce pétrole de l’Alberta jusqu’au Nouveau-Brunswick. D’autant plus fou que ce pipeline était tellement contesté qu’il n’aurait jamais obtenu l’appui du gouvernement du Québec et des municipalités concernées, dont la ville de Montréal.

L’abandon de ce projet rappelle celui du terminal méthanier Rabaska sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de l’île d’Orléans. Un projet tout aussi insensé, qu’on a tenté de nous enfoncer dans la gorge, sous prétexte qu’il était nécessaire à notre économie. Piloté par Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France, le projet visait à importer du gaz naturel liquéfié par voie maritime, afin que l’approvisionnement du Québec et de l’Ontario ne dépende plus uniquement du réseau de gazoducs de TransCanada. En réalité, c’est l’exportation de gaz vers les États-Unis que l’on visait. Mais l’expansion rapide de l’approvisionnement en gaz de schiste au sud de la frontière et la baisse des prix ont eu raison du projet. Il a été abandonné en 2013, mais la population du territoire visé, à Lévis et à Beaumont, a vécu dans l’incertitude et l’angoisse pendant une décennie. Le plus incroyable, dans cette saga, c’est que le BAPE et le gouvernement Charest aient autorisé ce projet, avant que les lois du marché ne dictent son abandon.

Tout aussi incroyable est le fait que les gouvernements successifs à Ottawa aient appuyé ou lésiné aussi longtemps sur le projet Énergie Est, à une époque où tous promettent de lutter contre les changements climatiques. Lorsqu’on écrira ce chapitre de l’histoire du Canada, on aura peine à croire que les élus aient songé sérieusement à autoriser la construction d’un pipeline qui aurait franchi plusieurs centaines de cours d’eau au Québec, dont le fleuve Saint-Laurent. Incroyable, mais vrai.

Sylvain St-Laurent

Lendemain de veille

CHRONIQUE / Question quiz. Qui a travaillé le plus fort, cette semaine, durant les dernières séances d’entraînement des Sénateurs ?

Non, ce n’est pas Alex Formenton. Le kid essaie tous les jours de gagner des points auprès de ses patrons, mais il s’est fait coiffer au fil d’arrivée par un homme d’expérience.

Ce n’est pas Mark Borowiecki non plus. Le fiable défenseur ne connaît qu’une façon de travailler. L’homme à qui on pense a bossé plus dur que lui, encore.

Vous donnez votre langue au chat ?

La réponse : Guy Boucher.

L’entraîneur-chef s’est montré particulièrement intense, dans les derniers jours. Il a interrompu plusieurs exercices pour lancer des messages.

Mardi, il a mis l’accent sur les longueurs des présences sur la patinoire. « Si vous les étirez trop longtemps, vous allez vous faire jouer des tours et nous allons encaisser des tas de buts », a-t-il crié.

Mercredi, il en avait contre l’intensité fournie par certains lors de l’échec avant. « Les gars ! Le F2 (le deuxième attaquant à franchir la ligne bleue) n’a pas le droit de se traîner les savates ! Il doit patiner ! »

Je le regardais depuis les gradins et je me disais que toutes ces interventions devaient avoir un dénominateur commun.

On dit souvent que les équipes qui terminent une saison avec un certain sentiment de fierté ou avec l’impression du devoir accompli peuvent avoir du mal à repartir la machine plusieurs mois plus tard.

Les Sénateurs, on va se le dire une fois de plus, ont baissé pavillon en deuxième période de prolongation du septième match de la finale de l’Association Est, le printemps dernier. Ils étaient à un cheveu d’éliminer les puissants Penguins de Sidney Crosby.

C’est le genre d’exploit qui pourrait te laisser, plusieurs mois plus tard, un certain sentiment du devoir accompli.

Je me suis dit que Boucher se démène possiblement ces jours-ci pour montrer l’exemple – et pour diminuer les effets néfastes de ce « lendemain de veille ».

Je me suis risqué. Je lui ai demandé si c’est le cas.

Il m’a souri.

Pour toutes les fois où je me suis royalement trompé, j’ai enfin mis le doigt sur quelque chose.

« Dans les derniers matches hors-concours, on a remarqué une certaine complaisance », a-t-il répondu.

« Tu regardes les quatre équipes qui font partie du carré d’as, chaque année… Elles ont toutes beaucoup de mal à repartir la machine l’automne suivant. Certaines vont réussir à gagner des matches. Leurs entraîneurs vont quand même vous dire qu’il n’est pas facile de recommencer. C’est à la fois mental et émotif. C’est une question de motivation. »

« Les équipes qui ont mal fait l’an dernier n’ont pas les mêmes problèmes. Leurs joueurs se sentent coupables. Ils n’ont pas eu la même approche. Nous avons beaucoup travaillé sur le ‘mental’ cette semaine. Il faut s’assurer que nos joueurs aient envie de courir après quelque chose dès le début. Nous voulons absolument avoir la bonne attitude dès le départ. »

Voilà. Boucher a le mérite d’être franc. C’est un gros défi qui se dresse devant lui.

Déjà que les Sénateurs ont perdu un gros morceau, Marc Méthot, au repêchage d’expansion.

En plus, le capitaine et joueur de concession ratera les premières parties de la saison. On lui souhaite de revenir au sommet de sa forme (et de son art) très rapidement. Des fois, se remettre d’une blessure aussi sérieuse que la sienne peut s’avérer très ardu.

On n’oublie pas non plus le manque de profondeur à l’attaque. Pierre Dorion est toujours à la recherche de solutions de rechange.

Tout cela nous laisse présager une bien difficile saison. S’il fallait absolument y aller d’une prédiction, en ce jour de rentrée, on imiterait tous ces « experts » qui disent que les Sénateurs vont rater les séries.

Qu’entends-je ? Les billets pour cette partie inaugurale n’ont pas tous été vendus ?

Vous dites ? Il pourrait y avoir encore plus de sièges vides lors du match numéro deux, samedi soir ?

Il est encore tôt, je vous l’accorde. Historiquement, les ventes de dernière heure ont toujours été fortes, dans le grand marché d’Ottawa-Gatineau.

Si jamais l’équipe des ventes des Sénateurs fait vraiment patate, on reviendra sur cette douteuse stratégie de marketing qui a poussé la haute direction à recouvrir de toiles noires 1500 sièges du niveau 300.

Chronique

L’effet d’entraînement

CHRONIQUE / Il y a toujours un facteur de chance en politique. Les caquistes l’admettent volontiers, ils n’auraient jamais obtenu 51 % des voix dans Louis-Hébert si leur premier candidat, Normand Sauvageau, n’avait pas été obligé de céder sa place. C’est la personnalité de Geneviève Guilbault qui leur a valu un tel succès.

C’est là où le bât blesse pour les libéraux : la campagne électorale dans Louis-Hébert a été tellement médiatisée qu’elle a créé une vedette pour la Coalition avenir Québec, une vedette qui incarne le changement.

C’est justement ce dont François Legault a besoin en vue des prochaines élections générales : des candidats jeunes et articulés qui vont faire rêver de changement à un électorat désillusionné. Plus vous avez de Geneviève Guilbault et de Simon Jolin-Barrette dans votre équipe, plus il devient facile d’en attirer d’autres. Et je tiens de bonnes sources que c’est précisément ce sur quoi François Legault travaille depuis quelques mois.

Les libéraux sont bien conscients de la situation. Ce n’est pas pour rien que Philippe Couillard promet de «transformer» le Québec depuis quelques semaines. Après 15 ans de pouvoir presque ininterrompu, ils subissent le sort de tous les gouvernements en place depuis longtemps et qui sont confrontés au désir de changement de leur population. Mais le premier ministre a beau promettre de transformer le Québec, il n’est plus perçu comme un agent de changement. Il a beau vanter le courage de son équipe qui a libéré le Québec de ses déficits chroniques, les critiques sur l’attente aux urgences ou les mauvais services dans les CHSLD font plus de bruit que son discours.

Mardi, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a fait valoir que deux de ses députés, Catherine Fournier (Marie-Victorin) et Marc Bourcier (Saint-Jérôme), ont également été élus avec des majorités similaires à celle obtenue par Geneviève Guilbault dans Louis-Hébert. Il a raison, mais ces deux circonscriptions appartenaient déjà au PQ et n’ont pas eu droit à un battage médiatique aussi important que celui qui a prévalu dans Louis-Hébert. Malgré son expérience et ses compétences indéniables, M. Bourcier n’est pas connu sur la scène nationale. Quant à Catherine Fournier, malgré sa jeunesse et toute la place que le PQ lui accorde dans ses évènements publics, elle n’a pas impressionné la galerie au point d’être perçue comme un agent de changement dans l’équipe péquiste.

Mardi, comme c’est la coutume après une telle rebuffade dans une élection complémentaire, les rumeurs sont reparties de plus belle sur un remaniement imminent du conseil des ministres. C’est théoriquement possible, puisque l’Assemblée nationale sera en pause la semaine prochaine. Mais un remaniement ministériel aussi rapide serait perçu comme un geste de panique. Et à moins de faire un chambardement considérable, quasi impossible dans le contexte actuel, l’accueil de deux ou trois nouvelles figures au cabinet ne serait pas perçu comme un vent de changement. La nomination de Sébastien Proulx à l’éducation a été bien reçue, mais M. Proulx, ancien leader parlementaire de l’ADQ sous Mario Dumont, était déjà connu, et jouissait aussi d’une grande expérience parlementaire. Les quelques jeunes dont parlent les libéraux lorsqu’ils évoquent le changement n’ont pas sa notoriété et son expérience.

Au fond, la «transformation» du Québec dont nous parle le premier ministre depuis quelque temps devrait d’abord passer par la transformation de son équipe. Mais à un an des élections générales, une telle transformation est quasi impossible à l’interne, et il est trop tôt pour aller puiser à l’externe.

Patrick Duquette

Le coût humain

CHRONIQUE / C’est drôle, parce que j’ai justement fait un reportage sur le triage à l’urgence de l’hôpital de Hull en 2014. Ces troublantes lacunes que le Protecteur du citoyen étale dans son rapport, je n’ai rien vu de tout ça.

J’avais passé une partie de la journée à observer le travail de l’infirmière qui évaluait les malades arrivant à l’urgence. Tout s’était déroulé comme sur des roulettes. Les nouveaux patients passaient au triage dans les 10 minutes réglementaires.

L’infirmière demandait religieusement à chaque malade de situer son niveau de douleur sur une échelle de 0 à 10, comme le prescrit la procédure. Pour l’anecdote, des habitués de l’urgence trichaient. Ils exagéraient leur douleur dans l’espoir de voir un médecin plus vite…

Comme le veut la procédure, l’infirmière réévaluait à intervalles réguliers les patients jugés instables pour s’assurer que leur état ne s’était pas détérioré depuis le triage. Il y en avait un, justement, qu’elle gardait à l’œil. Un gars qui avait eu un accident de moto la semaine précédente et qui se plaignait de douleurs à l’abdomen. 

J’avais remarqué qu’elle devait sortir de son cubicule pour surveiller la salle d’attente et s’assurer que personne n’avait fait une syncope. Elle n’avait pas de vue directe sur la salle d’attente, mais j’ignorais que ce manque de visibilité était contraire aux normes. En fait, lors de ma visite, je n’ai rien vu de cette lacune et des autres soulignées dans le rapport du Protecteur du citoyen.

Je ne suis pas naïf. Sans doute que les autorités avaient soigneusement organisé ma visite pour qu’il n’y ait pas d’anicroches. On m’a montré ce qu’on voulait bien me montrer comme dans la légende du village Potemkine.

Contrairement à moi, les deux déléguées du Protecteur du citoyen sont débarquées sans prévenir dans les urgences de Gatineau et Hull.

Rien ne leur a échappé : les délais trop longs avant l’évaluation initiale, les tests de douleurs négligés dans la majorité des cas, la réévaluation des patients instables qui prend le bord quand les infirmières au triage sont débordées. Sans oublier les délais excessifs de prise en charge médicale et le manque d’intimité dans les civières de surcapacité.

Comme souvent, ce genre de rapport me laisse sur ma faim. On y parle de respect de normes. Telle norme a été respectée, telle autre plus ou moins, telle autre, pas du tout. Mais tout ça reste si impersonnel.

On n’y parle pas des coûts humains. 

Comme patient potentiel de l’urgence, ce sont les conséquences de tous ces accrocs à la procédure sur ma santé que je voudrais connaître. Est-ce qu’on met la vie de patients en danger en négligeant de s’informer de leur niveau de douleur au triage ? Ou en omettant de réévaluer les malades plus instables après un certain délai ? On ne le dit pas clairement dans le rapport.

On y fait des recommandations administratives comme d’embaucher une nouvelle infirmière pour réévaluer les patients après le triage. Embaucher ? Alors que la pénurie d’infirmières est si critique qu’on a dû fermer des blocs opératoires au CISSS de l’Outaouais ? Sur celle-là, je pense que le Protecteur du citoyen est en retard d’une crise ou deux.

Remarquez que ça aussi, ça ferait une belle enquête. 

Quels sont les coûts humains de fermer pour plusieurs mois des salles d’opération faute d’infirmières ? Quelles sont les conséquences sur la santé des gens ? Sur les chances de survivre à un cancer ou à une maladie du cœur ?

Sébastien Pierroz

Une loi à dépoussiérer

CHRONIQUE / À huit mois des élections provinciales, le compte à rebours est commencé pour la refonte de la Loi sur les services en français. Se fera-t-elle ? La pression est en tout cas mise sur Marie-France Lalonde.

François Boileau et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) l’avaient manifestement prise au mot pendant son allocution en marge du 30e anniversaire de la Loi en novembre 2016. La ministre des Affaires francophones s’était alors engagée à une refonte de cette loi pour les 622 000 Franco-Ontariens. Onze mois plus tard, les choses traînent toujours… Une attente qui fait même perdre au Commissaire aux services en français son optimisme. « Il n’y a pas d’appétit gouvernemental pour une refonte », confiait-il à #ONfr en début de semaine. 

En même temps, l’AFO a dévoilé son sondage sur les priorités pour moderniser la loi. À demi-mot, le président de l’organisme, Carol Jolin, reconnait que tout ne va pas très vite du côté de Queen’s Park.

Mais pourquoi donc moderniser cette Loi sur les services en français ? L’Ontario a certes montré la voie pour d’autres lois similaires : à l’Île-du-Prince-Édouard (1999), en Nouvelle-Écosse (2004), et plus récemment au Manitoba (2016). C’est peut-être là où le bât blesse. La province la plus populeuse du Canada possède aujourd’hui une loi en décalage avec les réalités de son époque.

L’absence de l’« offre active » constitue un exemple flagrant. Dans les bureaux de ServiceOntario dans les régions désignées, le « Hello » est souvent légion pour aiguiller les Franco-Ontariens, sans le « Bonjour » qui devrait suivre. Une bonne partie des francophones ignore ainsi qu’ils peuvent être servis dans leur langue à Ottawa ou Toronto. L’absence d’offre active reste une lacune fondamentale, à une époque où la francophonie se régénère bien souvent avec de nouveaux arrivants… la plupart du temps ignorants de leurs droits linguistiques.

Seconde indication : l’Ontario ne possède pas un comité consultatif capable de conseiller le gouvernement sur les services à offrir...

Pour lire l'analyse de Sébastien Pierroz dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'#ONfr.