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Violence conjugale : marcher sur des œufs

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« Je vivais toujours dans la crainte, la peur de dire la mauvaise chose au mauvais moment. Parfois, je ne savais même pas pourquoi il me criait après! » Le témoignage de Monique ressemble à celui de tant d’autres femmes qui vivent en situation de violence conjugale. Selon la directrice générale d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, Maïra Martin, le conjoint violent se sert de ses liens avec la femme pour la placer dans une situation d’infériorité, d’insécurité, d’impuissance et de dépendance, qui limite sa capacité de mettre fin à la relation. « La violence peut être psychologique, verbale, sexuelle, physique, financière ou spirituelle. Elle se traduit par de l’intimidation, des humiliations, des menaces, des insultes, des coups, des agressions sexuelles, du contrôle, etc. Elle se produit par cycles, ce qui a pour effet de placer la femme dans un climat constant de peur et d’alerte, peu importe où elle va ou ce qu’elle fait. »