Le Rallykart peut être piloté par des conducteurs de débutants à experts, qui peuvent mesurer de 5 pieds jusqu’à 6 pieds 4 pouces. Sur la photo, Franck Kirchhoff, propriétaire du Circuit Mécaglisse à Notre-Dame-de-la-Merci est au volant du Rallykart.

Une «belle folie» nommée Rallykart

CHRONIQUE / Imaginez un bolide qui peut concourir sur piste en asphalte, dans les rallyes — sur neige ou sur gravier — ou même sur glace. Eh bien, cette «bibitte» existe et s’appelle Rallykart.

«C’est une belle folie qui devrait faire des petits», résume Carl Nadeau, pilote de course et animateur d’émissions de télévision, qui est aussi directeur du marketing dans l’aventure de Rallykart.

«Le Rallykart a été conçu pour rouler dans toutes les conditions : asphalte, gravier, neige et glace, même des sauts en Rallye et lors des épreuves Rallycross. Le but était d’avoir l’ultime machine, à coût d’entretien ridiculement bas, fiable, extrêmement sécuritaire et surtout rapide!» ajoute-t-il.

Construit à partir d’un châssis tubulaire construit selon les normes Fédération internationale de l’automobile (FIA) et NASA Rally Sport (à ne pas confondre avec l’agence spatiale américaine!), le Rallykart est de conception et de fabrication 100 % québécoise. Ce bolide ne pèse que 420 kilogrammes (920 livres) qui est mû par un moteur Super Sport 1000 cc (Suzuki, Kawazaki) ou Hayabusa/ZX 14 (1300 cc) avec une puissance bloquée à 210 chevaux. Le tout couplé à une boîte de vitesse séquentielle à six rapports.

Le Rallykart peut être piloté par des conducteurs de débutants à experts, qui peuvent mesurer de 5 pieds jusqu’à 6 pieds 4 pouces.

«Les moteurs sont préparés et tunés par Turcotte Performance, le préparateur des champions en Superbike canadien. Les machines sont tunées et les ordinateurs barrés, alors tout le monde va avoir sensiblement la même puissance, soit 210 chevaux. Les moteurs 1000 cc Super Sport sont plus légers, et les ZX14/Hayabusa 1300 cc ont une meilleure courbe de couple. C’est au choix des clients», de dire le pilote.

Bas prix

Le prix de cette bête est de 49 999 $, plus les taxes. «C’est une ultra machine de lapping qui peut compétitionner avec une Porsche qui vaut plus de 200 000 $», affirme M. Nadeau.

«Les coûts d’entretien annuels sont plus que raisonnables. Quelqu’un qui fait de la course avec une Corvette, ça peut lui coûter jusqu’à 20 000 $ en consommables. Avec un Rallykart, ça peut coûter moins de 1000 $ pour un an», explique-t-il. «La machine, qui n’est pas homologuée pour la route, est race ready quand on l’achète.»

La raison, selon M. Nadeau, pourquoi les coûts d’entretien sont si bas est que le Rallykart utilise des composantes qui viennent de l’automobile de compétition et des motos Super Sport.

L’équipe de Rallykart a fait des essais pour des acheteurs au Circuit Sanair, en fin de semaine. Cependant, elle est toujours disponible pour organiser des essais privés aux acheteurs potentiels, moyennant des frais, remboursables lors de l’achat.

Débuts modestes

Au début, Danny Gervais et son père Carol, tous deux machinistes dans une aluminerie, achetaient des VTT accidentés pour créer les différents prototypes qui ont mené au Rallykart. Avec MM. Gervais, père et fils qui sont respectivement directeur d’usine et concepteur, quatre autres Québécois font partie de l’équipe, soit Jean-Marc Alcaraz, directeur de ventes; Charles Leclerc et Yvan Joyal, pilotes d’essai; et bien sûr Carl Nadeau.

Ce dernier souligne que le Rallykart a enregistré le temps plus rapide au Grand Prix de Trois-Rivières en 2019 en série McGregor Open, où s’est faite la première sortie du modèle de série.

Sur Internet : www.rallykartworld.com