Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Paul-Robert Raymond
Les éditions 2021 de <em>L’annuel de l’automobile</em> et du <em>Guide de l’auto</em> devraient apparaître chez les libraires et les grandes surfaces à la fin de septembre. Seul Le guide de l’auto a une date précise de sortie, soit le 23 septembre.
Les éditions 2021 de <em>L’annuel de l’automobile</em> et du <em>Guide de l’auto</em> devraient apparaître chez les libraires et les grandes surfaces à la fin de septembre. Seul Le guide de l’auto a une date précise de sortie, soit le 23 septembre.

L’édition des livres sur l'automobile affectée par la crise de la COVID-19

CHRONIQUE / Que vous soyez fidèle au Guide de l’auto ou à L’annuel de l’automobile pour vous informer au sujet des véhicules, attendez-vous à ce que la sortie de ces deux ouvrages de référence soit retardée. En raison, bien sûr, de la COVID-19. Bref survol sur une année particulière pour leurs éditeurs.

Deux mois plus tard. Exactement, ce qu’a duré le confinement en raison de la crise sanitaire attribuable à la COVID-19. Les deux livres — normalement en vente à ce temps-ci de l’année — devraient apparaître chez les libraires et les grandes surfaces à la fin de septembre. Seul Le guide de l’auto a une date précise de sortie, soit le 23 septembre.

Les deux éditeurs ont tout de même sorti en guise de mise en bouche l’image de leur couverture.

Pourquoi un tel retard? Plusieurs raisons l’expliquent. D’abord, pendant le confinement, tout était «gelé». Les constructeurs ont tout annulé les présentations de nouveaux modèles. Les flottes de voitures d’essai pour les journalistes étaient bloquées.

«Plusieurs modèles devant sortir en tant que 2021 ont été repoussés à 2022», explique Benoit Charette, rédacteur en chef de L’annuel de l’automobile, dont c’est la 20e édition. «Dans bien des cas, il a fallu jouer aux devinettes, car des modèles qui ne devaient pas sortir sortaient et vice-versa. Ça a été difficile de faire le tri. Avec Éric [Lefrançois], on a passé je ne sais pas combien d’heures à ajuster notre contenu. C’est une année particulière. On a travaillé très fort!»

En plus, dans le cas de L’annuel de l’automobile, les retards dans la livraison sont aussi attribuables à l’effet domino causé par le report de projets de livres prévus pour le printemps. «Même en ce moment, je ne sais pas exactement quand on va aller sous presse. Je sais juste que le livre devrait être imprimé pour la fin septembre», ajoute-t-il. «L’an dernier, je savais que le 3 août à 9h, les presses commençaient à rouler. J’avais eu la confirmation par courriel des semaines à l’avance.»

Ne sachant pas la date exacte d’impression et de sortie, cela oblige entre autres l’équipe à prévoir un plan B pour une page précise en raison d’un embargo d’un constructeur. «On a eu une photo d’un modèle qui ne doit pas être publiée avant le 23 septembre. On a donc une option si jamais notre imprimeur peut nous mettre sous presse avant», de dire M. Charette.

Quatre jours «perdus»

Un autre délai s’ajoute à l’aventure, c’est celui de la distribution. M. Charette expliquait qu’il «perdait quatre jours dans la distribution» en raison de mesures sanitaires supplémentaires.

«Quand le livre sort de l’imprimerie, le distributeur doit attendre 48 heures avant de l’envoyer aux marchands. Ensuite, ceux-ci doivent aussi laisser reposer la livraison un autre 48 heures avant que les livres ne soient mis sur les tablettes», relate Benoit Charette.

Dans l’ensemble, L’annuel de l’automobile a tout de même eu une bonne collaboration de la part de certains constructeurs, notamment Ford. «Ils nous ont prêté, le temps de faire la photo qu’on a en page couverture, un Mustang Mach-E. Nous sommes allés à un garage ancien de Saint-Chrysostome, en Montérégie, pour faire un clin d’œil entre le passé et l’avenir, avec les vieilles pompes à essence.»

Pourquoi une plaque de 1964 à l’avant du Mach-E? «Un autre clin d’œil... Celui de l’année de sortie de la première Mustang, soit 1964. Notre hôte collectionneur au garage antique avait des plaques et on a déniché celle-ci de 1964 qu’on a visé à l’avant», explique M. Charette.

L'équipe de <em>L'annuel de l'automobile 2021</em> avec un Ford Mustang Mach-E fourni par Ford, le temps d'une photo.

«Une décision qui allait de soi»

Du côté du Guide de l’auto, la photo de la page couverture a été dévoilée à la fin juillet.

«Reporter la sortie du Guide de l’auto, c’était une décision qui allait de soit», affirme Frédéric Mercier, chef de contenu du livre qui en est à sa 54e édition. «Tout a été gelé pendant deux mois. On sort — à un jour près — exactement deux mois plus tard qu’en 2019. Cela va nous permettre de livrer un produit qui sera à la hauteur des éditions précédentes, et ce, malgré les aléas causés par la pandémie. Si on avait sorti Le guide de l’auto à la fin juillet comme l’an dernier, il aurait été incomplet.»

M. Mercier souligne que chercher les informations sur les modèles 2021 a été «tout un défi». «Mais les constructeurs ont très bien collaboré, même plus que par les années précédentes», dit-il.

Dans certains cas, comme pour L’annuel de l’automobile, ce délai a permis de faire des réaménagements dans le contenu et le découpage du livre. «Cette année, on ouvre la section de chacun des 42 constructeurs par deux pages en déplaçant du contenu qui se trouvait auparavant dans le début de L’annuel», affirme M. Charette. «Et ça nous a permis aussi de penser à une refonte graphique en même temps, comme pour le logo qui a été mis à jour.»