En coulisses

Kate Hudson: une mère différente

Kate Hudson vient tout juste d’accueillir son troisième enfant, une fille qu’elle et son conjoint, le musicien Danny Fujikawa, ont prénommée Rani Rose.

Hudson est déjà maman de Ryder, 14 ans, dont le papa est Chris Robinson et de Bingham, sept ans, fils de Matt Bellamy. Hudson admet elle-même qu’elle n’a rien de la mère traditionnelle. Elle avait 23 ans lorsqu’elle a donné naissance à Ryder. «Notre relation a toujours été spéciale, confiait-elle à In Style en 2016. Nous sommes très proches [...]. J’insiste beaucoup sur les manières, sur la politesse et sur la gratitude. Mais je suis une mère un peu extravagante.» Comme n’importe quelle mère, elle croit parfois être la meilleure des mamans et d’autres fois, la pire. Même si elle doit s’éloigner de ses enfants, elle croit nécessaire de continuer à exercer son métier d’actrice. «Je ressentirais un vide qui aurait des répercussions sur notre famille [si j’arrêtais d’être actrice]. Alors je ne serai jamais maman à la maison et mes enfants n’auront jamais cette expérience.» Elle a de qui tenir sa liberté de pensée car sa maman, l’actrice Goldie Hawn, a toujours vécu selon ses propres règles.

Keira Knightley critique envers Kate Middleton

L’actrice britannique Keira Knightley dénonce la façon dont a été traitée la duchesse de Cambridge, Kate Middleton, après la naissance de son deuxième enfant, Charlotte. Dans l’ouvrage féministe de Scarlett Curtis Don’t Wear Pink and Other Lies, Knightley écrit : «Elle est sortie de l’hôpital seulement sept heures après son accouchement, et la voilà maquillée, perchée sur des talons aiguilles. [...] Elle était exactement comme le reste du monde voulait la voir.» Knightley, qui a accouché 24 heures avant la duchesse, a été offusquée de voir cette dernière toute pimpante à la télévision, une image bien loin de la réalité des femmes. «Cache donc notre douleur, nos corps déchirés, nos poitrines tombantes, nos hormones en furie [...] et surtout ne montre pas le champ de bataille qu’est devenu ton corps, Kate», dénonce-t-elle. Matière à réflexion.

Télé et radio

TLMEP: malaise ou provocation?

CHRONIQUE / On peut parler d’une émission en montagnes russes, dimanche, à «Tout le monde en parle». Une soirée où la détresse psychologique s’est invitée d’heureuse et constructive façon, mais aussi pour créer un moment de malaise inattendu.

Beau témoignage de Michel Courtemanche, qui se souvient du 17 juillet 1997 comme de la pire journée de sa vie. Ce soir-là, il a été incapable de terminer son spectacle improvisé Chaos, auquel assistaient entre autres des producteurs torontois. C'était «d'la bouette, d'la vieille soupe», affirme l'humoriste, qui voulait à l'époque faire un show «plus drôle que Jean-Marc Parent», des propos prétentieux qu'il regrette aujourd'hui. C'est entre autres parce qu'il n'avait pas pris ses médicaments avant le spectacle que la panique s'est emparée de lui, au point de lui faire quitter la scène.

Dans sa bio, il reproche à son ancien gérant François Rozon d'avoir pris la moitié de ses cachets durant 20 ans. Marie-Lise Pilote a affirmé qu'il avait été exploité par Juste pour rire et acheté avec des cadeaux lorsqu'il se trouvait seul en Europe. Quand l'humoriste exprimait le désir de lâcher, on lui faisait comprendre qu'il le regretterait et qu'il serait trop tard. Selon le livre, l'humoriste n'aurait pas souhaité que Rozon puisse donner sa version des faits, ce qu'il semblait nier dimanche. «Mais je connais François et j'ai l'impression que ce serait quelque chose qui se retournerait contre moi», a-t-il dit.

En milieu de soirée, François Rozon a réagi par voie de communiqué (texte intégral plus bas), parlant de propos «sans fondement et blessants pour moi, ma famille et mon équipe». Affirmant que les souvenirs de son ancien complice étaient erronés, il ajoute avoir voulu l'aider du mieux qu'il le pouvait. «Loin d'une relation typique de gérance d'artiste, nous avons même été partenaires égaux dans des co-entreprises. Chacun de nos contrats a été conclu en bonne et due forme et respecté fidèlement. Nous en avons bénéficié tous les deux à travers les succès et assumé les responsabilités des projets qui n’ont pas fonctionné.» Et il conclut : «Michel Courtemanche est un grand. J'espère de tout cœur que les plus jeunes auront à leur tour le privilège de découvrir son immense talent.»

Très intéressants échanges sur les changements climatiques avec trois spécialistes convaincus. Pour atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre, ils s'entendent pour dire qu'on devrait abandonner la voiture, ou du moins la remplacer par une électrique. Au sujet des climatosceptiques, la spécialiste en simulations et analyses climatiques chez Ouranos, Dominique Paquin, attribue en partie leur existence à l'ignorance de bonne foi, alors que le responsable de la campagne Climat-Énergie pour Greenpeace Canada, Patrick Bonin, affirme que les lobbies des pétrolières ont beaucoup d'influence, mais que les climatosceptiques sont moins nombreux qu'avant. Mme Paquin affirme que si on ne fait rien, le Québec de 2050 pourrait voir disparaître ses patinoires extérieures, recevoir des averses plus intenses, vivre des sécheresses et voir disparaître les glaces dans le Saint-Laurent. Patrick Bonin déplore que les gouvernements n'aient presque rien fait depuis 15 ans et réclame qu'ils cessent de subventionner les compagnies pétrolières.

Un peu mitigé sur le passage d'Hubert Lenoir, qui arborait un cœur noir au visage et un gilet portant l'inscription «Chaos». L'artiste était particulièrement difficile à saisir dimanche. On connaît le personnage, on l'adore pour ce qu'il est, mais il paraissait tourmenté. Au point de dire : «J'ai un peu le goût de me crisser en feu ces temps-ci.» Une affirmation qui a laissé l'assistance médusée, alors qu'on venait de parler de détresse psychologique avec Michel Courtemanche, et fait dire à Dany Turcotte : «On dit pas des affaires de même.» Provocation ou réelle détresse? Difficile à dire. Chose certaine, ces propos ne devraient jamais être pris à la légère. Guy A. a bien fait de se montrer bienveillant.

Son album est un chef d'oeuvre, selon ses propres dires. Quand on le compare à David Bowie, il répond : «je veux être comparé à des grands comme Rihanna, Beyoncé et Kendrick Lamar». On est revenu sur son apparition remarquée à La voix, alors qu'il arborait sur une fesse une fleur de lys qui éjacule. Il était sur le trône quand il a lu les réactions négatives sur les réseaux sociaux. «Je me sens souverainiste, mais je n'ai pas adhéré à rien de ce qu'on me propose politiquement», dit-il. Il admet trouver «drôle de profaner un signe aussi emblématique. C'est cool d'avoir des péquistes qui me détestent.» La carte du fou du roi : «Pour nous provoquer, t'es particulièrement doué, mais sais-tu quoi? Lâche surtout pas, on adore ça.»

L'image sombre jurait particulièrement avec l'entrevue qui suivait, avec Béatrice Picard, à qui je décerne mon étoile du match. À 89 ans, l'actrice cumule 70 années de carrière, qu'elle raconte dans le livre Avec l'âge, on peut tout dire, de Sylvain-Claude Filion. L'Angélina du Survenant, à la radio comme à la télé, a parlé de sa première union avec un jeune Français, avec qui elle a eu quatre enfants, sans jamais l'épouser. Joviale et optimiste, elle n'a pas voulu montrer sa tristesse à la mort de son mari en 2010. Quand ça va mal, «il faut que je fasse en sorte que ça aille mieux», dit-elle. «Tu vois Hubert, quand ça feel pas, t'as juste à texter Béatrice», a lancé Guy A. au chanteur. Les yeux d'Hubert se sont allumés quand il a su que Béatrice était la voix de Marge dans Les Simpson depuis 29 ans.

La comédienne admet dans son livre qu'elle a pris de la cocaïne une fois avec France Castel. Elle n'a pas détesté mais les durs lendemains l'ont convaincue de ne jamais en reprendre. Après avoir perdu conscience durant une représentation d'«Harold et Maude», elle a appris qu'elle souffrait de polymyalgie rhumatismale. Le lendemain, elle remontait sur scène. D'ailleurs, ne lui parlez surtout pas de retraite. «Je veux jouer centenaire, pis pas en chaise roulante.»

Le chef vegan Jean-Philippe Cyr va sûrement en avoir converti dimanche soir. Le vegan le plus cool en ville ne jure que par le tofu, tout en jouant l'autodérision. Le tofu «réduit de 90% le risque d'avoir de la visite pour souper», blague-t-il. Par conscience sociale et par respect pour les animaux, il ne mange ni viande, ni poisson, ni miel, ni œuf, ni lait, alléluia. Et ils sont de plus en plus nombreux à en faire autant au Québec. «Faut tracer une ligne à un moment donné», dit toutefois Jean-Philippe Cyr, qui mange des figues et boit du vin, même s'il s'agit d'aliments controversés chez les vegans.

Ariane Moffatt a écrit son sixième album, Petites mains précieuses, entre les boires de son bébé Georges. «J'ai un côté Rocky Balboa», avoue l'artiste, qui s'adonne à la boxe pour reprendre la forme avant sa prochaine tournée. On a vu la superbe publicité de la Fondation CHU Sainte-Justine, à laquelle elle prête sa voix. Sans minimiser l'impact des révélations du reportage d'Enquête sur une étude clinique en oncologie pédiatrique qui ne respecterait pas les protocoles de recherche, la chanteuse réitère son appui à la Fondation. À propos de la controverse autour de son interprétation d'une chanson en anglais de P!nk au Gala Artis, elle affirme qu'il s'agissait d'une commande et qu'elle n'avait pas pesé le poids des réactions, elle qui écrit et compose en français depuis presque 20 ans.

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Livres

Une jasette avec Debbie Lynch-White

Debbie Lynch-White avertit ses lecteurs dès la première page de son ouvrage: «ceci n’est pas une biographie». Pourtant, au fil des pages, on lira plusieurs anecdotes sur sa vie, son enfance, ses rencontres.

Pourquoi était-ce si important pour elle de spécifier que Faut que je te parle n’était pas un livre biographique? Un peu parce que 32 ans, c’est jeune pour écrire sa biographe, même si son CV de comédienne est déjà bien garni et compte des rôles phares comme celui de Nancy Prévost dans Unité 9 ou de la Bolduc dans le film du même nom, et qu’elle fait aussi carrière comme chanteuse.

Mais aussi parce que raconter sa vie n’était pas l’objectif du livre. «Je n’avais pas tellement envie de parler de ma carrière, parce que c’est ce dont on me parle tout le temps en entrevue. J’ai l’impression de l’avoir racontée souvent, donc j’avais plus envie de cibler des sujets qui m’allument, des questionnements que j’ai, des angoisses. J’avais envie de faire voir certains sujets différemment, d’amener une autre opinion», a-t-elle expliqué entre deux séances de dédicaces au Salon du livre de l’Estrie samedi.

«Évidemment, je pars de moi, de l’intime, donc c’est sûr qu’il y a des anecdotes reliées à ça et un côté biographique par la bande», poursuit-elle.

Vieillir, Facebook, la grossophobie...

L’éventail de sujets abordés par l’auteure est vaste, allant de la peur de vieillir jusqu’à la grossophobie, en passant par les questionnements sur la maternité et un long chapitre sur les conséquences de l’usage de Facebook.

Debbie Lynch-White assure qu’elle a suivi son intuition pour le choix des sujets ainsi que pour la structure de son livre, y allant au gré de son inspiration, arrêtant d’écrire parfois pendant un mois, avant d’avoir un flash et de s’y remettre tout d’un coup.

Elle a d’ailleurs écrit son livre dans «dans l’ordre»; alors qu’elle prévoyait réordonner les chapitres une fois le premier jet complété, elle a finalement décidé avec sa maison d’édition (Libre Expression) de tout laisser tel quel. «Au début, je parle de moi, de choses que je connais et dont j’ai souvent parlé, comme l’apparence, l’image ou ma peur de vieillir. À partir du cinquième ou du sixième chapitre, on passe en deuxième vitesse et c’est de plus en plus mordant, il y a une prise de parole plus claire», estime celle qui a mis un an à écrire le livre.

Celui-ci propose également des passages très touchants (c’est d’ailleurs de ceux-ci que ses lecteurs lui ont le plus parlé), comme le chapitre qu’elle adresse à son amoureuse Marina ou encore celui dédié à son père, décédé à la suite d’une longue maladie alors qu’elle avait 24 ans.

Ce chapitre se clôt d’ailleurs par quelques courriels tout simples qu’il lui a envoyés au fil des ans, reproduits tels quels, qui ouvrent une fenêtre sur l’homme qu’il était. «C’est un beau souvenir que j’ai de lui. C’est une idée qui m’est venue comme ça d’en mettre quelques-uns», dit-elle.

Le livre, sorti à la fin du mois de septembre, se lit d’une traite, comme on écoute une amie parler. «Beaucoup de gens me disent qu’ils l’ont lu en une journée. Je suis contente de ça, parce que dès le début, je disais à l’éditrice que je voulais une jasette. Je ne prétends pas que j’ai la science infuse, je ne suis pas là pour dire aux gens quoi faire, je suis la première à remettre en question mes opinions, pour évoluer. Si ça suscite une réflexion chez quelqu’un, j’ai fait la job que je voulais faire. Peut-être que ça va en laisser certains indifférents; c’est correct aussi», résume l’auteure.

Le Salon du livre de l'Estrie se poursuit dimanche; la programmation est disponible en ligne.

Vous voulez lire?

Faut que je te parle
Debbie Lynch-White
Libre Expression
226 p.

Cinéma

Le box-office nord-américain sous l’emprise de «Venom»

LOS ANGELES — Le film à gros budget «Venom» reste en tête du box-office nord-américain malgré les mauvaises critiques, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

La première production par Sony de l’univers Marvel raconte comment un journaliste, interprété par le Britannique Tom Hardy, est possédé par un symbiote —parasite extraterrestre— et devient un redoutable «super-vilain», sorte d’anti-Spider Man.

Éreinté par les critiques, «Venom» continuait malgré tout d’attirer les spectateurs pour son deuxième week-end d’exploitation avec 35,7 millions récoltés (presque 143 millions en tout).

«Une étoile est née», avec Bradley Cooper et Lady Gaga, reste sur la deuxième marche du podium avec 28 millions (94 en tout depuis sa sortie).

«Le premier homme», biopic sur Neil Armstrong avec Ryan Gosling, va directement à la troisième place pour son premier week-end d’exploitation avec 16,5 millions de dollars.

Quatrième, «Chair de poule 2: les fantômes d’Halloween», qui raconte la découverte par deux amis d’une marionnette malfaisante, empoche 16 millions de dollars.

En cinquième position se trouve le film d’animation «Les abominables petits-pieds», qui a généré 9,3 millions de dollars (57,6 millions au total).

Voici le reste du Top 10:

6 - «Cours du soir»: 8 millions de dollars (60 millions en tout).

7 - «Sale temps à l’hôtel El Royale» (nouveau): 7,2 millions.

8 - «La pendule d'Halloween»: 4 millions (62 en tout).

9 - «La haine qu'on donne»: 1,7 million (2,4 en tout).

10 - «Une petite faveur»: 1,4 million (52 millions en tout)