Télé et radio

Wauthier animera seul les Gémeaux

BLOGUE / Jean-Philippe Wauthier, qui coanimait les Gémeaux depuis deux ans avec Éric Salvail, reviendra à la barre du gala de la télévision le 16 septembre prochain.

On fait suffisamment confiance à Wauthier pour lui confier l'animation en solo, lui qui pilote déjà Les dieux de la danse et Le beau dimanche sur ICI Radio-Canada Télé, et La soirée est (encore) jeune sur ICI Radio-Canada Première.

Le duo Salvail-Wauthier avait opté pour un humour plutôt acide ces deux dernières années. On devine que Wauthier ne se gênera pas pour écorcher son ancien collègue dans son numéro d'ouverture.

Nouvelles catégories

En période d'inscription jusqu'au 28 février, l'Académie canadienne du cinéme et de la télévision au Québec a ajouté quatre nouvelles catégories de métiers en fiction et en jeunesse pour les médias numériques.

Pour commenter, rendez-vous sur ma page Facebook.

Suivez-moi sur Twitter.

Consultez QuiJoueQui.com.

Arts et spectacles

Carrefour culturel

Les événements à venir dans le monde des arts.

Blues malien

Vieux Farka Touré, surnommé le Hendrix du Sahara, fera résonner mardi 20 février à 19 h, son blues du désert au 27 Club (27 rue York, Ottawa). Fils du légendaire guitariste malien Ali Farka Touré décédé en 2006, Vieux a sorti l’année dernière Samba, un album de dix nouvelles compositions enregistrées à l’occasion des Woodstock Sessions, à New York. Le musicien qui excelle sur scène devrait réchauffer les âmes avec son groove malien et sa voix chaude. 

Renseignements : www.ticketfly.com

Télé et radio

Les choix télé de Richard Therrien

Le chalet, VRAK à 17h30

Un cambriolage a été commis au chalet et les images du documentaire de Sarah ont disparu.

Taxi payant, V à 19h30

Alexandre Barrette fait monter Yannick Nézet-Séguin.

L’heure bleue, TVA à 21h

Anne-Sophie et Bernard (Céline Bonnier et Benoît Gouin) ne s’entendent pas sur l’avortement de leur fille.

Spectacles et théâtre

The Barr Brothers: à la croisée des chemins

Ça bouge chez les Barr Brothers. Au terme de près d’une décennie de collaboration musicale, la harpiste Sarah Pagé a décidé à la fin 2017 de quitter le navire piloté par les Montréalais d’adoption Brad et Andrew Barr. Mais pour les frangins et leurs complices, la vie – et la musique – continue. L’album Queens of the Breakers encore tout chaud, ils reviennent d’une tournée européenne et ont repris la route au Québec. Alors que sa formation est attendue jeudi 22 février (au Musée canadien de l’histoire, mais le concert est donné à guichets fermés), le chanteur et guitariste Brad Barr a répondu aux questions du Soleil sur cette période de transition.

Comment avez-vous vécu le départ de Sarah Pagé ?

Elle était une si grande partie de notre identité musicale et de la manière avec laquelle nous avons construit notre son. Ça nous a certainement rendus nerveux de savoir ce qui sortirait de nous après ça, surtout qu’elle est partie au milieu de la tournée. Nous savions qu’elle commençait à sentir le besoin d’avoir plus de temps pour sa propre musique et son propre espace. La route, la tournée, être dans un groupe, ce n’est pas ce que tout le monde veut faire toute sa vie. Nous la comprenons et nous la soutenons totalement. Mais oui, nous étions plutôt nerveux en décembre quand nous avons appris que nous repartirions sur la route sans elle. 

Q Comment ces premiers concerts se sont-ils passés ?

R Finalement, nous avons fait des spectacles pendant notre dernière tournée au Royaume-Uni qu’on peut citer parmi nos préférés depuis toujours. Je ne dirai pas que nous ne nous sommes pas ennuyés d’elle, parce qu’elle nous a certainement manqué. Mais ça nous a rassurés sur le fait que le groupe peut continuer sans elle. Lisa Moore, la femme de notre bassiste, est venue avec nous. Elle sera aussi là à Québec. Elle joue d’une variété d’instruments et c’est une excellente chanteuse. Elle couvre pas mal de terrain et fait un super travail pour représenter beaucoup de ce que Sarah a donné au groupe. 

Q Il y a donc toujours une touche féminine chez les Barr Brothers... 

R C’est une question qui a été soulevée. J’ai toujours apprécié l’aspect féminin de ce groupe, mais on peut se demander jusqu’à quel point c’est important. Si nous trouvons quelqu’un qui va vraiment bien avec le groupe, mais que c’est un homme, est-ce que ça nous dérangerait ? Il y a plusieurs questions encore en suspens. Quand nous avons démarré ce groupe, Andrew et moi savions que c’est ce que nous voulions faire pour le reste de notre vie. Très naturellement, d’autres musiciens vont et viennent et nous sommes préparés à ça. En fait, nous pouvons être surpris que Sarah soit restée avec nous aussi longtemps. Elle a été tenace. Ce n’était pas toujours facile pour elle. Juste d’amener son instrument au volume auquel nous jouons et de trouver des manières de jouer de la musique qui n’est pas classique, ce n’était pas évident.

Q Songez-vous travailler avec un autre harpiste ?

R La question a été posée, bien sûr. Mais pour moi, la présence de la harpe dans les Barr Brothers tenait plus de la présence de Sarah, de la musicienne qu’elle est, que de la harpe comme instrument. Je n’avais jamais planifié de jouer dans un groupe avec une harpe. C’est simplement arrivé parce qu’entre Sarah et moi, ç’a cliqué au niveau musical et qu’elle a été intéressée à explorer tout ça. Je suis certain qu’il y a d’autres harpistes qui pourraient connecter avec nous de cette manière, mais en ce moment, nous ne sommes pas certains. Nous prendrons une petite pause en mars. Nous méditerons sur ce que nous ferons ensuite. Il y a tant de possibilités qui s’offrent à nous. Nous avons parlé d’épurer les choses et de faire de la musique en duo… Je pense que ce qui risque d’arriver, c’est que le groupe va envisager les choses de projet en projet et va changer et s’adapter selon la musique que nous écrirons.

Q Vous avez dû vous adapter rapidement, lors du dernier Festival d’été de Québec, quand vos collaborateurs Bassekou Kouyaté et Amy Sacko ont été refoulés à la frontière. Comment avez-vous vécu ce spectacle ?

R Ç’a sans aucun doute été l’un des points forts de l’année 2017. Ç’a été un autre exemple où soudainement, il faut rebrasser les affaires. Nous avions deux ou trois spectacles de prévus avec ces grands musiciens du Mali. À la dernière minute, leur visa leur a été refusé. Nous avons appelé à la rescousse notre ami Mamadou Koita, qui vient du Burkina Faso et qui a joué avec nous à plusieurs reprises. Il était venu en studio pour le dernier album, il nous a aidés pour la chanson Kompromat. C’est vraiment un gars super et un grand musicien. Il a à son tour invité son ami Sadio Sissoko. Ç’a été un de ces moments où nous avons dû nous fier à notre instinct. Nous n’avons pas pu répéter beaucoup, mais ç’a été vraiment le fun. Je pense que plusieurs s’attendaient à ce que ce soit un désastre. On a eu un jour pour préparer ce spectacle. Je ne sais pas si c’est parce que nous nous attendions à faire beaucoup d’erreurs, mais nous avons été vraiment heureux du résultat. Juste d’entendre ces gars jouer sur des chansons que nous connaissions si bien, de les sentir leur insuffler une vie, ç’a été un sentiment magnifique !