Zacharie Turgeon, un jeune réalisateur originaire de Gatineau et qui continue sa carrière dans la Vieille Capitale.
Zacharie Turgeon, un jeune réalisateur originaire de Gatineau et qui continue sa carrière dans la Vieille Capitale.

Zacharie Turgeon: gros plan sur l’aventure 

Ils sont jeunes, ils voient grand et leur avenir nous semble rempli de promesses. Artistes de multiples horizons, ils forgeront le paysage culturel de demain. Des quatre coins du Québec, les journaux des coopératives CN2i vous les présentent.

Zacharie Turgeon ne rêve pas du tapis rouge de Cannes, mais plutôt d’une projection à Banff dans le cadre du Festival du film de montagne.

Ce n’est pas parce que le Gatinois vivant maintenant à Québec compte bouder la Croisette, bien au contraire. Mais pour le jeune réalisateur de 25 ans, il n’y a rien de mieux que le film sur les sports d’aventure.

«J’ai toujours été attiré par ce genre projets, confie-t-il au Droit. Et j’ai toujours rêvé de voir un des documentaires à l’affiche du Banff Mountain Film Festival qui est, en fait, une compétition internationale de films et une présentation annuelle de courts métrages et de documentaires sur la culture de la montagne, les sports et l’environnement.»

Mais, malgré ses ambitions de documentariste, Zacharie a dû faire ses classes et parfaire ses compétences au fil des projets et de ses années de formation scolaire. Ses premiers pas, il les a faits lors de son passage à l’école secondaire De l’île, à Hull. «Des petits films avec les amis, des clips sur des rides de skate, c’était ça, mes premiers films, explique-t-il. Le cinéma a toujours été important dans ma vie et ma passion pour le sport ne faisait qu’amplifier mon besoin de tout filmer.»


« J’aime beaucoup mieux travailler avec des petites équipes de production que sur des gros plateaux. »
Zacharie Turgeon

C’est rendu au Cégep de l’Outaouais que le jeune réalisateur amorce quelques projets plus intéressants, mais plutôt derrière la caméra et en assistant d’autres réalisateurs.

«J’ai collaboré à quelques projets avec la firme Orkestra à Gatineau, se rappelle-t-il. Je tenais la caméra et assistait à la réalisation en faisant plusieurs tâches. J’ai travaillé auprès de Dominic Faucher et j’ai beaucoup appris. Ce fut vraiment mes premiers pas en professionnel.»

Année sabbatique

C’est après ces deux années collégiales que tout semble se mettre en place pour Zacharie.

«J’ai pris une année sabbatique après le cégep, dit-il. Pendant cette année, j’ai vraiment pris conscience de ce que je voulais vraiment faire dans la vie. Je me suis donc inscrit à l’université Laval en communication. Pendant mon baccalauréat, j’ai collaboré avec plusieurs boîtes de communications, dont La Raffinerie à Québec.»

Grâce à cette collaboration, Zacharie a pu parfaire ses techniques et mettre à profit sa formation en publicité.

«Nous avons fait des projets vraiment cool, dont un avec Ubisoft Québec. J’ai aussi fait des capsules créatives pour le Festival d’été de Québec (FEQ). Par contre, en raison de la crise de la COVID-19, mes projets avec le FEQ ont été annulés cette année.»

Par contre, le Gatinois a quand même eu le temps de produire une campagne de promotion commandée par son alma mater, l’Université Laval.

Et plus récemment, il a réalisé le projet #Restonsforts de la commission scolaire des Draveurs (CSD), à Gatineau, avec les élèves de l’école primaire Du Vallon.

Ce projet, qui a demandé la collaboration de plusieurs familles en confinement, a été mis en ligne sur la page Facebook de la CSD.

Zacharie Turgeon, un jeune réalisateur originaire de Gatineau et qui continue sa carrière dans la Vieille Capitale, a récemment tourné un film d’aventure sur le ski et le surf sur la côte Est des Etats-Unis.

L’aventure

Sa formation universitaire l’a orienté vers la publicité, mais ce domaine ne l’allume pas plus qu’il le faut.

Il y voit quand même une belle occasion de se forger un curriculum vitæ de qualité.

«Je mets quand même en pratique ma formation en publicité dans mes réalisations, explique-t-il. Il y a des concepts immuables que j’applique au quotidien dans mes productions. Par contre, j’aime beaucoup mieux travailler avec des petites équipes de production que sur des gros plateaux. Enfin, pour l’instant, c’est ce que je recherche le plus. On verra ce que l’avenir me réservera.»

Et c’est vers le film d’aventures que le réalisateur est résolument tourné.

«Pour l’instant, c’est là que je veux aller. Avant le confinement, je suis allé dans l’est des États-Unis pour un tournage avec des skieurs et des surfeurs, dit-il. Je vais terminer ce projet bientôt et j’aimerais bien l’inscrire au Festival de Banff.»