Jean-Philippe Wauthier sera à la barre des Gémeaux, seul, dimanche soir.

Wauthier seul sur scène

Les douze premières minutes du gala des prix Gémeaux, qui sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada, dimanche soir, devraient être un court circuit. C’est du moins ce que promet l’animateur Jean-Philippe Wauthier, qui montera seul sur scène, après avoir relevé ce défi au côté d’Éric Salvail lors des deux dernières éditions. Et bien qu’il soit conscient que la mission est de taille, le Saguenéen d’origine n’est pas aussi nerveux qu’on pourrait le penser.

C’est dimanche soir que Jean-Philippe Wauthier prendra la barre de ce 33e gala des Gémeaux, qui récompense les artisans de la télévision. Après des lendemains bien mouvementés pour l’un des animateurs des dernières années, Éric Salvail, le choix de confier l’animation à Jean-Philippe Wauthier, en solo, s’est imposé naturellement.

« C’est certain qu’on a pensé à reformer un duo. Mais ce n’est pas aussi facile qu’on le croit. Éric et moi, on avait une belle complicité et on n’avait pas besoin de travailler bien fort pour avoir une connexion. Retrouver cette complicité qui fonctionne avec quelqu’un d’autre, ce n’était pas facile. Surtout que ce n’était pas si aisé pour quelqu’un de prendre la place d’Éric, avec tout ce qui s’était passé », a affirmé Jean-Philippe Wauthier, lors d’un entretien accordé au Progrès, mercredi.

« Du luxe »
À quelques jours du grand soir, l’animateur n’était toujours pas nerveux. « C’est bizarre, mais non, je ne suis pas encore nerveux. Animer un gala comme celui des Gémeaux, c’est vraiment du luxe, car on se prépare des mois à l’avance. On a commencé à travailler en mars, alors on n’a pas l’impression d’être pressés dans le temps et on peut travailler comme il faut », souligne l’animateur, qui a connu un été fort chargé avec sa préparation pour les Gémeaux, l’animation de l’émission Le beau dimanche et l’entrainement physique, puisque Wauthier courra le marathon de Chicago le 7 octobre.

« Je suis beaucoup plus nerveux pour mon marathon que pour les Gémeaux ! », lance celui qui se préparait à une lecture complète des textes des Gémeaux, mercredi. « Peut-être que la nervosité embarquera le jour du gala, mais pour le moment, ça va bien. Je suis confiant », ajoute-t-il.

Mais animer une soirée devant ses pairs, seul par-dessus le marché, n’est-ce pas un peu kamikaze ? « Bien honnêtement, j’espère que les gens seront plus indulgents que lorsque nous étions deux ! À deux, c’est évident qu’on se partage la pression. Mais j’ai bien l’impression que les gens du milieu seront moins sévères, oui, parce que je suis seul, mais aussi en raison de tout ce qui s’est passé », a ajouté Jean-Philippe Wauthier, faisant ainsi référence au scandale qui a éclaboussé l’ancien animateur Éric Salvail.

À quoi peuvent s’attendre les téléspectateurs, qui prendront place sur leur sofa pour voir à l’oeuvre M. Wauthier, dimanche ? « Je ne pense pas me tromper en disant que les 12 premières minutes seront un court circuit. Je suis entouré d’une excellente équipe, et Serge Denoncour, avec qui je travaille, a voulu créer une proposition qui détonera des autres années », a souligné l’animateur, ne pouvant évidemment pas entrer plus profondément dans les détails.

Outre l’animation des Gémeaux et son inscription au marathon de Chicago, Wauthier se dit bien heureux de sa rentrée. L’émission radiophonique La soirée est (encore) jeune a connu un départ intéressant avec les nouveaux qui se sont greffés à l’équipe. Le départ de Fred Savard n’avait pas plu aux amateurs de l’émission. « Nous avons reçu des commentaires mitigés et c’est ce que nous voulions. La rentrée s’est super bien passée », a indiqué Jean-Philippe Wauthier.