Marie-Lee Guilbert et Philippe Belanger du spectacle Volta

Volta dévoile quelques secrets

Les répétitions s'intensifient à l'approche de la première du spectacle Volta, du Cirque du Soleil, le 3 août. Plus d'une centaine de représentations ont déjà été données à Montréal. Première étape de la tournée nord-américaine, Gatineau accueillera le plus célèbre chapiteau torsadé du Canada jusqu'au 27 août, avant de le laisser repartir sur les routes du pays et des États-Unis pendant au moins trois ans.
Monté à l'angle de la rue Laurier et du pont du Portage, sur le site du promoteur immobilier Zibi, le Cirque du Soleil ne passe pas inaperçu. Trois chapiteaux bordent la rivière des Outaouais : celui de la scène, circulaire, offrant au public une vue à 240 degrés, jouxté de la tente d'accueil et celui, en retrait, dédié aux artistes.
Entre deux séances de réchauffement particulièrement musclées, on y retrouve le directeur artistique Michael Smith, un Anglais de York rompu à l'art de la comédie musicale. Il a rejoint le Cirque du Soleil pour huit productions et dirige désormais la tournée de Volta, après avoir été l'assistant de Bastien Alexandre, l'auteur et metteur en scène du spectacle.
Comme dans chacune des quelque 40 productions passées, le Cirque du Soleil se distingue par un message directeur.
« Volta nous plonge dans la célébration de soi, résume le superviseur des opérations. Waz, le personnage principal, est costumé de plumes bleues, une métaphore de la différence qu'il porte et que nous portons tous en nous. Il a peur de cette singularité et cette peur l'empêche de s'exprimer. Le spectacle explore l'importance de rester fidèle à soi-même pour se réaliser pleinement. Je crois que chacun de nous cache un génie en lui. »
Leurs talents à eux ne sont pas restés inaperçus : les gymnastes et athlètes recrutés parmi les meilleurs dans leurs disciplines passent plusieurs mois au siège du Cirque, à Montréal, en ateliers d'improvisation et de jeu dramatique pour affiner l'interprétation de leurs personnages. Sur place, les costumes sont cousus sur mesure ; chaque artiste possède aussi un moule en 3D de son crâne ce qui facilite la confection des perruques et de leur remplacement rapide, au besoin. 
Parmi les 53 artistes présents sur scènes, 18 nationalités sont représentées. 
« Une grande partie de mon travail consiste à aider les interprètes à trouver l'émotion juste, explique le directeur. Certaines recrues sont plus marquées par des habitudes de jeu que d'autres. On les encourage à briser leurs propres murs. » Mais son rôle de directeur s'apparente aussi à celui d'un jongleur : M. Smith doit composer avec les blessés, les acrobates à remplacer, les numéros à modifier quand ceux-ci ne sont pas doublés.
« Nous avons passé sept mois en création, raconte-t-il. Je connais nos objectifs, ce que l'on veut faire, ce que l'on a déjà fait. Il s'agit désormais de faire évoluer le spectacle en fonction du public et des artistes tout en gardant l'esprit de Volta. »
Un esprit libre, créatif, impétueux et toujours en mouvement, en somme, à l'image des sports d'action qui dominent ce spectacle : vélocross, bungee et autres disciplines à sensations fortes devraient ravir petits et grands. Sans oublier les ados, un public tout désigné pour cette production qui explore la vertigineuse quête de sens et le dépassement de soi.   
POUR Y ALLER :
Quand ? Du 3 au 27 août
Où ? Angle du pont Portage de la rue Laurier
Disciplines à couper le souffle
Les coulisses du Cirque du Soleil à Gatineau
Les sports d'action et l'esprit d'aventure ont inspiré la création du spectacle. 
Outre les disciplines de cirque traditionnelles comme les cerceaux, la corde, ou les numéros de voltige, Volta inclut aussi du vélo trial (discipline dans laquelle le coureur tente d'escalader des obstacles sans poser le pied à terre), de la planche de surf, du vélocross (BMX) sur un roulodrome aménagé sur scène, du break dance et du bungee. 
Les performances acrobatiques sont réparties en 13 tableaux divisés en deux actes. 
Certaines figures en BMX s'intitulent « superman », « flair », « double tailwhip » et « flip whip » pour évoquer des saltos renversés en vélo, des vrilles de 180 degrés et autres acrobaties à découvrir pendant les 2 h 15 de spectacle.
Privilégier le transport en commun
Les soirs de représentation, des policiers seront présents à l'angle des rues Laurier et Laval pour sécuriser le passage des piétons vers le site du cirque et assurer la fluidité de la circulation ainsi que l'accès au stationnement. 
La Ville de Gatineau se réserve le droit de fermer une section de la rue Laurier aux automobiles. Les spectateurs sont invités à utiliser le transport en commun pour se rendre sur le site. 
Pour plus de renseignements : www.gatineau.ca ou 311.