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L’imitateur granbyen profite de l’accalmie ambiante pour concocter son prochain spectacle.
L’imitateur granbyen profite de l’accalmie ambiante pour concocter son prochain spectacle.

Voir le verre à moitié plein

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
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Il y a longtemps qu’on avait pris des nouvelles de Michaël Rancourt. Malgré un important ralentissement de ses activités professionnelles au cours de la dernière année, l’imitateur/chanteur/humoriste préfère voir le verre à moitié plein. Il prépare même un nouveau spectacle.

L’artiste naviguait sur un bateau de croisière dans les eaux du Mexique lorsque la pandémie a mis la planète sens dessus dessous. Ce qui devait être un contrat de travail et de plaisir ne s’est pas tout à fait passé comme prévu. Après avoir accosté le 1er mars 2020, il est revenu chez lui juste avant que le Québec appuie sur pause, le 13 mars.

«Je n’ai pas recommencé à travailler depuis. En 2020, 35 spectacles étaient prévus, dont certains au Casino de Montréal et au Capitole de Québec, mais ils n’ont pas eu lieu. J’ai donné quelques spectacles corporatifs virtuels dans le temps de Noël, certains en direct de la maison. J’ai aussi participé à deux spectacles dans des hôtels Jaro à Québec. Au moins, il y avait du monde!», raconte-t-il.

Nul besoin d’être devin pour comprendre qu’après 33 ans de scène, Michaël Rancourt a dû apprivoiser le silence et l’absence soudaine du public. L’entertainer s’ennuie de son monde.

«J’adore ce que je fais. Je suis encore sur mon X et les gens sont au rendez-vous. Ils sont mon carburant. Je n’ai jamais été une vedette, je fais peu de télé, mais j’ai toujours été là. Je suis un chanceux à travers tout ça», fait remarquer le Granbyen, qui peut compter sur une solide base de fans.

Et parce qu’il produit lui-même ses spectacles, il doit maintenant jongler avec tous les imprévus et les reports de l’an dernier. «Présentement, je replace des shows de 2021 en 2022. C’est fou!»

Heureusement, les choses recommencent à bouger un peu. Les Années Jukebox, de Piaf à Sinatra, qu’il présente depuis au moins trois ans, reprendra vie dans des salles à capacité réduite. Les voix de Charles Aznavour, Elvis Presley, Édith Piaf, James Brown, Pierre Lalonde et autres icônes des années 50 et 60 résonneront à nouveau, portées par son groupe de musiciens.

Pour s'inspirer, l'imitateur s'est acheté un rutilant jukebox.

Tome 2

En raison du franc succès de ce concept, il mijote d’ailleurs un second «tome» dans lequel il pourra imiter d’autres chanteurs de cette époque qui l’allume tant. Les Bobby Darin, Righteous Brothers, Tony Roman, Ricky Nelson, Jacques Brel et compagnie sont sur sa liste de souhaits.

«Je suis un gars nostalgique dans la vie. En ce moment, je suis en pleine sélection de nouvelles chansons que je n’ai pas encore faites. On parle des plus grands classiques de ces chanteurs», laisse entendre l’artiste de 57 ans.

L’étape de la recherche est donc en cours. Il s’est même acheté un rutilant jukebox, qu’il écoute pour trouver l’inspiration. L’écriture des textes de transition humoristiques viendra plus tard. Le titre aussi.

Il doit d’abord honorer ses engagements pour Les années Jukebox, de Piaf à Sinatra, avant de passer au prochain, qu’il croit pouvoir lancer en 2022 ou 2023.

Bref, Michaël Rancourt préfère se projeter dans l’avenir, sans trop s’apitoyer. Son côté optimiste prend naturellement le dessus.

«Je n’ai jamais été insécure dans la vie, mais j’avoue qu’au début de la pandémie, j’ai trouvé ça un peu rock’n’roll de ne pas savoir ce qui s’en venait. Finalement, j’ai réalisé que je pourrais faire un peu moins de spectacles. Je travaillais trop! Mais je ne me verrais pas faire autre chose... C’est un heureux problème.»

Michaël Rancourt sera en spectacle à la Salle Laurent-Paquin d’Acton Vale le 24 avril à 19h. Billets : sallelaurentpaquin.com